03/06/2009

Les ventes de produits bio sont en hausse de 25% en 2008

Malgré la crise, les ventes de produits issus de l'agriculture biologique ont progressé de 25% en 2008 pour atteindre un chiffre d'affaires de 2,6 milliards d'euros, selon les derniers chiffres de l'Agence Bio qui parle de ''nouveau décollage''.


Les Français restent, malgré la crise, de plus en plus demandeurs de produits bio, soucieux de leur santé et du goût. Le marché 2008 de la bio confirme cette tendance, en progression de 25% pour atteindre 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires (1,9 milliard d'euros en 2007), selon les chiffres publiés le 29 mai par l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique. L'agriculture biologique connaît un nouveau décollage, s'est félicitée l'agence à l'occasion du lancement du 10ème Printemps bio qui se déroule en France durant la première quinzaine de juin.

Depuis 1999, ce marché enregistre une augmentation moyenne de 10% par an. Mais les ventes de produits bio ont particulièrement augmenté en 2008 dans tous les circuits de distribution, avec notamment une hausse de 39% du chiffre d'affaires dans les super et hypermarchés par rapport à 2007 et de 40% en circuits de distribution spécialisées (réseau et indépendante). La part de marché des produits bio n'atteint toutefois que 1,7% en 2008 du marché alimentaire contre 1,1% en 2005.

Parmi les produits bio les plus consommés, 23% des ventes proviennent du rayon crémerie (lait, produits laitiers, oeufs), suivis par les fruits et légumes (17% des ventes), les produits d'épicerie sucrée et salée (18%) et le pain et la farine (13%). Le vin bio a également la cote et représente 10% des ventes en 2008 tout comme les viandes rouges et blanches, la charcuterie-salaison. Viennent ensuite les autres boissons (4% des ventes), les produits ''traiteur'' (3%) et les produits surgelés (1%).

1/3 des restaurants collectifs servent de la bio

Désormais, les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile, souligne l'Agence Bio. Plus d'un tiers des restaurants collectifs servent déjà du bio, selon une enquête menée par l'agence. 36% des restaurants collectifs, soit environ 26.000 établissements, proposent des produits bio à leurs convives, ne serait-ce que de temps en temps, indique-t-elle.

D'ici 2012, ce taux devrait atteindre 71%, estime l'agence, où 7 restaurants collectifs sur 10 devraient proposer de la Bio. Cette progression s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’Environnement qui a fixé comme objectif d'intégrer 15 % de produits biologiques dans la restauration collective en 2010 et 20 % en 2012.

Aussi, parmi les restaurants collectifs proposant des produits bio, les établissements scolaires arrivent en tête : 46% d’entre eux ont intégré au moins ponctuellement des produits biologiques dans leurs menus et 41% des structures publiques en font autant, selon l'enquête.

13.298 exploitations bio en 2008

Cette hausse de la demande s'accompagne de la progression des surfaces en conversion à l'agriculture biologique, en augmentation de 34,6% en 2008 par rapport à 2007. Plus de 580.000 hectares (contre 557.000 ha en 2007) étaient consacrés à l'agriculture biologique en France dont plus de 80.000 hectares en conversion fin 2008. Le nombre de producteurs bio s'élève à près de 13.300 et a augmenté de 11% en 2008 (12.000 producteurs en 2007) .

Côté élevage, l'agence note en 2008 une hausse du nombre d’animaux bio, en particulier des poulets de chair (+17,1%), des poules pondeuses (+5,2%) et des brebis lait (12,6%) mais également des bovins laitiers (+3,7%) et allaitants (+2,1%).

En 2008, près des 2/3 des exploitations étaient par ailleurs localisées dans 7 régions, comptant chacune plus de 1.000 exploitations certifiées : Rhône-Alpes, Midi- Pyrénées, Pays de la Loire, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine et Bretagne.

Les surfaces bio ont donc représenté 2,12% de la surface agricole utilisée (SAU) en 2008 contre 2% en 2007. Un taux qui reste encore loin des objectifs fixés par le Grenelle de tripler les surfaces d'ici 2012. Ce qui implique qu'une part croissante du marché soit couverte par des produits importés des pays européens (Pays-Bas, Allemagne,...) mais également d'Argentine, d'Israël ou encore de Nouvelle-Zélande. En moyenne, 30% des produits bio consommés en France sont importés (34% hors vente directe). Un taux d'importations qui atteint 75% pour les jus de fruits, 60% pour les fruits et légumes, tout comme pour les surgelés.

Une production nationale encore trop peu développée

La conversion au bio doit encore s’amplifier pour répondre à la demande des consommateurs français et atteindre les objectifs du Grenelle. Si le ministre de l'agriculture Michel Barnier a - dans le cadre de la loi des Finances 2009 - débloqué le 6 mai une enveloppe supplémentaire de 3 millions d’euros venant s’ajouter aux 12 millions par an pendant trois ans visant à encourager la conversion des exploitations agricoles, celle-ci rencontre encore des freins de la part des agriculteurs notamment un manque d'informations sur la Bio.

Pour la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), cette nouvelle enveloppe arrive trop tard pour les producteurs qui ont déjà renoncé à présenter un dossier cette année, pour les Préfets encore indécis sur le déplafonnement des aides, et pour les conseillers chargés de la préparation des dossiers de conversion, avait déploré dans un communiqué l’organisme professionnel ajoutant que ce ne sera ni suffisant par rapport aux demandes exprimées en début d’année, ni suffisant par rapport aux objectifs du Grenelle de parvenir à tripler les surfaces bio en 2013. Et si l’enveloppe 2009 devait finalement ne pas être dépensée dans sa totalité, ce ne pourra être que parce que des producteurs auront été découragés par le manque de visibilité jusqu’à aujourd’hui, avait-elle estimé.

Au final, si le taux de surfaces bio est encore faible, nous en sommes tous conscients, on a progressé, a déclaré la directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier à l'occasion d'une conférence de presse. Nous estimons que le virage est pris et que nous sommes entrés dans une phase de décollage, a-t-elle souligné confiante, ajoutant que 1.300 agriculteurs se sont convertis au bio durant les quatre premiers mois de l'année 2009 (soit 11 agriculteurs engagés par jour). Rappelons que d'après le dernier baromètre CSA- Agence Bio, la consommation des Français devrait se renforcer en 2009 tant à domicile que dans la restauration collective. 74% des acheteurs-consommateurs de produits bio déclaraient en octobre dernier avoir l'intention de maintenir leurs actes d'achat et 22% entendaient les augmenter.

R. BOUGHRIET

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07/05/2009

L'Etat va consacrer 800 millions d'euros en faveur des transports durables

L'Etat va allouer 800 M€ pour financer 50 projets de transports collectifs d'ici 2011. Tramways, bus en site propre et métros verront le jour dans 36 agglomérations pour favoriser la mobilité durable et le désenclavement des quartiers.



© Alain caraco
Tramway de Lyon Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, a présenté le 30 avril les 50 projets de transports collectifs en site propre (TCSP) situés dans 36 agglomérations de province, auxquels l'Etat apportera un financement de 800 millions d'euros d'ici 2011.

Ces projets de bus, tramways ou métros ont été sélectionnés suite à un premier appel à projets lancé en octobre 2008 par le MEEDDAT dans le cadre du plan ''villes durables'' et du Grenelle qui prévoit de multiplier par six les transports urbains collectifs en site propre pour passer en quinze ans de 329 à 1.800 km de lignes.

Grâce à ce soutien massif de l’État, près de 6 milliards d’euros de travaux seront engagés dans les 3 ans, pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports, soit un doublement du réseau existant. Les nouvelles lignes de TCSP seront, ne l’oublions pas, de véritables lignes de vie, a indiqué Jean-Louis Borloo.

Les 50 projets retenus, dont les travaux débuteront d'ici 2011, doivent contribuer au désenclavement des quartiers mais aussi à l’extension des réseaux existants et favoriser la relance économique et l’emploi. Pour Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, ces nouvelles lignes de TCSP pourraient représenter 60.000 emplois annuels directs et indirects.

Ainsi parmi les nouvelles lignes de TCSP, ont été retenus les deux projets d'extension de lignes de métro (Marseille et Lyon), la création ou l'extension de lignes de tramway (Grand Lyon, Grenoble, Le Havre, Angers, Brest, Nice, Orléans, Lens ou Le Mans), le renforcement de réseaux de bus (Lille, Annemasse, Cannes, La Rochelle ou Metz...) et la relance du funiculaire de Grasse dont la mise en service est prévue en 2012. Au total, 215 km de tramway et 150km de bus à haut niveau de service (BHNS) seront ainsi mis en service entre 2012 et 2015.

L'Etat prévoit notamment débloquer près de 44 M€ pour les projets d’extension de la ligne 1 et de création de la ligne 2 de tramway à Nice dont la mise en service est prévue en 2013. Le projet de 2eme ligne de tramway d'Orléans, lancée en 2012, bénéficiera d'un soutien financier de 38 M€ tandis que l’Etat apportera une aide de 57,6 M€ au projet de deux lignes de tramway reliant Lens à Hénin-Beaumont et Béthune à Bruay-La-Buissière, dont la mise en service est prévue en 2014.

Côté bus, l’Etat prévoit d’apporter une aide de 0,6 M€ au projet de bus à haut niveau de service qui sera lancé en 2011 dans l'agglomération de la Rochelle et 0,8 M€ au projet de Roubaix-Hem (Nord) mis en service en 2013.

Un second appel à projets sera lancé en 2010. Rappelons que dans le cadre du projet de loi de mise en œuvre du Grenelle, l'Etat prévoit de financer à hauteur de 2,5 milliards les transports collectifs en site propre d'ici à 2020.

R. BOUGHRIET

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30/04/2009

Qualité de l'air : l'index de pollution de nouvelles villes disponible sur Actu-Environnement

Le projet Citeair prend encore de l'ampleur en collectant et synthétisant de nouvelles données de suivi en temps réel de la qualité de l'air de villes européennes, parmi lesquelles de nombreuses communes françaises. Tour d'horizon.


En concluant un partenariat avec Airparif, l'association de Surveillance de la Qualité de l'Air en Ile-de-France et le projet Citeair (Common information to European air), Actu-Environnement propose depuis juillet 2008, un suivi en temps réel de la qualité de l'air dans 22 villes d'Europe, parmi lesquelles Bruxelles, Clermont-Ferrand, Le Havre, Paris, Reims, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Zurich…

L'idée du projet européen Citeair est d'apporter une information comparable sur la qualité de l'air des villes à l'échelle européenne, tous les jours et voire toutes les heures, à la fois pour la pollution ambiante et pour la pollution à proximité du trafic, facilement compréhensible pour le public grâce à un indice de la qualité de l'air commun, expliquait Airparif dans un communiqué en septembre 2007.

Inspirés essentiellement de l'indice ATMO français et du Pollumètre de Bruxelles, les deux nouveaux indices créés et désormais consultables sur Actu-Environnement, reflètent non seulement la qualité de l'air ambiante de ces villes mais aussi la qualité de l'air à proximité du trafic. Ils prennent en compte les polluants les plus problématiques dans les villes européennes dont le dioxyde d'azote, l'ozone et les particules. Leur calcul est basé sur les réglementations européennes pour les épisodes de pollution et sur les valeurs limites à ne pas dépasser.

17 nouvelles villes

Ce sont aujourd'hui 17 nouvelles villes qui intègrent la rubrique, parmi lesquelles on notera en France, Aix-en-provence, Poitiers, Tours et Nice du fait de l'intégration de nouvelles données Atmo de Poitou-Charentes et de PACA au projet Citeair. On remarquera aussi la ville de Burgas (Bulgarie) qui présente également ses chiffres via Citeair.

Concrètement, les indices sont affichés dès la page d'accueil d'Actu-Environnement, dans la boîte à outils dépliable sur la droite. La dernière ville consultée est mémorisée de sorte qu'à chaque nouvelle visite, vous pourrez suivre l'évolution de la qualité de l'air de votre ville !
Mieux, en cliquant sur l'une des valeurs disponibles, vous accéderez à l'historique de l'indice sur les 30 derniers jours.

D.ASCHER

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Consultez la qualité de l'air dans votre ville