17.05.2006
La cigarette : plaisir ou poids social ?
«La cigarette, outil de sociabilisation»
La consommation de tabac chez les étudiants a baissé de 10% en trois ans, selon une enquête 2004 de la mutuelle étudiante LMDE, réalisée à la demande du ministère de la Santé auprès de 5 000 étudiants. Aujourd'hui, plus d'un étudiant sur cinq fume régulièrement en France, une habitude qui touche aussi bien les garçons que les filles.
Contrairement aux idées reçues, l'adolescence n'est pas la seule période à risques. La moitié des étudiants fumeurs déclarent avoir allumé leur première cigarette à leur entrée dans l'enseignement supérieur. Pour Rébecca Shankland, qui intervient dans les facultés pour l'association Alliance contre le tabagisme en Ile-de-France (Actif), le chiffre n'est pas surprenant. «L'université représente une transition difficile dans le parcours scolaire, il faut faire de nouvelles connaissances. La cigarette permet de s'intégrer dans un groupe. C'est un outil de sociabilisation.»
Chez les étudiants, fumer rime souvent avec sortir et décompresser. 83% disent accroître leur consommation lors des soirées festives et 69% en période d'examen. Arnaud, 23 ans, étudiant à l'IEP de Rennes, fumeur depuis huit ans à raison d'un paquet par jour, acquiesce. «En soirée, le geste de la cigarette est automatique. Avec le mélange de l'alcool et l'ambiance, forcément nous fumons plus. En période d'examen, la cigarette permet de relâcher la pression, s'accorder une pause après deux heures de révision.» A l'inverse, en période de vacances, les étudiants déclarent fumer moins. Katia, étudiante en sociologie à l'université de Nanterre, confirme : «En été, je fume moins à cause de la chaleur. De plus, avec les grasses matinées et les activités sportives, la consommation se réduit forcément.»
16:50 Publié dans Tout sur la santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé



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