19.07.2007
Les Européens consomment de plus en plus d'électricité
Malgré les efforts en matière d'efficacité énergétique pour contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone, la croissance économique de l'Union Européenne s'accompagne d'une hausse de la consommation énergétique, notamment électrique.
Selon un rapport* du Centre commun de recherche (CCR), le service scientifique interne de la Commission européenne, la consommation totale d'électricité augmente dans l'UE. Et ce dans tous les secteurs : résidentiel, services et industrie !
La consommation d'énergie électrique dans le secteur tertiaire (services) a augmenté de 15,8 %, tandis que la consommation industrielle s'est accrue de 9,5 %. Enfin, la consommation d'électricité dans le secteur résidentiel de l'UE-25 a progressé à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %), neutralisant par là même les progrès accomplis d'une manière générale entre 1999 et 2004.
Selon le rapport, cette demande croissante d'électricité de la part des ménages s'explique par une multiplicité de facteurs différents parmi lesquels l'usage généralisé d'appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur et l'ordinateur personnel, de même que l'essor de l'électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, comme les décodeurs, les lecteurs de DVD, les équipements à haut débit et les téléphones sans fil. D'autres facteurs sont dus à l'augmentation du nombre d'appareils détenus en double ou en triple exemplaire dans les ménages, essentiellement les téléviseurs et les réfrigérateurs/congélateurs, ainsi que l'augmentation générale du nombre de maisons unifamiliales et de la taille des logements. La généralisation du mode de veille dans l'électronique domestique est aussi en cause même si de nouvelles technologies permettent désormais aux fabricants de produire des équipements à très faible consommation de veille.
C'est dans le domaine le plus touché par l'augmentation de la consommation que les solutions semblent les plus faciles à mettre en œuvre, note le rapport qui précise également que de légères modifications dans nos habitudes d'utilisation des appareils domestiques peuvent donner lieu à d'importantes économies d'énergie.
Par exemple, lorsque de nouveaux appareils sont installés dans un ménage,les anciens sont simplement déplacés à un autre endroit de la maison, et non remplacés, ce qui contribue à accroître la consommation d'électricité , précise le rapport du CCR.
Un autre domaine est montré du doigt : les ampoules à incandescence qui entraîne le gaspillage effarant de 95 % de l'électricité consommée pour produire de la lumière visible. Le rapport du CCR constate que ce secteur est porteur d'économies potentielles, d'autant plus que de nouvelles technologies à très haut rendement, comme les lampes fluorescentes compactes (LFC) et les diodes électroluminescentes (DEL) blanches, mises au point récemment, pénètrent le marché.
Le rapport du CCR qui fournit des conseils pour réduire la consommation d'électricité, comme l'installation de chauffe-eau fonctionnant à l'énergie solaire, mentionne également que la consommation moyenne par ménage dans l'UE-25 était de 4.098 kWh en 2004. Ce chiffre pourrait être réduit de 800 kWh par foyer et par an, soit quelque 20 % de la consommation d'électricité de chaque ménage, en encourageant activement le remplacement des appareils et équipements existants et l'abandon total des ampoules à incandescence, indique le rapport.
Cette tendance d'accroissement généralisé de la demande électrique s'inscrit à l'opposé des mesures adoptées par l'UE, sous la forme d'exigences d'étiquetage, de normes de rendement minimum, d'accords volontaires, de mesures d'incitation et d'obligations en matière d'économies d'énergie, afin de réduire la consommation d'énergie et les émissions de CO2 qui en résultent. Rappelons en effet que dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l'Union européenne a adopté en avril 2006 une directive relative à l'efficacité énergétique dans les utilisations finales et aux services énergétiques. Cette directive a pour objet de rendre l'utilisation finale de l'énergie plus économique et plus efficace en établissant les objectifs indicatifs, les mesures d'encouragement et les cadres institutionnels, financiers et juridiques nécessaires pour éliminer les obstacles et les imperfections du marché qui empêchent une utilisation finale efficace de l'énergie. La directive concerne plus précisément la vente au détail, la fourniture et la distribution des grands vecteurs énergétiques dépendant d'un réseau comme l'électricité et le gaz naturel, ainsi que d'autres types d'énergie comme le chauffage urbain, le fuel de chauffage, le charbon et le lignite, les produits énergétiques de la sylviculture et de l'agriculture et les carburants. Selon cette réglementation, les États membres doivent adopter et atteindre un objectif indicatif en matière d'économies d'énergie de 9% d'ici 2016 et se fixer un objectif indicatif national intermédiaire à atteindre en 2009. Afin de présenter comment ils comptaient atteindre ces objectifs, les 27 Etats membres de l'UE étaient tenus de présenter des plans d'action nationaux sur l'efficacité énergétique pour le 30 juin 2007 au plus tard. Or à ce jour, seul sept d'entre eux à savoir le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, Chypre, la Hongrie, les Pays Bas et la Roumanie ont présenté leur plan d'action.
En outre, en novembre 2006, la Commission a présenté un plan d'action pour l'efficacité énergétique visant une réduction de 20 % la consommation d'électricité en 2020 par rapport à aujourd'hui. Les 60 mesures prévues par ce plan d'action concernent en grande partie des problèmes relevés dans le rapport d'aujourd'hui, précise la commission.
Le Parlement européen a également adopté le 12 juillet dernier une nouvelle version du règlement sur le programme «Energy Star», programme de la Communauté européenne relatif à l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la directive 2005/32/EC dite «Ecodesign», adoptée en juillet 2005. Les États membres devront appliquer des critères plus stricts en matière d'efficacité énergétique dans les marchés publics pour les équipements de bureau.
C.SEGHIER
* Pour consulter le rapport complet
08:14 Publié dans Tout sur les aliments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
16.07.2007
Mousse de fruit
Lorsque les températures sont chaudes, le besoin de fraîcheur se fait sentir !
Et rien de plus simple, rapide, et bon que cette recette échangeable à souhait. Car vous pouvez utiliser n'importe quel fruit en boite !
Mousse de fruit
- 1 petite boite de fruit au sirop (pêche, abricot, litchi, ananas, ...)
- 1 petite cuillère d’agar-agar
Dans une casserole, mettre le jus des fruits, l’agar-agar et porter à ébullition. Arrêter après quelques bouillons. Laisser refroidir un peu.
Déposer les fruits dans un blender et réduire en purée. Ajouter le jus de fruits et actionner le blender pour obtenir un effet mousseux.
Verser dans les ramequins et mettre au frais pendant 2 heures.
09:35 Publié dans [Petit coin cuisine] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine
05.07.2007
Le tigre
Fiche descriptive sur le tigre (panthera tigris)- Taille/poids : le plus grand est le tigre de Sibérie, 3 m de long pour 300 kg environ, le plus petit est le tigre de Sumatra dont le poids maximum atteint 210 kg et don la longueur varie entre 1,40 et 2,50 m
- Reproduction : la tigresse met bas (3 à 4 petits mais il est rare que toute la portée survive) après une gestation variant de 93 à 111 jours. Les petits sont sevrés à l’âge de 6 mois et demeurent avec leur mère jusqu’à l’âge de 2 ans.
- Maturité sexuelle : entre 3 et 4 ans selon les sous-espèces
- Habitat : principalement la forêt tropicale (forêt de conifères pour le tigre de Sibérie), les mangroves.
- Aire de répartition : Le tigre du Bengale vit en Inde, au Bangladesh et au Népal. Le tigre d’Indochine est répandu en Malaisie, en Thaïlande, au Laos, au Viêt-nam et au Cambodge. Le tigre de Sibérie vit en Russie, en Chine et en Corée du Nord. Le tigre de Sumatra vit sur l’île du même nom, et le tigre de Mandchourie (ou tigre de Chine) vit dans les forêts des montagnes du sud de la Chine.
- Espérance de vie : 15 ans en moyenne mais ils atteignent rarement cet âge...
- Estimation du nombre d’individus : moins de 6000. Le plus menacé est le tigre de Chine (moins de 50 individus !) suivi par le tigre de Sibérie (moins de 400 animaux à l’état sauvage).
Le tigre compte 8 sous-espèces : le Tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica), le Tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), le Tigre de Chine méridionale (Panthera tigris amoyensis), le Tigre de Sumatra (Panthera tigris sumatrae), le Tigre d’Indochine (Panthera tigris corbetti)
Les 3 dernières se sont éteintes à cause de l’homme : le Tigre de Caspienne (Panthera tigris virgata) dans les années 60, le Tigre de Java (Panthera tigris sondaicae) dans les années 70 et le Tigre de Bali (Panthera tigris balica) dans les années 40.
Reconnaissable à sa grande taille, et à sa robe orange aux rayures noires, le tigre est le plus grand et certainement le plus beau des félins, c’est également l’un des plus menacés.
Les pattes sont munies de griffes rétractiles de 7 à 8 cm en moyenne, et les rayures de chaque animal sont uniques, de sorte que l’on peut identifier chaque individu par son pelage. La couleur de son pelage se confond avec son environnement, servant ainsi d’excellent camouflage. Le tigre blanc n’est pas une sous-espèce distincte mais une variation du Tigre de Sibérie, lequel peut supporter des températures atteignant - 40°.
Le territoire d’un tigre couvre plusieurs dizaines de km2, le territoire d’un mâle pouvant chevaucher celui de plusieurs femelles.
Ce solitaire, qui est néanmoins plus sociable qu’on ne le pense, passe de longues heures à l’affût dans l’attente d’une proie, et préfère chasser à la tombée de la nuit car il possède une excellente vision nocturne. Son régime alimentaire est très varié, avec une préférence pour les proies de grande taille (cerfs, buffles, cochons sauvages...).
C’est également un excellent nageur.
Les vocalisations du tigre sont très variées et peuvent s’entendre à trois kilomètres de distance.
A la saison des amours, le mâle et la femelle passe des heures à jouer ensemble et à se séduire. La tigresse s’occupe seule de sa progéniture durant les premiers mois, le mâle n’est autorisé à les rejoindre que plus tard.
Une légende tenace veut que le tigre soit un redoutable mangeur d’hommes. Si le tigre s’en prend parfois à l’homme, le nombre de ces attaques reste néanmoins très faible, et il est plus dangereux pour un Indien par exemple de rencontrer un serpent venimeux qu’un tigre !
Principales menaces :
La déforestation conduit à la réduction de son habitat, et le braconnage demeure très préoccupant. Les 3 sous-espèces disparues ont été victimes d’une chasse abusive et de la déforestation.
Bien que ce fauve soit protégé dans tous les pays où il vit, les hommes continuent à le pourchasser pour sa fourrure ou certaines parties de son corps utilisées en médecine chinoise (bien que ces produits à base de tigre soient totalement inefficaces).
La seule chance du tigre réside dans la création de parcs nationaux et réserves où l’homme n’empiètera pas sur son territoire.
Ces réserves sont l’unique chance de salut pour le tigre de Chine notamment car l’animal est en concurrence directe avec l’homme pour son habitat. (Lire « des tigres et des hommes » de Richard Ives)
Américains et Russes ont mis en place un programme de conservation pour le tigre de Sibérie (voir l’excellent ouvrage de Peter Matthiessen « tigres dans la neige ») mais sa survie est précaire, le braconnage étant difficilement contrôlé.
Les autres sous-espèces sont essentiellement menacées par la disparition progressive de leur habitat.
Protection :
Classé en Annexe I de la CITES
Liste rouge des espèces menacées : En Danger critique d’extinction
12:55 Publié dans Tout pour nos amis les animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux
04.07.2007
L'élevage industriel des porcs
Les crises de la viande de porc dissimulent souvent les nuisances environnementales et le sort des cochons : ce n'est pas «vendeur» ! One Voice se doit donc de rétablir un équilibre de communication au sujet de cette production industrielle à 95%.
Une exploitation à taille inhumaine
Dans l'hexagone, environ 15 000, exploitations produisent en moyenne 2600 porcs charcutiers par an, avec un nombre moyen de 144 truies. L'Union européenne a produit un peu plus de 210 millions de porcs en 1999 (28 millions en France), 'mais surtout avec des petites unités… ; faisant du « hors-sol» quand même ! Le caractère intensif d'une exploitation n'est pas forcément lié à sa taille.
Une vie de cochon
Le porc est le type même de l'animal souffrant énormément du « modernisme ».
La truie
Après l'insémination, la truie attend environ trois mois et demi enfermée ou sanglée dans une stalle individuelle en pleine obscurité. Elle ne peut que se lever ou se coucher, ce qui permet des économies de nourriture.
Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est bloquée dans une cage de mise bas, l'empêchant tout autant de bouger. Ses petits peuvent téter « sans qu'elle les écrase en se couchant » (ce qui n'arrive jamais dans la nature). Ses instincts maternels sont totalement niés : elle ne peut pas faire un « nid » pour la mise bas, ni approcher ses petits. Quand elle se débat, elle se blesse. Mordre les barreaux est sa seule occupation possible. Les anxiolytiques et les antibiotiques aident à survivre à ce stress intense.
Malgré la surproduction et les problèmes de pollution, les élevages intensifs de porcs continuent de se multiplier.Les porcelets
Ils reçoivent une injection d'antibiotiques et ont la queue et les dents coupées avec des pinces, sans anesthésie. Il s'agit de minimiser les bagarres dues aux conditions de la captivité. De plus, les mâles sont castrés à vif.
Les jeunes sont sevrés précocement afin que la truie recommence un nouveau cycle au plus vite. Puis ils sont placés dans l'obscurité sur un sol en claire-voie qui blesse leurs pattes (boiteries, déformations, nécroses... ).Engraisser
Les porcs sont nourris d'aliments composés de céréales, de farines animales et d'accélérateurs de croissance (les fameux antibiotiques !). Les femelles sont traitées aux hormones et stéroïdes pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité. Tous doivent vivre malgré l'ennui, l'immobilisation forcée, l'entassement, l'obscurité et l'air irrespirable qui provoquent des maladies graves…
Enfin, le transport vers l'abattoir a lieu généralement de nuit, les porcs ne verront jamais la lumière du jour. Certaines truies, incapables de marcher, seront treuillées dans le camion. Leur chair meurtrie finira en rillettes ou en saucisson.Des textes insuffisants
Pour ne pas déplaire aux éleveurs, le ministère de l'Agriculture adopte les normes de protection animale les moins contraignantes. Quant aux normes environnementales, il les applique avec un grand laxisme - et seulement quand l'Europe l'y pousse.
Un autre choix
Il existe pourtant des porcs (5% environ, bio ou non) qui vivent dans des conditions de semi-liberté (ce qui ne change rien à la mort en abattoir). Cette forme d'élevage est plus respectueuse de la nature, plus saine et plus rentable avec moins d'investissements lourds en matière de bâtiments. Mais les éleveurs prisonniers du système intensif doivent rembourser leurs prêts sur de longues années, sans pouvoir facilement changer leurs méthodes de production. Une fois construit, un élevage industriel est difficile à faire fermer.
Porcs génétiquement modifiés
En dépit de la surproduction, certains envisagent l'hyperproductivisme avec le porc transgénique. Des projets existent : porcs encore plus gros, mais à la viande plus maigre, « naturellement » sans yeux (donc grossissant plus vite du fait de leur immobilité) ou à quatre jambons - sur le modèle du poulet à quatre cuisses récemment « fabriqué » aux États-Unis…
Nuisances environnementales, le contre-exemple breton
Avec plus de 15 millions de porcs, la Bretagne concentre 57% de la production française. La pollution des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates issus du lisier empoisonne toute la péninsule, à tel point que les agriculteurs parlent de pollution irrémédiable de 60% des sources d'eau d'ici 2005, et de sols où les légumes seront impropres à la consommation. Les déjections, porcines représentent 33 millions de litres de lisier déversés en Bretagne et 57,5 millions en France - chaque jour !
La France entière est touchée
Le « modèle breton » a vécu et s'exporte ailleurs en France malgré l'opposition des riverains et des populations locales. Outre la dégradation de la qualité de vie, les nuisances et problèmes divers (odeurs, camions de transport et d'épandage,...) feront, à terme, chuter le prix des terrains et propriétés environnantes.
« Le lobby porcin, c'est comme le lobby corse : il ne tient que par la faiblesse de l'État» déclarait en 1999 André Chandernagor, ancien ministre et responsable du Collectif contre les porcheries industrielles, dont One Voice est membre.
Les cruelles conditions d'élevage - notamment sur caillebotis, truies sanglées ou bloquées, etc. - ne doivent plus être tolérées. Pour l'environnement et notre santé, les agrandissements et créations d'élevages industriels ne doivent plus être autorisés.Ce que vous pouvez faire
Réduisez ou supprimez vos achats de chair de cochon et refusez celle de porcs élevés en batterie. Agissez contre tout projet, qui viendrait dénaturer votre région - n'hésitez pas à contacter One Voice, qui vous conseillera. En tant que consommateurs et citoyens, vous pouvez faire évoluer les choses. La mobilisation a empêché bien des élevages de voir le jour.
Vous avez toujours envie de manger du jambon ? Je n'ai mis aucune image pour ne pas choquer certains lecteurs, mais vous pourrez en trouver facilementsur le net.
10:51 Publié dans Tout pour nos amis les animaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : animaux
03.07.2007
Guépards : la course à la survie
On parle trop peu hélas de ce superbe félin, menacé d’extinction, et dont la population actuelle (moins de 13 000 individus) se répartit sur 25 pays - dont la plus grosse population en Namibie est de 2 500 félins, et la plus petite comprend une centaine de bêtes en Iran. Par ailleurs, on estime à 1 000 environ le nombre d’individus détenus en captivité, dont 300 en Amérique du Nord.
Voici les 5 sous-espèces :
Acinonyx jubatus jubatus : Afrique du Sud, Namibie, Bostwana, Zimbabwe, Malawi
Acinonyx jubatus raineyi : Kenya, Ouganda, Somalie
Acinonyx jubatus soemmeringii : Ethiopie, Tchad, Soudan, Cameroun, sud Niger
Acinonyx jubatus hecki : Sénégal, Ghana, Burkina-Faso, Mali du sud, nord Bénin
Acinonyx jubatus venaticus : Afrique du nord (Maroc, Egypte, Algérie, nord Niger, nord Mali, nord Mauritanie), Asie et Inde.
Le guépard est classé en annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction), qui interdit totalement son commerce et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.
Le guépard Indien a disparu en 1948, décimé principalement à cause de la chasse. A ce propos, des scientifiques indiens ont le projet de cloner l’animal afin de lui redonner sa place sur le continent, et les fonds ont déjà été alloués. Cependant, le guépard le plus génétiquement proche est celui d’Iran dont il ne reste plus qu’une centaine d’individus à l’état sauvage. Il est donc hors de question de capturer un sujet iranien. De plus, ce mécanisme de reproduction, encore mal maîtrisé, reste très aléatoire. Enfin, le plus grand obstacle réside certainement dans le fait que le guépard indien risque fort de ne pas retrouver son habitat originel, ni les proies qui constituent son régime alimentaire, compromettant ainsi ses chances de survie. Il est donc fort probable que ce projet ne voie jamais le jour. Du reste, il est navrant de constater que ce type de projet peut être financé, alors que les organismes oeuvrant à la protection et à la conservation des populations existantes ont des difficultés à rassembler des fonds.
Le guépard du Sahara, quant à lui, est la sous-espèce la plus menacée et fait actuellement l’objet d’un programme d’étude. Il était temps car cette sous-espèce n’a jamais vraiment intéressé les scientifiques de sorte que l’on ne dispose d’aucune donnée récente sur l’animal. La disparition de son biotope, la réduction de ses territoires de chasse et la pratique incontrôlée de la chasse au guépard sont en revanche des causes bien identifiées de sa raréfaction.
Quelles sont les menaces qui pèsent actuellement sur le guépard ?
En Afrique, le guépard se heurte à la diminution de son habitat, provoquée par l’augmentation de la population humaine et l’extension des cultures. Or ce félin a besoin d’immenses territoires. De plus, il est victime d’un appauvrissement génétique qui le rend fragile et plus sensible aux maladies, ce qui entraîne une diminution des naissances.
Il subit également une forte concurrence de la part des lions et des hyènes, surtout dans les parcs africains où ces deux dernières espèces sont en surnombre. Le guépard n’est pas un félin particulièrement féroce. Il compense son manque de force par sa rapidité et ne peut donc pas disputer ses proies à un lion ou une hyène qui s’en prennent également à sa progéniture. Comme pour n’importe quel autre félin, le braconnage constitue un problème sérieux qui n’est pas à négliger. Le guépard est aussi victime des ranchers africains, des blancs pour la plupart, propriétaires d’immenses domaines où ils élèvent du bétail. Des clôtures et des barbelés sont installés, empêchant la migration des herbivores, principales proies du guépard. Celui-ci est en outre considéré comme un concurrent par les ranchers, qui lui imputent, à tort, les attaques sur le bétail. Il est donc tiré, empoisonné, trappé.
Peu à peu les mentalités évoluent. Des organismes de protection de la faune sauvage tentent de sensibiliser les populations africaines et surtout, essaient de persuader les ranchers qu’un guépard vivant peut rapporter plus qu’un guépard mort. Cependant, ces ONG n’excluent pas des tirs sélectifs, très réglementés et donc soumis à autorisation, et dont le coût (l’idée est de faire payer assez cher ce permis de chasse temporaire) permettrait de financer un programme de conservation. Donner une valeur commerciale à une espèce animale est une idée dangereuse et néfaste mais il semble malheureusement que de nombreuses ONG se résignent à adopter de plus en plus fréquemment cette solution à défaut de trouver d’autres idées, ou de miser sur le tourisme vert.
Quoi qu’il en soit, les jours du guépard sont comptés. Les gouvernements africains et les instances mondiales de protection de la faune sauvage auront-ils suffisamment de volonté pour se donner les moyens de préserver le félin le plus rapide de la création ?
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02.07.2007
Cake basique
Voici une recette de cake végétalien que j'affectionne tout particulièrement car, comparé à beaucoup, elle est sans banane !
Elle permet donc d'y ajouter ce que l'on souhaite, contrairement aux autres.
Pour ma part, j'y ajoute une ou deux pommes coupées en dés, délicieusement fondant !
Mais je compte bien tester les pépites de chocolat, de la purée d'amande, de noisettes, ... Bref, ce qui court dans mes placards.
A vous de jouer maintenant !
Cake
- 150g de farine
- 50g de sucre brun
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 de sachet de levure chimique
- 50g d’huile
- eau ou lait
Préchauffer le four à 180 ° (th 6)
Mélanger le sec : farine, sucre, levure et ajouter l'huile et un peu de liquide jusqu'à consistance d'une pâte à gâteau classique.
Mettre dans un moule en silicone / graissé / fariné / avec du papier sulfurisé (au choix suivant votre moule et préférence).
Au four pour 1/2 heure ! Attention à surveiller la cuisson pour ne pas que le dessus brûle.
Bien attendre que tout soit froid avant de démouler.
13:50 Publié dans [Petit coin cuisine] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine
Disparition des poissons en un demi-siècle
La première étude sur la biodiversité marine montre que la surpêche pourrait aussi détruire l'équilibre biologique du milieu marin.
LES INQUIÉTUDES suscitées par l'effondrement de la biodiversité sont le plus souvent circonscrites au milieu terrestre. Il est rarement question de ce qui se passe dans les océans, tout simplement parce que l'homme ne voit pas ce qui s'y passe. Les océans et les mers couvrent pourtant presque les trois quarts de notre planète. Pour la première fois, une étude publiée dans la revue Science s'efforce de dresser un bilan global de l'évolution à venir de la faune et de la flore du milieu marin. Il est catastrophique.
Une équipe d'océanographes et d'économistes - nord-américains pour la plupart - annonce que si la pression humain (surpêche, pollutions et destruction des milieux) continue au rythme actuel, les espèces les plus couramment pêchées aujourd'hui auront entièrement disparu en 2048. Un constat tempéré toutefois par le fait que dans des zones biologiquement riches où des mesures de conservation et d'interdiction de pêche ont été mises en place la biodiversité a pu se réinstaller.
« Les gros mangent les petits »
La démarche de Boris Worm, de l'université Dalhousie à Halifax (Canada), et de son équipe est rigoureuse. Elle consiste à coupler les données de la pêche mondiale de la FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et de l'université de Colombie-Britannique (Canada) aux résultats d'expériences menées au cours de ces dernières années sur l'impact de l'effondrement de certaines espèces sur le milieu marin. Ces manipulations de laboratoire marin grandeur nature consistaient à éliminer volontairement une espèce de poisson précise d'un écosystème marin réduit et à mesurer ensuite les conséquences de cette éradication sur l'ensemble du milieu.
Toutes ces expériences ont montré que l'ensemble de la chaîne trophique (la chaîne alimentaire) se trouve perturbé par l'élimination de l'espèce en question. Mais elles ont montré aussi que les milieux dotés d'une grande biodiversité (nombre d'espèces) faisaient preuve d'une plus grande stabilité et d'une plus grande productivité. Il ne restait plus ensuite aux chercheurs qu'à rapporter ces données aux courbes des captures de pêches réalisées chaque année dans tous les océans du monde. Des courbes qui descendent inexorablement depuis plusieurs dizaines d'années en raison de la surpêche. En effet, les scientifiques estiment que 29 % des espèces marines sont d'ores et déjà en train de s'effondrer. On parle d'effondrement quand les pêcheurs ne ramènent plus dans leurs filets que 10 % de ce qu'attrapaient les générations précédentes.
Les modèles mathématiques des chercheurs révèlent que, si aucune mesure de restrictions de pêche et de conservation n'est prise, les pêcheurs auront vidé en 2048 les océans de toutes les espèces que nous consommons aujourd'hui. Et le rythme de disparition devrait s'accélérer avec la diminution progressive des espèces pêchées. En effet, en éliminant les poissons carnivores - les plus recherchés par l'homme - situés en haut de la chaîne trophique (chaîne alimentaire), la surpêche perturbe tout le système biologique et diminue sa productivité.
Le monde vivant n'est pas structuré de la même façon en mer que dans le milieu terrestre. « Dans le milieu marin, ce sont les gros qui mangent les petits. Mais si on élimine les gros, cela revient à éliminer aussi les petits », résume schématiquement Philippe Cury, directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale basé à Sète (Hérault). C'est d'ailleurs l'une des leçons de cette étude. La disparition des poissons devrait modifier le système océanique dans son ensemble. Invasion d'algues vertes comme en Bretagne, eutrophisation, sédimentation des déchets organiques devraient se multiplier, allant de pair avec une diminution de la productivité. Des phénomènes encore accentués par le réchauffement et la pollution des estuaires et des côtes où se reproduisent nombre d'espèces et où grandissent les juvéniles.
Les chercheurs ont beau annoncer que les réserves et les interdictions de pêche décidées ici ou là dans le monde ont réussi à restaurer la biodiversité, leur diagnostic fait froid dans le dos
Source
Je sais que l'article date un peu mais malheureusement, il restera encore d'actualité pour un moment.
10:42 Publié dans Tout pour nos amis les animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux
01.07.2007
La journée mondiale des océans
Le 8 juin 2007 se tiendra la journée mondiale des océans. Cette manifestation a vu le jour à l’occasion du sommet de la Terre et des Nations Unies de Rio en 1992.
Au cours de cette journée, des animations et manifestations auront lieu sur les 5 continents, pour permettre une sensibilisation sur la santé des océans ainsi que sur une meilleure gestion de leurs ressources.
L’océan mondial : un état alarmant
Couvrant près des deux tiers de la planète, l’océan joue un rôle essentiel dans la régulation des climats, la qualité de l’eau et de l’air et le maintien de la biodiversité. Et pourtant sa dégradation ne cesse de s’amplifier depuis une dizaine d’années.
Les principales causes de ce triste constat sont principalement dues aux pollutions en tout genre et à la surexploitation des ressources halieutiques.
La surpêche, toujours et encore
L’augmentation constante du volume de poissons pêchés à des conséquences directes sur la diminution de la biodiversité en milieu marin : plus de 90% des espèces de poissons pêchés sont en voie de disparition et près de 50% des autres espèces commerciales sont menacées par l’industrie de la pêche. Dans les années 1970, la proportion des espèces en danger était d’environ 10% pour atteindre aujourd’hui plus de 30%.
Parmi ces espèces, demeurent toujours les baleines qui, malgré le moratoire de 1986 de la Commission Baleinière Internationale, sont toujours chassées par des pays comme le Japon et la Norvège dans des zones pourtant classées comme sanctuaires.
Réchauffement climatique
L’océan connaît malheureusement d’autres causes de dégradations principalement liées aux activités humaines.
Le réchauffement climatique dû à l’augmentation des gaz à effet de serre a un impact direct sur la fonte des glaces et l’augmentation du niveau de la mer mais aussi sur la modification des courants marins.
Cette hausse globale de la température engendre des conséquences sur toute la chaîne alimentaire marine. Un exemple avec la diminution drastique de la banquise sous laquelle se développe le phytoplancton qui nourrit quantité de petits crustacés comme le krill. Phénomène quasiment invisible à l’œil nu, il devient nettement plus marquant lorsque l’on réalise que le krill est la principale source de nourriture de nombreuses espèces de baleines qui aujourd’hui luttent pour s’alimenter.
Emissions de gaz carbonique
De plus, l’océan absorbe le surplus de CO2 de l’atmosphère (chaque jour, 25 millions de tonnes de gaz carbonique se mêlent à l’eau de mer) en entraînant une acidification de l’eau qui à des conséquences terribles sur les squelettes externes de certains organismes marins.
On estime que si le taux de CO2 atmosphérique ne cesse d’augmenter, le taux d’acidité dans l’eau de mer de certaines régions du globe provoquerait la dissolution des coquilles de certains mollusques comme les ptéropodes (nourriture de base pour des organismes allant du zooplancton aux baleines) mais aussi la destruction des coraux, habitats pour de nombreux poissons et autres animaux marins.
80% de la pollution des océans provient des terres.
Outre le réchauffement climatique, la pollution des océans par les produits chimiques comme les produits organiques persistants (POP), le pétrole et les métaux lourds entraînent des dérèglements hormonaux, problèmes de reproduction et autres cancers.
Les détritus ou débris marins affectant tous les océans du monde sont quant à eux responsables de nombreux décès d’animaux qui comme les tortues, les albatros, les baleines les phoques et les poissons les ingèrent par mégarde ou s’y emprisonnent.
10:44 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


