15.09.2008

Codex alimentarius

Le Codex Alimentarius est un programme commun de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) consistant en un recueil de normes, codes d'usages, directives et autres recommandations relatifs à la production et à la transformation agro-alimentaires qui ont pour objet la sécurité sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des filières alimentaires, et la préservation de l'environnement.

La Commission du Codex Alimentarius, en est l'organe exécutif. Cette organisation internationale, où siègent les représentants de près de 200 pays, a été créée en 1963 par la FAO et l'OMS. Elle est chargée d'élaborer des normes alimentaires, des définitions et des critères applicables aux aliments, de contribuer à leur harmonisation et donc, notamment, de faciliter les échanges internationaux. Elle joue un rôle prépondérant dans la normalisation alimentaire mondiale et a été reconnue à ce titre par les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994 sous réserve que ses prescriptions n'entravent pas les échanges si elles ne sont pas suffisamment scientifiquement étayées.

 

Controverse

Certains estiment que le codex alimentarius ne sert pas les intérêts des consommateurs mais plutôt ceux des grandes multinationales de l'industrie agroalimentaire, de la pharmacie, de la chimie ou de la biotechnologie[1] en indiquant par exemple que le codex a permis à 7 pesticides interdits (aldrine, dieldrine, hexachlorobenzène) d'être à nouveau autorisés ou que le codex recommande que le bétail soit traité à l'hormone de croissance commercialisée par Monsanto.

 

Source

 

 

09.09.2008

L'alimentation végétalienne vue par un médecin

Le PNNS (Programme National de Nutrition Santé) recommande de manger de la viande, du poisson ou des œufs 1 à 2 fois par jour pour éviter les carences en fer et protéines et de consommer des produits laitiers 3 fois par jour pour éviter les carences en calcium et se prémunir de l’ostéoporose.
Que pensez-vous de cette recommandation ?

Les protéines

- Quantité de protéines :

La viande contient 18 g de protéines (pour 100 g de viande).

Les céréales (= le riz, le blé, la quinoa, le maïs...) contiennent environ 12 g de protéines (pour 100 g), les légumineuses (= les lentilles, les pois chiches, le soja...) contiennent de 27 à 38 g de protéines. Les légumineuses contiennent jusqu’à deux fois plus de protéines que la viande. Lorsqu’on associe dans la journée des céréales et des légumineuses, l’apport en protéines est tout à fait correct.

Il faut plutôt veiller à ne pas manger trop de légumineuses, car un excès de protéines oblige le foie à désaminer l’excès de protéines, ce qui va fatiguer le corps, des réactions de lourdeur après le repas sont alors possibles.

Deux cuillérées à soupe de lentilles sur un plat de riz ou de pâtes sont tout à fait suffisantes.

Les acides aminés essentiels non synthétisables par l’organisme sont tous présents lors de l’association journalière de céréales+légumineuses.

Les protéines issues des végétaux sont très bien assimilées.

- Qualité des protéines d’origine végétale :

Les protéines sont constituées d’acides aminés. Les acides aminés qu’ils soient d’origine végétale ou bien d’origine animale ont exactement la même formule biochimique. Parler de protéines "animales" et de protéines "végétales" est donc un non-sens biochimique.

Si les gens mangent de la viande, c’est par tradition. L’utilisation des termes " protéines animales " et " protéines végétales ", est une invention pseudo-scientifique utilisée pour justifier et déculpabiliser cette consommation traditionnelle de viande.

Fort heureusement, les individus qui mangent de la viande n’ont pas le monopole de la science.

Le calcium

Le calcium qui est contenu dans les végétaux est parfaitement assimilable. Une ration alimentaire constituée de céréales, de pommes de terre, de légumineuses, de légumes, de fruits et d’oléagineux contient tout le calcium nécessaire.

Les asiatiques, par tradition, ne mangent pas de produits laitiers, or, leurs os sont en meilleur état que dans les pays où l’on mange de grandes quantités de produits laitiers.

En Occident, on consomme d’énormes quantités de produits laitiers, ce qui n’empêche pas en France les 300 000 fractures annuelles dues à l’ostéoporose, dont 50 000 fractures du col du fémur.

Les aliments d’origine animale (improprement appelées "protéines animales"), ainsi que la consommation excessive de sel, provoquent des fuites de calcium urinaire, ce qui entraîne des calculs urinaires, ainsi que des calcifications pathologiques (calcifications des tendons, " becs de perroquet" sur la colonne vertébrale...), avec pour résultat une déminéralisation osseuse.

Une étude américaine a comparé, chez des femmes à l’âge de la ménopause, l’ostéo-densitométrie osseuse et la quantité de protéines d’origine animale ou d’origine végétale consommées. Cette étude montre que plus les femmes ont mangé de protéines d’origine animale, moins bonne est leur ostéo-densitométrie osseuse. Plus les femmes ont mangé de protéines d’origine végétale, meilleure est leur ostéo-densitométrie osseuse.

Cette étude américaine conseille donc de diminuer la ration de protéines d’origine animale et d’augmenter la ration de protéines d’origine végétale pour diminuer la perte osseuse au niveau du col fémoral et donc le risque de fractures.

Plus on mange de produits d’origine animale, plus on se déminéralise.

Le lait de femme ne contient que très peu de calcium (30 mg pour 100 g) par rapport à la quantité de calcium contenue dans le lait de vache (125 mg pour 100 g).

Or, de 0 à 1 an, la taille d’un nourrisson augmente de 144%, son poids augmente de 216%. Jamais l’être humain ne connaîtra par la suite une telle croissance.

Conclusion : Ou bien la Nature n’a rien compris aux réels besoins en calcium nécessaires à l’être humain en pleine croissance, ou bien ce sont les théories pseudo-scientifiques sur les besoins en calcium, sponsorisées par les vendeurs de produits laitiers, qui sont dans l’erreur.

Le fer

Le fer non héminique présent dans les végétaux est moins bien absorbé que le fer héminique présent dans la viande.

Cependant, des femmes ayant présenté une baisse de fer à cause de règles hémorragiques, ont retrouvé une quantité de fer normale avec une alimentation exclusivement constituée de végétaux.

Une alimentation végétalienne est également capable de corriger une maladie où il existe un déficit en fer par malabsorption (la maladie coeliaque), en corrigeant l’origine auto immune de la maladie, le fer remontant ensuite sans problèmes.

Conclusion : L’absorption du fer d’origine végétale est donc suffisante non seulement pour maintenir une quantité normale de fer dans le corps, mais également pour rétablir une ferritinémie normale en cas de besoin.

Lorsqu’on exclut tout apport d’origine animale de l’alimentation, le fer présent dans les végétaux peut parvenir à réguler une maladie où il existe un excès de fer dans le corps (l’hémochromatose). Le fer d’origine végétale est donc capable de corriger l’emballement que la consommation du fer d’origine animale avait entraîné.

Conclusion : ce "défaut" d’absorption du fer d’origine végétale est donc, en fait, une qualité. Cette "qualité" du fer d’origine animale est donc, en réalité, un défaut.

De nombreuses brochures sur des "conseils nutritionnels" éditées par l’industrie agroalimentaire sont diffusées dans les salles d’attente des cabinets médicaux [2].
Que pensez-vous de cette pratique ?

Il est exact que l’offre essaye sans cesse de manipuler la demande. La publicité informative fait oublier au consommateur que ce n’est que de la publicité, et le consommateur finit par prendre la pub pour de l’information.

Le fait que ces publicités soient à la disposition des patients dans un cabinet médical, tend à faire croire au consommateur que ces pubs informatives sont crédibles. C’est de la pub bien faite.

Cependant, cette publicité ne me choque pas plus que la diffusion de la publicité en général. L’industrie agroalimentaire qui produit de la viande, des laitages, des œufs, l’industrie pharmaceutique, les médecins...ne sont pas responsables de la situation actuelle, même s’ils la favorisent, car c’est la demande qui fait l’offre. Toutes ces industries ne font que répondre à la demande générale. Bien sûr ces industries ont intérêt à ce que les habitudes ne changent pas, mais ce ne sont pas ces industries qui tirent les ficelles. Ceux qui tirent les ficelles sont les consommateurs. Les consommateurs ne sont pas des "gentils" manipulés par des "méchants".

Les consommateurs sont mal formés et mal informés. Et quand on les informe, ils prennent cette information pour de la pub !

Parmi mes patients, je compte des infirmières, des pharmaciennes, des médecins ou familles de médecins. Quand ils viennent se faire soigner par moi, je leur dis de ne pas faire ce que je fais, car parler de nutrition à un malade, c’est le faire fuir.

Des personnes qui ont guéri des maladies graves grâce à mes indications alimentaires et à mes prescriptions, n’ont pas réussi à faire changer les habitudes alimentaires de leurs proches, même quand ceux-ci étaient eux-mêmes atteints de maladies graves.

J’ai lu récemment un article paru dans un journal de médecine orthodoxe dans lequel un médecin disait la difficulté qu’il avait à donner des conseils nutritionnels (et ce n’étaient pas des conseils végans ! !) à des malades diabétiques.

Un autre de ces articles recommandait aux médecins la conduite à tenir devant un excès de cholestérol. La conclusion était : l’expérience montre que les conseils alimentaires ne sont plus suivis au-delà d’un an, donc prescrivez une statine d’emblée ! Cette conclusion, qui peut paraître choquante, est tout à fait réaliste. Cette conclusion tient compte de la demande du consommateur : " laissez-moi m’empiffrer de viande et de fromages et donnez-moi un comprimé, remboursé bien sûr ".

Un article écrit par un nutritionniste orthodoxe bien connu en France, disait son étonnement devant le fait que l’on sait que 44% des cancers sont directement dus à l’alimentation, et que, paradoxalement, la population ne s’intéresse pas à des changements d’habitudes alimentaires qui seraient bénéfiques pour elle, à savoir diminution des graisses animales (en clair la viande, les laitages, les œufs), et augmentation de la ration de fruits , légumes et fibres (en clair les céréales complètes, les légumes, les fruits).

La demande est pourrie, l’offre ne fait qu’y répondre. Quand la demande est pourrie, faut-il s’étonner que l’offre le soit également ?

La demande et l’offre sont pourries car, instinctivement, les gens se connectent sur l’égrégore, l’état d’esprit général. Ensuite, ils mettent leurs actes, leurs croyances, leurs paroles en adéquation avec ce que cet égrégore attend d’eux. Il n’est pas nécessaire qu’un ordre soit donné en ce sens. L’industriel, l’homme politique, le médecin, le patient..., chacun se conforme à ce que sa culture, son environnement attendent de lui. Ce sont des moutons de Panurge, sans bélier. Une secte sans gourou. S’ils se trouvent en présence d’une information qui est en contradiction avec l’égrégore majoritaire, ils rejetteront d’emblée cette information. Ce mécanisme est totalement paralysant. Il empêche toute remise en question, et donc la progression de la connaissance et de la conscience de l’humanité.

C’est ce mécanisme qui est responsable de la situation bloquée dans laquelle se trouve l’humanité où les individus, ayant pour seul objectif de se mettre en conformité avec l’égrégore général, acceptent de continuer de s’entretuer, de torturer des animaux pour se nourrir ou pour "expérimenter", de polluer la planète où ils vivent (ce qui représente le summum de l’inconséquence), même si on les informe des conséquences négatives de leurs actes et de l’inexactitude de leurs croyances, preuves à l’appui.

Il faut éduquer la demande et la faire sortir du ghetto où elle s’est enfermée elle-même.

L’internet et des sites comme le vôtre, sont très utiles car ils peuvent faire avancer les mentalités. Le mur de Berlin est bien tombé, pourquoi la consommation des produits animaux ne cesserait-elle pas ?

Pour un équilibre nutritionnel optimal, quels conseils donneriez-vous à une femme végétalienne enceinte ou allaitante ?

La nutrition d’une femme végétalienne enceinte ou allaitante est la même que celle de toute personne végétalienne.

À mon sens, une nutrition végétalienne correctement structurée comprend :

- 50% de céréales complètes ou de pommes de terre

- 5% de légumineuses (lentilles, pois chiches...)

- 40% de légumes (suivant les saisons, 60% de ces légumes seront cuits, 40% seront crus)

- 10% de fruits (les fruits crus sont pris en dehors des repas pour éviter la putréfaction avec les féculents)

- 1% de graines oléagineuses (noisettes, amandes...) et d’huiles variées (en sachant que l’huile de chanvre, de colza, de soja, de noix, de cameline, de lin contiennent de l’acide linolénique dit oméga-3, favorable au développement du système nerveux d’un enfant en plein développement)

Des végétaux lacto-fermentés (lacto-fermentation signifie fermentation de type lactique, elle ne contient pas de dérivés du lait) comme la choucroute, des jus de légumes lacto-fermentés (de betterave...), des algues de mer (kombu, izikis...) favorisant la production d’hormone thyroïdienne, peuvent compléter une alimentation végétalienne.

La vitamine B12 est une vitamine à synthèse endogène, tout comme la vitamine K et la vitamine D. La vitamine B12 et la vitamine K sont synthétisées par les bactéries intestinales. L’expérience montre que des végétaliens de longue date, non supplémentés, ont des taux normaux en vitamine B12. Cependant, si la flore intestinale est pathogène (diarrhées, maladie de Crohn, maladie coeliaque...), ou bien en cas de maladie auto-immune (maladie de Biermer), la synthèse ou l’absorption peuvent être insuffisantes et nécessiter une supplémentation.

Une femme enceinte ou allaitante peut donc supplémenter sa nutrition par des multi vitamines naturelles à doses nutritionnelles ou supra nutritionnelles. Ceci est valable pour tout le monde.

Pour un équilibre nutritionnel optimal, quels conseils donneriez-vous aux parents d’un enfant ou adolescent végétalien ?

Ne le gavez pas de légumineuses ou de tofu, parce que vous avez peur qu’il manque de protéines.

Ne le gavez pas de sésame ou d’autres graines oléagineuses, parce que vous avez peur qu’il manque de calcium.

À la moindre fatigue, ne dites pas " y mank de pprootééiiines, ya des kkaarenccesss ". Une fatigue peut être due à toutes sortes de déséquilibres, le gaver de tofu et de graines oléagineuses ne fera qu’accroître sa fatigue, en accentuant son éventuel "vide d’énergie de la Rate".

Certains disent que l’on peut choisir d’être végétalien à l’âge adulte, mais qu’il est choquant d’imposer ce régime alimentaire à des enfants car cela peut provoquer des problèmes dans leur croissance et dans leur évolution intellectuelle.
Que pensez-vous de cet argument ?

C’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un enfant, puisque cette nutrition le protègera, s’il poursuit cette alimentation à l’âge adulte, du cancer, des maladies cardio-vasculaires, du diabète et de l’obésité, maladies qui se seraient immanquablement abattues sur lui un jour ou l’autre, s’il s’était empiffré, comme les autres enfants de son âge, de viande, de laitages, d’œufs, de sucre et de sel.

Leur croissance et leur évolution intellectuelle se feront tout à fait normalement. Il existe de nombreux exemples, à commencer par mes deux enfants, végétaliens de naissance, adultes actuellement, et toujours végétaliens. On ne peut pas en dire autant de cette nouvelle armée d’enfants hyperactifs qui pollue la vie des enseignants et de leurs parents.

Cette nourriture lui permettra de comprendre qu’il est inutile et dangereux de se nourrir de produits animaux. Non seulement pour sa propre santé, mais aussi pour la santé de la planète, puisque chaque bouchée de viande est corrélée à plus de déboisement et à plus de pollution.

Il pourra ainsi prendre conscience que la santé et la spiritualité commencent dans son assiette.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui consomme de la chair animale (viande et poisson) et qui souhaite devenir végétaRienne ?

Que voilà une bonne idée ! Le végétarisme est issu d’un désir très positif de ne pas consommer la chair d’un animal mort. Mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Il faudra en effet que cette personne évite de consommer trop de laitages et d’œufs. Sinon elle n’aura aucun bénéfice, en ce qui concerne sa santé, par rapport à quelqu’un qui mange de tout et n’importe quoi. Les produits laitiers et les œufs sont en effet des produits dont l’ingestion est dangereuse.

Les produits laitiers sont pourvoyeurs d’asthme (l’asthme a augmenté de 150% ces 15 dernières années !...), d’eczéma, de psoriasis, d’acné..., ce sont de très bons destructeurs articulaires, ils favorisent le développement du cancer du sein (au Japon où ce cancer était inexistant, la courbe de croissance du cancer du sein suit la courbe de croissance de la consommation des produits laitiers), du cancer des ovaires, du cancer de la prostate, du diabète de type 1...

Les laits de brebis ou de chèvre ne sont pas meilleurs pour la santé que le lait de vache, bien au contraire. En effet, les maladies allergiques et auto immunes surviennent parce que les produits animaux sont mal digérés. Cette putréfaction intestinale entraîne la porosité de la membrane monocellulaire de l’intestin grêle. Des protéines étrangères, issues d’une digestion incomplète, passent directement dans le sang, entraînant l’attaque du système immunitaire. Or, la concentration en protéines des laits de brebis et de chèvre est plus élevée que celle du lait de vache. Le risque de survenue de ces maladies sera donc encore plus élevé avec ces deux laits. L’être humain n’est ni le petit de la vache, ni le petit de la chèvre. Il n’a donc pas plus de raisons pour téter une chèvre plus qu’une vache.

Les œufs sont des bombes de cholestérol, et ne favoriseront pas la baisse de votre cholestérol, mais plutôt la vente des produits anti-cholestérol.

Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant devenir végétaLienne ?

Évitez de manger trop de fruits et de légumes crus, surtout si vous souffrez de rhumes, de bronchites, de diarrhées, de ballonnements abdominaux, ou bien de douleurs rhumatismales.

Ces maladies sont des "maladies du froid". Un excès de légumes et de fruits crus, aliments refroidissants, tendra à les exacerber.

Si on donne à une personne, atteinte de polyarthrite rhumatoïde, une alimentation végétalienne comportant des quantités importantes de légumes ou de fruits crus (bien acides, comme les oranges, pamplemousses, kiwis, car "riches en vitamine C", donc encore plus refroidissants), on risque de voir cette personne souffrir plus qu’auparavant, et préférer reprendre sa nourriture antérieure.

Près de 2% de la population française serait végétarienne [3].
Avez-vous constaté, dans votre cabinet, plus de patients intéressés par ce type d’alimentation ?

Je n’ai presque jamais vu de personnes végétariennes. J’ai vu quelques rares personnes qui ont suivi une alimentation plus ou moins végétarienne par le passé, mais qui ne l’ont pratiqué que transitoirement et irrégulièrement.

Cependant, à ma consultation, je n’attends pas que les gens soient intéressés par le végétalisme, car dans ce cas, je pourrais attendre longtemps ! En effet, dans leur majorité, les gens ne sont pas particulièrement intéressés par le végétarisme. Je dirai plutôt qu’il les fait fuir. Le végétarisme fait fuir, parce qu’il place les individus en position de désobéissance vis-à-vis de la masse dans laquelle ils veulent se fondre et dont ils ont peur d’être exclus.

Le réseau internet et les sites végans peuvent être très utiles à ceux qui veulent sortir du consensus majoritaire.

Pour quelles raisons avez-vous adopté une alimentation végétalienne ?

Depuis mon enfance, la seule pensée de manger de la viande, du poisson, des crustacés, des œufs me répugne, et, dans une moindre mesure, les laitages.

À l’âge de trente-quatre ans, alors que je pratiquais encore à l’époque l’endoscopie digestive en cliniques et en milieu hospitalier, j’ai décidé, un matin, que je n’accepterai plus de manger tous ces produits qui me dégoûtaient depuis toujours.

L’après-midi même !..., je suis tombé sur un article écrit par Michio Kushi, indiquant que les maladies graves étaient dues à un excès de consommation de viande et de laitages, et qu’il était possible d’enclencher un processus d’auto guérison de ces maladies graves, en restructurant l’alimentation.

Le lendemain, je suis devenu végétalien, et je le suis toujours depuis 20 ans !

Ensuite, j’ai voulu savoir s’il était exact que des modifications alimentaires puissent effectivement permettre l’auto guérison d’une maladie grave. C’était exact ! Et depuis 20 ans, je m’occupe d’améliorer la méthode.

C’est pourquoi le végétalisme est la clé de voûte de ma consultation. Je considère, comme Hippocrate, que l’aliment est le premier médicament. Je conseille donc, à toutes les personnes qui viennent à ma consultation, de tendre vers le végétalisme, cela d’autant plus que la pathologie dont ils souffrent est grave, car sans le végétalisme, il est impossible d’espérer l’auto guérison d’une maladie grave.

J’explique aux patients que leurs maladies sont comme un mur pourri, au pied duquel stagne de l’eau. Il faut drainer l’eau qui stagne au pied du mur, pour que celui-ci puisse sécher. Ce n’est pas en appliquant une jolie peinture sur ce mur pourri et en pulvérisant une bombe désodorisante, que l’on sera efficace.

Passer d’une alimentation omnivore à une alimentation végétalienne, c’est drainer l’eau. Une fois cette alimentation correctement établie, on pourra s’occuper plus directement du mur, avec des médicaments non toxiques. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas toxiques, qu’ils ne sont pas efficaces ! À force de ne connaître que des "médicaments" plus ou moins toxiques, toxicité et efficacité ont fini par ne plus faire qu’un dans l’esprit des gens.

Les médicaments non toxiques et efficaces ne manquent heureusement pas : la phytothérapie occidentale, la phytothérapie de la pharmacopée chinoise, la médecine orthomoléculaire (vitamines naturelles à doses supra nutritionnelles, acides aminés...), les sels minéraux, l’homéopathie..., pour citer ceux que j’utilise tous les jours, vont pouvoir aider à traiter le mur pourri sans faire, secondairement, des trous dans le mur.

Avez-vous constaté un changement dans l’état de votre santé, après être devenu végétalien ?

Avant mon changement alimentaire, j’étais le roi de l’angine. Les antibiotiques mettaient trois jours avant d’agir, me laissaient dans un état de fatigue, semi nauséeux. Les antibiotiques à peine arrêtés, une nouvelle angine repartait. Devais-je rester sous antibiothérapie toute ma vie ?

Depuis mon changement alimentaire, je n’ai pas eu la moindre angine.

Pour arrêter mes rhumes continuels (un vide de l’énergie du Poumon), l’alimentation n’a pas suffit, la phytothérapie occidentale non plus. Il m’a fallu recourir à des plantes de la pharmacopée chinoise. Celles-ci ont fait disparaître cette fragilité, rapidement, efficacement. Merci à ces plantes et à ceux qui les ont explorées et répertoriées !

Il n’existe pas de frontière entre les plantes qui sont dans notre assiette et celles que l’on prend sous forme de tisanes, car manger une carotte, c’est déjà de la phytothérapie.

L’entretien a été réalisé en décembre 2004

Soruce

08.09.2008

Huile de rasage

Raffa'sblog, le grand ménage. http://raffa.grandmenage.info

De l'huile pour se raser ?

Toujours est-il que, récemment, comme Eksterterano, j'ai découvert les versions commerciales de l'huile de rasage, avec plus ou moins de kkburk dedans, mais dont les principaux ingrédients sont les désormais hyperclassiques HV/HE (huiles végétales / huiles essentielles pour les ceuses qui débarquent). Ce type de produit était déjà connu en après-rasage, voire en avant-rasage.

Les propriétés des HV et HE permettant à la fois d'assouplir la peau et les poils, de prévenir les irritations et petites infections ou d'apaiser le feu du rasoir... il était plus qu'ingénieux de les utiliser directement en un "tout-en-un-écolo-pratique" pour le rasage lui même. D'autant qu'on en utilise très peu (12 ml pour 90 rasages disent-ils) c'est donc très économique et très pratique (s'emporte partout).

Pour convaincre ces messieurs, je laisse la parole à Eksterterano

Depuis quelques temps, je voyais des publicités pour les huiles de rasage. Une gentille dame qui tient un magasin Bio à Marche-en-Famenne me donne un échantillon. Sur l'emballage le mode d'emploi et les qualités du produit. Celles-ci sont : plus de feu du rasage, rasage facilité, les poils n'encrassent plus la lame du rasoir, la lame dure plus longtemp, la peau est plus douce et n'est plus sèche, et le produit est economique (réputé plusieurs centaines de rasage avec 30 ml). Essayer c'est l'adopter. Tout ce qui est dit est vrai.

J'ai donc acheté le produit (entre 16 et 18 € la petite bouteille 30ml !). Mais je regarde les composants et j'y trouve des noms barbares style "PEG-7, glyceryl de cocoate, cetearyl nonanoate, etc...". Alors me vient la réflexion : et si j'utilisais de l'huile de cuisine (bio, première pression à froid bien sûr !).

[apparté de Raffa : Je vois déjà la tête de certains : Se raser à l'huile ? smilie ... Et pourquoi pas après tout ? On roule bien avec ! C'est très viril tout ça .]

Mode d'emploi : Bien mouiller les mains, le visage et le cou (style douche). Ensuite, quelques gouttes d'huile sur les mains et bien répartir sur toute la surface à raser. Masser un peu. Prenez le rasoir dans vos mains et en route. Attention ! Le rasage à l'huile est également un exercice de mémoire, avec la mousse il est facile de savoir où on est passé mais à l'huile... Y a pas de traces. Donc en plus d'un rasage qui glisse vous faites travailler vos neurones et les entretenez par la même occasion.

Résultat du test La lame que j'ai utilisée est restée environ un an sur la tête du rasoir, n'avait plus servi depuis (c'est mon rasoir de voyage et à la maison j'ai un rasoir électrique) et avait bien servi avant donc pas neuve. Je dirais même plutot émoussée. Eh bien tous les poils sont tombés sans que le rasoir ne m'arrache la peau. Celle-ci est devenue d'une douceur que je ne lui ai plus connue depuis longtemp. Quant au feu du rasage INEXISTANT.

Donc je propose la formule suivante :

  • 50 Ml d'huile de votre choix (il en existe des légères style noisette ou et des plus lourdes style sésame)
  • 10 gouttes d'HE de tea tree (désinfectant) ou 10 gouttes d'extrait de pépin de pamplemousse (désinfectant)
  • facultatif 5 gouttes d'HE de menthe poivrée (quelle fraicheur !) ou 5 gouttes d'HE d'ylang ylang ou fleur de votre choix (ça c'est de la coquetterie !)
Conclusion : Si on met tous les produits cités, facultatifs ou non, on arrive à un prix entre 5 et 6 € !

Eksterterano

De notre côté, on a acheté une version commerciale (12ml pour 5€ environ) à Zhom pour tester (et conserver le flacon pratique pour le même usage) : il teste... il ne faut que quelques secondes pour qu'il me dise "ça pue ! ça brûle ! ça pique! " et que des plaques rouges apparaissent... et oui classique : menthol et tee trea : 2 trucs que la peau de Zhom ne supportent pas du tout. Confirmation sans appel.

J'ai utilisé le produit à sa place... ça glisse très bien, ça ne me pique pas et ne me brûle pas (je supporte très bien la menthe poivrée, que j'adore,  et le tea tree).

Néanmoins, c'est l'occasion pour moi de mettre un bémol sur les produits cosmétiques d'utilisation quotidienne (j"insiste car l'utilisation ponctuelle est rarement problématique) maison ou non,  concentrés en principes actifs. Faites attention aux HE et aux dosages que vous utilisez dans ce cadre, surtout pour offrir. De plus en plus de gens sont allergiques (Zhom) ou à tendance allergique et l'application régulière d'HE peut tout à fait sensibiliser et rendre la personne allergique, même si elle ne l'était pas a priori. Des huiles essentielles (ou même végétales d'ailleurs) réputées safe peuvent donner des réactions impressionnantes sur certains. Ceci est vrai pour toutes sortes de produits d'ailleurs.

  • Pour une huile de rasage, je pense que 5 gouttes d'HE pour 30 ml suffisent.

  • Personnellement j'ai donc refais une version pour Zhom (qu'il n'utilise pas ) composée de gel d'aloe vera, d'huile d'abricot et de 2 gouttes d'HE de ciste ladanifère (cicatrisante).
  • Pour vous donner des idées, voici la compo du produit commercial que Zhom a utilisé (un peu trop d'ingrédients différents à mon goût) :
    huile végétale (sans précision), menthol, Aloe barbadensis (Aloe vera), Lavandula angustifolia (lavande vraie), Melaleuca alternifolia (Tea tree), Oenothera biennis (huile d'onagre), Prunus amygdalus dulcis (huile d'amande douce), Borago officinalis (huile de bourrache), Carthamus tinctorius (huile de carthame), Simmondsia chinensis (huile de jojoba), Eucalyptus globulus, Mentha piperita (menthe poivrée), Sinnamomum cassia (canelle de chine), Cananga odorata (Ylang Ylang), Santalum album (santal blanc), allantoin, tocophérol (vitamine E).
  • Une variante la mousse savon/huile. Comme Dutti (dans les commentaires) :
    Dans un pot  des bouts de savon d'Alep avec un peu d'huile d'argousier. Je me sers du blaireau pour émulsionner le tout afin d'obtenir une mousse à raser onctueuse et agréable sur la peau. Cela n'encrasse pas le rasoir et la peau reste impec.. Cela fait plusieurs semaines que je pratique ce mélange (avant l'huile d'argousier, j'utilisais l'huile d'Argan (texture moins riche)) et je n'ai plus de bouton, ni de coupure rémanente.

05.09.2008

Un dessin clair net et précis

 

 

01.09.2008

Créer le monde dans lequel nous voulons vivre

La planète va très mal, et donc nous aussi. Il appartient à chacun de nous de faire les gestes quotidiens qui soignent la terre, et nous, progressivement, avec.

J'ai passé le week-end de la Pentecôte dans un séminaire autour du philosophe et éco-agronome Pierre Rabhi. Nous étions près de 60 à  consacrer ce temps de réflexion à l'état de la planète et à l'importance des gestes de chacun à l'appel du mouvement créer par Pierre Rabhi et les personnes qui l'entourent: "Le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme". Je me suis reconnu dans chacune des valeurs qu'ils mettent en avant (résumées ci-dessous dans un tableau qu'ils nous ont laissé).

Mais ce qui me frappe le plus en relisant cette liste, c'est que si nous devions tous choisir UNE SEULE action qui ait le plus grand impact sur l'équilibre écologique de "notre vaisseau spatial terre" ce ne serait pas de moins prendre sa voiture (utile), de ne pas laisser couler l'eau (important), de manger bio (tres important), ou de mieux trier les ordures (important aussi bien sûr) mais ce serait tout simplement de beaucoup moins manger de viande !

30% des terres arables sont cultivées pour nourrir le bétail, et c''est une des principales causes de la déforestation. Les engrais et pesticides utilisés pour ces cultures de maïs et de soja sont une des principales sources de dénaturation des sols et de pollution des rivières. Les gaz à effet de serres émis par le bétail contribuent PLUS au réchauffement climatique que toute l'industrie du transport réunie. (De fait, le New York Times calculait en janvier 2008 que si les américains réduisaient leur consommation de viande de 20% cela serait équivalent à ce que toutes le voitures du continent soient devenues des Prius...)

Fascinant cette confirmation que la meilleure chose que nous puissons choisir de faire pour la terre soit aussi une de celles les plus largement démontrées de protéger aussi notre santé ! (Rappel : Le Fonds Mondial de la Recherche contre le Cancer recommande dans son rapport 2007 un objectif de pas plus de 300g de viande rouge par semaine)




Voici les quelques exemples donnés lors du stage "l'appel du Colibri". Chacun de ces gestes fait du bien à la terre, et à nous aussi...

VALEURS

VIVRE SIMPLEMENT ET DE L'ESSENTIEL

Construire écologique, aller à pied ou en vélo, réduire sa consommation d'eau et d'énergie, acheter moins et vivre mieux, prendre le temps de contempler...

Echelle locale

ACHETER DES PRODUITS LOCAUX

Favoriser les commerçants et artisans près de chez soi, les circuits courts: les AMAP, Jardins de Cocagne, les marchés, les producteurs...

Coopération et solidarité

ACHETER BIO ET DE SAISON

Alimentation, cosmétique, textiles, produits ménager...
Manger moins de viande...

L'humain et la nature

ÊTRE EN CONTACT AVEC LA NATURE

Cultiver son potager, marcher en forêt ou sur la plage, faire des sports de nature, aller à la ferme...

Autonomie

FAIRE CE QUI NOUS EPANOUIT

Faire le métier qui nous plait, pour lequel nous sommes doués, pratiquer un art, un sport, une activité auquel nous trouvons du sens, qui nous rend heureux, satisfait

Sobriété heureuse

CREER DU LIEN

Connaitre ses voisins, s'impliquer dans une association, dans son quartier, sa commune, organiser des rencontres, s'inscrire à un SEL, utiliser la monnaie SOL

Education

INCARNER

Recherche la cohérence dans chaque parole et chaque acte: éduquer, produire, transformer, acheter, se déplacer, voyager, échanger...

Source

31.07.2008

Hommage

Je tiens rendre un hommage à mon beau-père, mort le 23 juillet 2008, des suites d'un cancer...

C'était un grand homme, et de là où il est, je n'aurai qu'une chose à dire : nana...

 


Découvrez Henriette Winkler!

 

20.07.2008

Anti-puce naturel

Les produits anti-puces classiques sont dangereux pour la santé de nos animaux et plus particulièrement pour le chat qui y est beaucoup plus sensible que le chien. Ils sont aussi délétères pour la santé de l’homme. L’animal se lèche, l’homme ou l’enfant le caresse et porte parfois les mains à la bouche. Ces produits (qui contiennent des organophosphates comme le diazinon et le chlorpyrifos ; des carbamates ; des organochlorés comme le dichlorophène et le DDT) polluent aussi l’environnement et sont testés inutilement sur d’autres animaux comme chacun sait ! Acheter l’un de ces produits chimiques revient donc à cautionner ce genre de pratique !

Ainsi savez-vous que dans le produit FRONTLINE, il y a du Fipronil qui est une molécule très toxique (pour l’homme et l’animal et qui est classée comme cancérigène) du Régent (produit par BASF et utilisé en agriculture avec le Gaucho pour la culture du mais et du tournesol...) ?

Des solutions naturelles "sans cruauté" et végétales existent pourtant.

On dit qu’un animal en bonne santé et avec une peau en bon état n’est en général pas infesté de puces et de tiques. Lui apporter des soins externes réguliers (brossage par ex) et lui donner une nourriture équilibrée et vivante, riche en anti-oxydants et en enzymes, le protégera donc des attaques parasitaires.

Certains aliments sont réputés pour être des "aliments anti-puces" :

- La levure de bière, riche en vitamines du groupe B et en zinc.

- L’ail (riche en soufre) et les autres aliments soufrés contribuent à éloigner les puces de l’animal.

On peut même utiliser la levure en saupoudrage sur le poil, mais d’autres remèdes externes plus efficaces existent !

Le vinaigre a la propriété de faire fuir les puces et plus particulièrement le vinaigre de lavande (connu déjà comme produit anti-poux). Les huiles essentielles aussi font partie de l’arsenal anti-puces. Voici donc quelques recettes à faire soi- même : elles sont simples à réaliser, économiques, écologiques et "sans cruauté". Bref que des avantages !

On peut faire soi-même un shampoing anti- puces en ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles (H.E) anti-parasitaires comme : Le citron
L’eucalyptus
La lavande
La menthe
Le neem
Le romarin
Ou le tea tree(arbre à thé) - dans le flacon

On peut faire soi-même une lotion de la façon suivante :
Verser 4 c à soupe de vinaigre de cidre bio dans un vaporisateur de 200ml, plusieurs gouttes (5 à 15 selon que c’est un chat ou un chien - voir remarque sur les H.E plus bas) d’H.E d’eucalyptus (ou de lavande) et de menthe et remplir le reste d’eau de source.
Toujours bien agiter avant l’emploi. Ne pas pulvériser près des yeux.
Déposer quelques gouttes d’H.E sur un collier en tissu est une autre solution.

La lotion anti-puces et anti-insectes s’utilise aussi pour l’environnement pour faire fuir les insectes et pour désodoriser et assainir. On peut également utiliser pour l’environnement une H.E de géranium réputée pour faire fuir les mouches, les moustiques, etc.

On peut faire soi-même un déodorant pour accessoires (coussins, panier,etc) :
mettre 15 à 25 gouttes d’H.E de cannelle, de girofle, de pamplemousse et de menthe dans 200 ml d’eau additionné de 3 c à soupe de vinaigre. Agiter avant l’emploi. Les H.E ont des propriétés antiseptiques et bactéricides reconnues.

Note :Les huiles essentielles (uniquement en usage externe) sont à utiliser avec précaution chez l’animal qui y est beaucoup plus sensible que l’être humain (surtout le chat) et ne doivent jamais être utilisées pures sur la peau mais diluées. Ces huiles essentielles sont notamment distribuées par les laboratoires Gravier, Herbes et Traditions, Pur et Simple et Neways qui n’utilisent pas l’animal pour tester leurs produits et chez qui vous trouverez aussi des shampoings. On trouve aussi les H.E dans tous les magasins bio et les pharmacies.

- Les labos Gravier ont 3 shampoings pour les animaux dont un pour lutter contre les puces. www.labogravier.com

- Pur et Simple, redon, 47 290 beaugas, france (pas de site internet). Il y a de l’huile de Neem et beaucoup d’autres produits à un prix raisonnable.

Neways : (shampoing Silken pour humains et animaux) : www.dynavit.free.fr

Enfin n’oubliez pas que le bain et le peigne anti-puces suivi d’une lotion vinaigrée -qui rend aussi le poil brillant- est une autre méthode pour se débarrasser ou prévenir l’apparition de parasites.

L’eau savonneuse marche aussi très bien (savon liquide chez Pur et Simple par ex) : utiliser un peigne anti-puces et tremper le régulièrement dans l’eau savonneuse après chaque passage.

Et traiter l’environnement est indispensable - les puces passant la plupart de leur temps à l’extérieur et non sur l’animal !

Rédaction : Kristine Wrobel



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Mise à jour : pour les chats, utilisez des hydrolats et non des HE purs, ceux-ci étant toxiques pour eux et donc dangereux.

[Si vous voulez utiliser l'aromathérapie pour votre chat, les hydrolats sont la seule méthode sûre. Ils sont merveilleux parce que les chats peuvent les supporter sans problème, il n'y a pas de toxicité. Ils peuvent être (pulvérisés?) sur le chat pour désodoriser, ou pour un traitement anti-puces ou anti-tiques, ou encore peuvent être utilisés pour nettoyer les oreilles ou comme agents calmants. Ils ne sont pas aussi concentrés que les HE et ne requièrent pas la méticulosité et la dilution que les HE nécessitent. [...] Vous pouvez facilement mélanger et combiner différents hydrosols pour différents usages pour soigner votre chat. ]

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16.07.2008

Après le rasoir jetable, le portable « prêt à l’emploi »

Orange et BIC se sont associés pour donner naissance au concept BIC phone. Le principe en est simple : vous vous rendez dans un tabac, dans une gare ou un aéroport, chez un marchand de journaux ou dans une grande surface, et vous achetez pour 49 € TTC un téléphone portable 100 % « prêt à l’emploi ». Muni d’une batterie chargée, celui-ci intègre en effet une carte SIM donnant accès à 60 minutes de communication, lesquelles sont comprises dans le prix d’achat. Pour en profiter librement, l’heureux acheteur devra auparavant s’identifier auprès d’un service clients affilié à Orange. Une fois activé, ce forfait restera valable pendant les deux mois succédant à la mise en service de l’appareil.

Outre sa simplicité d’utilisation du fait de ses fonctionnalités restreintes (appels et SMS), l’autre argument majeur de vente repose sur l’absence d’engagement contraignant ; vous pouvez investir l’esprit tranquille… ou presque. Cette innovation, qui n’a de verte que sa couleur, nous replonge dans l’ère du tout jetable si nocif à la planète. Et si les deux entreprises à l’initiative du projet justifient leur innovation en vantant des « usages spécifiques de téléphonie », elles omettent de dire ce qu’il advient de ces produits de « dépannage » une fois devenus accessoires, si tant est qu’ils ne l’aient pas été depuis le début.

Ces nouveaux venus rejoindront sans nul doute les nombreux téléphones portables inutilisés qui végètent déjà au fond de nos tiroirs. Ainsi, les quelque trois milliards de personnes possédant des mobiles à travers le monde, parmi lesquels seuls 3 % pensent à recycler leurs anciens téléphones, pourront agrandir « en toute liberté » leur collection personnelle. Un désintérêt qui ne devrait certainement pas s’arranger avec la vente en libre service dès le 7 août prochain de ces portables à usage immédiat et limité.

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20.06.2008

Une petite barre sympa

Juste en passant, voici un lien où vous pourrez télécharger une barre d'informations écologique pour votre navigateur internet (firefox ou internet explorer)

Pour plus d'informations et pour l'avoir, visitez le site Ecolo Info

De l'huile de moteur dans les aliments

Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français.

Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…

Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).

A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !

Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à une trentaine de clients de l’industrie agroalimentaire1 , dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu’ont d’abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d’huile contaminés n’ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s’est fendue en catimini d’une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée. […]

Comme l’admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, “en l’absence de toxicité aiguë”, tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. “Aucun rappel” n’a été effectué .[…]

[Le Canard enchainé, 14 mai 2008]

19.06.2008

Enquête de santé : la pollution et l'homme

Emission très instructive à voir, même si elle est un peu longue.

Pour la voir, cliquez sur le lien suivant (si la lecture ne fonctionne pas, téléchargez le fichier en faisant un clic droit)

12.06.2008

Une nouvelle étude souligne le déclin ''inquiétant'' des requins de la Méditerranée

Selon une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue ''Conservation Biology'' et financée notamment par le Lenfest Ocean Program, toutes les espèces étudiées dans la mer Méditerranée afficheraient un déclin de plus de 97 %, en ce qui concerne le nombre et le poids des prises, depuis deux siècles.

Les conclusions de cette recherche, intitulée Déclin des requins de la mer Méditerranée : Résumé d'une nouvelle étude scientifique, montrent que plusieurs espèces méditerranéennes sont en voie de disparition, notamment si la pression actuelle de la pêche se maintient. Rappelons que quarante-sept espèces de requins évoluent dans la mer Méditerranée et vingt sont considérées comme grands prédateurs.

L'auteur principal de l'étude, Francesco Ferretti, craint que la diminution du nombre de requins n'ait des répercussions sur l'écosystème marin de la Méditerranée dans son ensemble.

Les auteurs de l'étude ont observé le statut de cinq des vingt espèces de grands requins prédateurs dans la Méditerranée : le requin bleu, une espèce de requin renard, deux espèces de requins taupes communs, et une espèce de requin marteau.

Selon l'étude, la quasi-totalité des grands requins de Méditerranée aurait payé un lourd tribut aux prises accessoires dans les pêcheries de grands fonds, à la pêche ciblée ainsi qu’à la demande humaine dans les zones côtières. Les requins sont particulièrement vulnérables face à la surpêche et se remettent mal du dépeuplement, car ils ont en général une croissance lente, une maturité sexuelle tardive et peu de petits, soulignent les chercheurs.

En moyenne, les requins pêchés en Méditerranée comptent parmi les plus petits au monde. D’après l’étude, la diminution de la taille et du poids indique que les jeunes requins sont les plus affectés par la pêche.

Selon un rapport publié en novembre 2007 par l'Union Mondiale pour la Nature (UICN), plus de 40% des espèces de requin et de raie de la Méditerranée sont menacées d'extinction, principalement en raison de la surpêche mais aussi des prises accidentelles, de la dégradation de l'habitat et de la pollution. Les requins bleus, marteaux communs et renards ont été classés comme ''vulnérables'' sur la dernière Liste rouge de l'UICN. Deux requins taupes communs : lamie et taupe bleue, ont été répertoriés comme ''en danger critique d’extinction''.

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01.06.2008

Le barbecue écologique

Barbecue vertical écologique à double foyer pour grillades verticales. Ce barbecue vertical écologique permet de griller simultanément des deux côtés. Ce barbecue vertical est rapide, pratique, économique et écologique. En moins de 20 minutes, vos grillades sont cuites, allumage du barbecue vertical compris.

Les graisses ne tombent pas dans le foyer et ne produisent donc pas de fumées toxiques. Les grillades ne s'enflamment plus.

Le barbecue vertical écologique fonctionne avec tout type de combustible solide (bois, déchets de végétaux, carton, etc.). Il n'est pas nécessaire d'utiliser du charbon de bois. Pour produire 1 kg de charbon, il faut brûler 5 kg de bois.

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30.05.2008

La fin du monde tel que nous le connaissons

Le compte à rebours a commencé : drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer de sorte que c'est bien le monde que nous connaissons qui tire à sa fin. C'est dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres que nous entrons bel et bien.

 


Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c’est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n’est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre de pétrole (économie) ; 3) l’intensification des guerres et du terrorisme pour l’accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d’abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l’énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu’en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l’ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd’hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l’histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l’ensemble de l’économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L’image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d’automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu’aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d’évitement ou d’adaptation n’auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l’offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu’à présent. Aujourd’hui, la demande dépasse l’offre. Cette nouvelle situation d’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L’inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l’agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens - croyants en une corne d’abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l’offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l’ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d’énergie ne peut que croître. L’avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l’énergie doit tendre vers le coût marginal. J’estime, au contraire, que le prix d’une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n’est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d’intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d’achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c’est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n’en possèdent pas, ou n’en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l’Allemagne n’en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd’hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l’Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu’à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l’opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l’Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l’Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l’Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l’accès à l’abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C’est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l’intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l’accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s’annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution). C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d’énergie, une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l’immensément complexe cycle du carbone, l’aval du cycle, désormais connu sous l’appellation de « changement climatique », est aujourd’hui l’objet d’une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement) destinées à réduire ou à s’adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l’amont du cycle du carbone, c’est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.

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25.05.2008

Une espèce d'oiseau sur huit est menacée d’extinction, selon l'UICN

Une espèce d'oiseau sur huit est menacée de disparition, soit 1.226 espèces dans le monde contre 1.186 en 2004, selon la dernière Liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) présentée le 19 mai à Bonn, où se tient la convention de l'ONU sur la biodiversité.

Cette nouvelle liste rouge 2008 des oiseaux mondialement menacés d’extinction est réalisée pour l’UICN tous les quatre ans par BirdLife International. 24 espèces ont ainsi rejoint un niveau supérieur de menace.

Selon l'UICN, le changement climatique et la déforestation accélérée par le développement des agrocarburants contribuent à la disparition des espèces d'oiseaux auxquelles s'ajoutent la dégradation des habitats et l'introduction d'espèces exotiques envahissantes.

Ces menaces conduiront à une accélération des extinctions, surtout sur les îles, où le taux d’endémisme est très important, rendant les espèces plus vulnérables, a prévenu la LPO. Selon l'organisation, 134 espèces connues d’oiseaux ont disparu depuis cinq siècles.

Parmi les 1.226 espèces d'oiseaux menacées de la Liste rouge de l'UICN, 4 sont éteintes à l’état sauvage et 190 sont déclarées en danger critique d’extinction. 363 espèces sont menacées d'extinction.

En 2008, la France métropolitaine et d’Outre-mer ne compte pas moins de 75 espèces menacées d’extinction alors qu’elle en dénombrait 71 en 2004, souligne la LPO. 12 espèces sont aujourd'hui en danger critique d’extinction dans tout le territoire français. Selon l'organisation, la Polynésie compte à elle seule 35 espèces menacées.

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