04.08.2007
Gorilles dans la brume...
Ils sont 900 sur terre, enfin plus exactement en Afrique (RDC, Rwanda, Ouganda). Il y en a 380 dans une superbe région de RDC : le parc national de Virunga (le plus ancien d'Afrique). "Ils" ce sont nos cousins qui nous ressemblent tant, la connerie en moins. Ils vivent en famille, s'aiment, jouent, se protègent, se battent un peu parfois, se soignent avec des plantes (ce qui intéresse grandement la recherche pharmaceutique).
Ils sont tellement aimés dans le monde qu'ils rapportent à la région 2 millions de dollars par an grâce aux touristes. Les habitants du coin en sont fiers.
Au moins 7 d'entres-eux ont été massacrés cette année... pour rien. Même pas pour la viande de brousse, même pas pour assurer la subsistance d'une famille de braconnier non... juste pour faire peur. Car, voyez-vous, la région attire de nombreux exploitants (la plupart étrangers) : le bois, les minerais (dont de très rares dont nous avons "absolument" besoin pour ces P.... de téléphones portables de M...), tout cela à portée de main. Mais ce parc est protégé ... à cause d'eux.
La semaine dernière 4 membres d'une famille de 12 gorilles des montagnes ont été exécutés : 2 femelles, Neeza et Safari, une femelle pleine, Mburanumwe, et Senkwekwe, le dos argenté, à savoir le chef, le protecteur. Les habitants sont attérés.
La famille, du moins ce qu'il en reste, est désormais composé de 3 jeunes mâles (Mukunda, Kongomani et Baseka) et 2 juvéniles (Noel et Bavukahe). Kongomani s'occupait du petit de Safari, mais ce dernier a été récupéré par le vétérinaire car il est beaucoup trop jeune. 2 autres membres sont toujours portés disparus : Macibiri et son petit Ntaribi. Autrement dit ce groupe n'a plus de chef, et plus de femelles. Sans femelles il leur sera difficile de se faire adopter par un autre groupe.
L'Unesco fait savoir que "la disparition de ces gorilles représente non seulement un drame pour la préservation de l'espèce mais aussi la perte d'une importante source de revenus pour les communautés locales". "La recrudescence du nombre de gorilles abattus dans le secteur sud du Parc national des Virunga exige la prise de mesures pour mettre fin à cet engrenage". Une première initiative sera l'envoi d'une mission conjointe sur place mi-août entre le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco et l'Union mondiale pour la nature (UICN) pour "faire la lumière sur les raisons de la prise pour cible des populations de gorille de montagne", précise le texte de l'Unesco. Une deuxième initiative interviendra à l'automne pour faire le point avec les autorités de la RDC sur "la détérioration de l'état de conservation des biens du patrimoine mondial" dans leur pays.
16:24 Publié dans Tout pour nos amis les animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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