19/05/2006
Lait de vache : prudence et méfiance
Depuis de nombreuses années des médecins et chercheurs à travers le monde se sont intéressés au lait de vache afin d'en évaluer la nocivité pour l'être humain : en effet, le lait de vache apparaît physiologiquement inadapté à notre espèce humaine , intervenant dans la formation d' états inflammatoires multiples, des plus courants (type ORL, gastrique...) jusqu'aux plus graves (maladies auto-immunes, cancers, diabète...)
Pourquoi se méfier des produits laitiers ?
Nos habitudes alimentaires concernant le lait ne sont pas nées du bon sens mais des pressions grandissantes de la filière du lait, de l'industrie agro-alimentaire, relayées dans les cabinets médicaux et les écoles par la publicité. On constate depuis une cinquantaine d'années une expansion colossale de la consommation de produits laitiers. Ainsi enfants, adolescents, femmes actives et seniors ne peuvent échapper à la crainte de manquer de calcium ! Se préoccuper du calcium est justifié car bien sûr il est nécessaire à la croissance de l'enfant, au maintien de notre capital osseux... mais le calcium contenu dans le lait est -il véritablement assimilable par notre organisme ?
Tous les animaux produisent du lait pour nourrir leurs petits puis intervient une phase dite de "sevrage". L'être humain fait de même - les mamans secrétant un lait maternel biologiquement adapté au nourrisson. Les informations génétiques contenues dans le lait maternel sont spécifiques au bébé; elles correspondent à son hérédité, son sexe, sa physiologie; elles lui apportent tous les éléments nécessaires à sa croissance, agissent comme régulateur hormonal, stimulent son immunité, etc... Le lait de vache contient lui des hormones de croissance cellulaires spécifique à son espèce : le petit veau dépassera les 500 kg à un an . Le petit humain a pour objectif de peser environ 10 kg au même âge ! Ces informations perturbent donc les fonctions hormonales du bébé, contrôlées par son hypophyse. Le lait de vache est de plus pauvre en lactose - un sucre naturel du lait nécessaire au bébé ( 7% dans le lait maternel soit 50 % de plus que dans le lait de vache)
L'estomac du petit veau diffère de celui du bébé : l'un secrète de la caillète , l'autre de la présure (réinine) pour dégrader et coaguler leurs laits respectifs. L'être humain arrivé à l'âge adulte a perdu la quasi totalité des lactases, enzymes nécessaires à la digestion du lait. Cette enzyme est présente chez les bébés qui tètent leur mère. Puis la concentration de lactase dans l'intestin diminue progressivement avec l'âge - une évolution physiologique naturelle, un déclin génétiquement programmé de l'activité de lactase... La nature parle d'elle-même pourtant l'être humain ne respecte pas le sevrage, continuant à se nourrir de produits laitiers appartenant à une autre espèce tout au long de sa vie. Par cette pratique alimentaire, il ajoute du sens : le lait devient symbole de pureté, lien entre la mère et son enfant - symbole d'un attachement qui perdure au delà de l'enfance...
En continuant à consommer des produits laitiers , l'individu adulte ne digèrera pas cet aliment et pourra produire une quantité excessive d'acide lactique, conduisant à l'intoxication, entraînant la prolifération de cellules tumorales... Le lait de vache a par ailleurs une teneur élevée en acides gras saturés (ou trans) qui le rendent particulièrement indigeste (ils ont pour cette raison été retirés des laits maternisés). Sans parler des nombreux produits chimiques qui lui sont ajoutés et des oestrogènes qui passent dans le lait puisqu'on oblige les vaches à demeurer dans un état d'hyperoestrogénie permanente afin de produire du lait en continu... Les produits laitiers ne sont donc pas sans danger !
Et le calcium ?
Pour les mêmes raisons génétiques, les protéines du lait de vache sont adaptées aux besoins du veau. Elles ont pour fonction de transmettre l'information nécessaire à l'élaboration de l'osséine, c'est à dire la capacité des os à retenir les minéraux. Elles sont inadaptées à notre espèce, c'est pourquoi notre organisme ne pourra tirer profit de cette source de calcium aussi grande soit-elle. Le bébé nourri au lait de vache ne pourra fabriquer correctement son osséine... et ne pourra donc se minéraliser correctement . En grandissant, il aura tendance à éliminer de façon excessive, par manque d'osséine, les sels minéraux contenus dans le sang, et les déposera dans les tissus, devenant ainsi sujet aux calculs, kystes et autres indurations... Le lait de vache tant prisé pour sa richesse en calcium et minéraux se révèle en fait décalcifiant et déminéralisant ! Ainsi, on peut constater qu'au Japon par exemple, la population souffre moins d'ostéoporose et de fractures du fémur que dans nos pays grands consommateurs de laitages.
Dans leur ouvrage "l'alimentation et la troisième médecine", le Professeur Henri Joyeux - cancérologue, et Jean Seignalet - maître de conférence à la faculté de Montpellier, incriminent les protéines du lait de vache. Ils ne conseillent pas non plus les laits de chèvres et brebis, indiquant que nos enzymes sont tout aussi incapables de les métaboliser correctement. Le Docteur Seignalet a démontré qu'il obtenait des rémissions totales par la suppression des produits laitiers dans de nombreuses pathologies auto-immunes (scléroses en plaques, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, lupus, maladie de Basedow...) mais aussi des affections plus courantes (bronchites chroniques, asthme, allergies telles que le rhume des foins, l'oedème de Quincke...). Les naturopathes connaissent les méfaits des laitages et conseillent depuis longtemps de s'en abstenir afin de venir à bout d'un certain nombre de pathologies - notamment toutes les affections en -ites que connaissent si souvent les enfants... De plus en plus de voix s'élèvent aujourd'hui parmi les médecins, les scientifiques pour mettre en garde les consommateurs...
N.B : Le lait fonctionne suivant le principe de l'information et non en fonction de la quantité absorbée (quelques gouttes suffisent pour instaurer un déséquilibre). Beaucoup d'aliments tout prêts contiennent des protéines de lait. Les pâtisseries, viennoiseries industrielles etc... contiennent du lactose et curieusement certaines margarines "végétales" sous forme de lactosérum en poudre... N'oublions pas de lire les étiquettes . Il est à noter que la majeure partie des produits bio sur le marché sont exempts de protéines de lait, oeufs et aliments raffinés.
Les ouvrages de référence à lire pour comprendre et choisir librement :
* Le lait, une sacrée vacherie ! , Dr Nicolas Le Berre/Ed.Equlibres d'Aujourd'hui
* Lait de vache, blancheur trompeuse , Anne Laroche-Walter (préface du Dr Jean Seignalet)/ Ed.Jouvence
* Le lait qui menace les femmes , Dr Raphaël Nogier
Pour apprendre à se passer du lait...
* Soyons moins lait ! , Dr Nicolas Le Berre, Hervé Queinnec
* "Laitages végétaux - Recettes gourmandes et légères ", par Natacha Duhaut et Béatrice Thibault, Anagramme Editions
Visitez le blog du livre : (http://laitagesvegetaux.blogspirit.com)
* Sans lait et sans oeufs , Valérie cupillard
Source
Pour ma part, cela fait plusieurs mois que j'ai remplacé le lait de vache par du lait de soja, et je ne m'en porte pas plus mal ! Sincèrement, ce n'est pas compliqué de s'en passer, mais là où ça pose plus de problèmes, c'est pour les fromages ! Difficile de les remplacer, surtout que dans mon biocoop, il n'y a pas d'équivalent végétal... alors pour les raclettes, c'est la cata ! Mais bon, ce n'est pas tous les jours alors ce n'est pas si embêtant
Depuis que je ne bois plus que du lait de soja, j'ai remarqué que quand je mange des plats avec du lait de vache (chez les autres, aux restaurants) j'ai plus de mal à digérer qu'avant ! Mais je ne m'en porte pas plus mal, je suis sûre que le lait n'est pas du tout fait pour les Hommes comme ça
13:00 Publié dans Tout sur les aliments | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
J'ai toujours adoré le lait qui est toujours bien passé.
Par contre, je ne digère absoulment pas le soja.
Même l'odeur d'un aliment au soja qui cuit me retourne l'estomac...
Mon médecin est perplexe !
Écrit par : jac | 18/12/2010
Je ne raffole pas du soja mais j'utilise du lait d'avoine, très bon, ou du lait d'amande dans les recettes sucrées, c'est excellent !
Je revis depuis que je ne consomme plus de lait de vache, quelques yaourts de brebis occasionnellement, pas de chèvre je ne digère pas, quelques fromages de brebis aussi, roquefort, ossau iraty (pas de glucide = pas de lactose).
Plus de grosses fatigues, plus de crises d'arthrose, bonne digestion et perte de 15kg excédentaires !
Écrit par : Catherine | 31/01/2011
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