24.05.2008
L’Etat encourage la consommation de produits bio dans ses cantines et réceptions
À travers une circulaire publiée hier, l’Etat invite ses ministres, ses secrétaires d'Etat et ses préfets à inciter les services de restauration des administrations de l'Etat et des établissements publics placés sous leur tutelle à utiliser régulièrement des denrées issues de l'agriculture biologique, que ce soit pour la restauration collective ou pour les besoins des réceptions officielles. L'objectif, pour l'année 2010, est d'introduire 15 % de denrées issues de l'agriculture biologique dans les menus et d'atteindre 20 % en 2012. Cette mesure vise déjà les contrats en cours d'exécution qui devront donc faire l’objet d’avenants pour intégrer cet objectif.
Cette orientation s'inscrit dans la stratégie nationale de développement durable qui prévoit que l'Etat s'applique à lui-même la démarche de développement durable qu'il entend promouvoir auprès des collectivités territoriales, des particuliers et des entreprises. Elle découle directement des conclusions du Grenelle de l’environnement qui prévoit d’augmenter la surface agricole dédiée à l’agriculture biologique de 2% de la surface agricole utile en 2006 à 6% en 2012.
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23.05.2008
La performance énergétique s’affiche sur les petites annonces immobilières
Pour encourager le déploiement du DPE et sa prise en compte par les acquéreurs, les professionnels de l’immobilier s’engagent à afficher les performances énergétiques des biens sur les petites annonces de ventes et de location.
Suite à la signature d’une convention hier matin avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire, les professionnels de l’immobilier s’engagent à encourager leurs agences à afficher sur les annonces la classe énergétique des biens qu’ils vendent ou louent. Cette étiquette énergie découle du diagnostic de performance énergétique mis en place en 2006 et désormais obligatoire pour toute transaction immobilière. Ce document établi par un professionnel à chaque vente ou location de biens immobiliers doit informer sur la consommation annuelle d’énergie du bien et sur les coûts et les émissions de gaz à effet de serre associés. Cette consommation permet de classer les biens de la classe A pour les bâtiments peu consommateurs (inférieure à 50 kwh par m² par an) à la classe G pour les bâtiments très consommateurs d’énergie (plus de 450 kwh/m2/an). Mais réglementairement le vendeur ou le loueur n’est tenu de fournir ce document
Etiquette énergie/CO2 pour les batimentsqu’au moment de la signature, autrement dit lorsque le choix du bien est déjà fait. Désormais, la classe énergétique du bien devrait être visible sur les annonces immobilières en vitrine, dans les catalogues et sur les sites Internet. Cet affichage devrait être progressif avec 10% des agences sensibilisées en 2008, 25% en 2009 et jusqu’à 90% en 2012.
Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter
Sachant que la majorité des transactions immobilières se font à travers des professionnels (agences, notaires), le ministère espère ainsi que la performance énergétique deviendra un critère de choix majeur pour les acheteurs ou loueurs et que cela encouragera à termes les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation.
Reste à savoir si les propriétaires ou bailleurs voudront bien afficher cette information car selon une enquête du groupe PAP sur la performance énergétique réalisée en septembre 2007 sur un échantillon de 450 logements en Ile-de-France, deux biens sur trois sont classés entre F et G en termes de performance énergétique et aucun n'appartient à la catégorie A !
Les professionnels du secteur se sont d’ailleurs engagés à informer et sensibiliser leurs clients sur les enjeux de l’amélioration de la performance énergétique des biens immobiliers et de la lutte contre l’effet de serre. Une opération de sensibilisation baptisée « Stop Carbone » a d’ailleurs été lancée par l’association Human Village et plusieurs partenaires : les agences immobilières ERA Immobilier, le réseau de diagnostiqueurs certifiés AGENDA et l’association de professionnels spécialistes du confort thermique PROMODUL. Le but de l’opération consiste à inciter le grand public à la réalisation de travaux. Nous comptons proposer des solutions de financement avantageuses qui mettent en lumière le gain financier à terme pour le foyer. En effet, nous devons faire apparaître qu'un euro dépensé doit être un euro qui rapporte, explique les partenaires. À partir de janvier 2009, le message sera également destiné aux entreprises, collectivités et administrations.
Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du Grenelle, plusieurs textes législatifs concernant le DPE ont été publiés ou vont l’être prochainement. L’arrêté du 21 septembre 2007 a par exemple élargi l’obligation du DPE aux bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007. L’arrêté du 7 décembre 2007 stipule quant à lui que les gestionnaires des bâtiments publics importants doivent afficher le DPE dans le hall d’accueil du bâtiment, de manière visible du public. L’arrêté du 18 décembre 2007 par ailleurs prescrit la réalisation systématique, pour les bâtiments neufs de plus de 1.000 m², d’une étude de faisabilité de diverses solutions d’approvisionnement en énergie de leur projet de bâtiment, avant le dépôt de la demande de permis de construire.
En outre, deux nouveaux textes ont été publiés en mai 2008. L’arrêté du 6 mai confirme l'approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique tandis que le décret du 15 mai 2008 relatif au diagnostic de performance énergétique modifie le code de la construction et de l'habitation au regard de ce nouvel outil.
Un prochain arrêté, qui sera prochainement publié au Journal officiel, devrait fixer des objectifs de performance énergétique à atteindre lors des travaux importants de rénovation thermique. Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter, a déclaré Jean-Louis Borloo.
Mais pour l’association de protection de la nature Les Amis de la Terre, l’information à travers l’étiquette énergie/co2 reste insuffisante. Nous avons attendu trop longtemps pour inciter de façon efficace les particuliers à isoler leur logement et ainsi réduire leur consommation d’énergie, explique Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements climatiques aux Amis de la Terre. Nous n’avons plus d’autre choix que de rendre obligatoire la rénovation thermique des logements à chaque transaction immobilière, en vente ou location, à hauteur de 80 kWh/m²/an, estime-t-elle. L’association souligne surtout l’impérieuse nécessité de mettre en place des outils financiers efficaces pour que puisse être mené à bien un tel programme de rénovation. Les propriétaires les plus pauvres doivent bénéficier d’aides directes conséquentes, et les locations doivent faire l’objet de rénovation de qualité au même titre que les logements occupés par leur propriétaire, précise Cyrielle den Hartigh,
Rappelons qu’en France le secteur du bâtiment consomme 43% de l’énergie disponible et est à l’origine d’au moins 21% des émissions de CO2 nationales soit 120 millions de tonnes. Dans ce secteur, l’objectif « facteur 4 » que s’est fixé la France signifie qu’à partir d’une consommation moyenne de 400 kWh/m2/an actuellement, il faut parvenir à une consommation moyenne de 100 kWh/m2/an d’ici 2050 pour l’ensemble du parc dont environ 50 kWh/m2/an uniquement pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire (ECS).
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22.05.2008
Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?
Pour dégrader toute sorte de matière végétale en sucres facilement transformables en alcool, les champignons semblent prometteurs. Le Trichoderma reesei dont le génome vient d’être décodé pourrait ainsi permettre la production d’agrocarburants.
Dans un contexte de défiance envers les carburants produits à partir de denrées alimentaires comme le maïs ou la betterave, les recherches sur les agrocarburants de seconde génération fabriqués à partir de n’importe quelle matière végétale se poursuivent.
Certaines recherches cherchent à diversifier la ressource. Le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) travaille par exemple sur une production à partir de microalgues autotrophes. Ces microorganismes peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux espèces oléagineuses terrestres.
D’autres équipes se concentrent sur la technique et misent par exemple sur la thermochimie pour produire un carburant de synthèse liquide à partir de la biomasse. C’est le cas du CEA en France qui en coordination avec l’Institut français du pétrole mène le projet Biocarb.
Certains travaux sont quant à eux axés sur les moyens de dégrader la cellulose afin d’élargir les sources possibles de biomasse et dans cette voie les microorganismes semblent prometteurs. Un champignon en particulier a attiré l’attention des scientifiques du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence). Le champignon filamenteux Trichoderma reesei est en effet très efficace pour dégrader les végétaux grâce à une batterie d’enzymes : des cellulases.
La lignocellulose est en effet la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes formées de maillons élémentaires : des sucres. Mais pour transformer la cellulose en éthanol, il faut tout d'abord la séparer de la lignine. Certains champignons comme le Pycnoporus cinnabarinus sont à ce titre particulièrement étudiés pour cette étape. La cellulose peut ensuite être hydrolysée en sucres. Grâce à sa batterie d’enzymes très efficace, Trichoderma reesei est considéré comme le champignon de référence pour transformer la cellulose de la paroi végétale en sucres simples (saccharification) dont il se nourrit. Après fermentation, les sucres simples peuvent être facilement transformés en biocarburants, comme l’éthanol.
Pour aller plus loin dans la connaissance de ce champignon, l’équipe de glycogénomique dirigée par Bernard Henrissat du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ont analysé son génome. Les résultats de ces recherches publiés dans le magazine Nature biotechnology*, révèlent contre toute attente que ce champignon ne possède qu’un nombre très faible de gènes codant pour des cellulases (hemicellulases et pectinases), bien moindre que ce qui est trouvé habituellement chez les champignons capables de dégrader la paroi des plantes.
D’abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de cet organisme modèle sont finalement une aubaine. Les scientifiques vont pouvoir chercher quels gènes pourraient être ajoutées au patrimoine du champignon en vue d’améliorer le cocktail enzymatique et obtenir une saccharification plus efficace pour produire du bioéthanol.
Pour la petite histoire, rappelons le champignon filamenteux Trichoderma reesei a été découvert pendant la 2ème guerre mondiale dans le Pacifique Sud, où il était responsable de la dégradation des équipements de l’armée américaine. Aucune toile de coton ne lui résistait.
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06.05.2008
Les seigneurs de la mer
Un film qu'il faut voir... histoire de remettre "les dents de la mer" à sa place...
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25.04.2008
Prévenir et vaincre le surpoids en famille
En regardant Le magazine de la santé sur Frence5, je suis tombée sur un médecin parlant des régimes et de l'effet yoyo et tout ça.
Du coup j'ai appris qu'il avait sorti un livre, Prévenir et vaincre le surpoids en famille avec la méthode SLIM-data que je suis allée acheter à la FNAC aussitôt.
Non pas que je cherche à maigrir, mais parce que ça m'avait l'air plus sain comme démarche et propos, et qu'à mes yeux ça pouvait être un bon bouquin pour avoir les "bases".
Je l'ai donc lu et malgré quelques point sur lesquels je ne suis pas vraiment d'accord, je pense que c'est un bon outil pour (ré)apprendre à manger ce dont notre corps à vraiment besoin et comment il fonctionne.
Chaque SLIM-DATA traduit la moyenne pondérée entre les trois index alimentaires de base : Calorique, Enzymatique et Glycémique.
LES INDEX ALIMENTAIRES DE BASE
Pour comprendre toutes les «lois métaboliques» du surpoids, il faut faire la différence entre ce que l'on mange, digère et assimile, soit trois index alimentaires différents:
- Index calorique (IG): la composition en protides, lipides, glucides, soit le «poids calorique» de l'aliment
- Index Enzymatique (IE);.,le travail hormono-enzymatique du tube digestif influence par la densité et la lourdeur de l'aliment.
- Index glycémique (IG) ou - Insulinique (I2); l'intensité de la sécrétion d'insuline liée à la prise d'un aliment ou d'un repas.,
Pour faire court, la liste des produits SLIM-data est catégorisée en 4 couleurs : vert (stockage faible), orange (stockage moyen), rouge (stockage fort) et violet (stockage extrême et dérèglement de l'organisme)
Pour qu'un repas soit équilibré, il suffit qu'il soit de moyenne orange (ex : 1 rouge + 1 vert = orange), composé de 3 SLIM-data, dont un contenant une source de protéines (signalé pour un (P) à côté des aliments concernés).
Voici les combinaisons possibles :
3 VERTS
2 VERTS + 1 ORANGE > idéal
2 ORANGE + 1 VERT > idéal
3 ORANGE
1 ROUGE + 2 VERTS
1 ROUGE + 1 ORANGE + 1 VERT
Et voici la liste des aliments classés par couleur (j'ai enlevé les catégories poissons et viandes vu que ça ne me servira pas...)
ALIMENTS ZONE VERTE : à consommer librement
| LEGUMES | Litchi FRUITS SECS |
ALIMENTS ZONE ORANGE : à consommer librement, mais généralement associés à des aliments de la zone verte
| LEGUMES Avocat Betterave cuite Carotte cuite Choucroute Échalote cuite Fève fraîche crue Gombo Oignon cuit Panais Petit pois frais Pois gourmand FRUITS FRAIS Ananas Banane à peine mûre Brugnon Cassis Fraise Framboise Fruit de la passion Goyave Grenade Groseille Kaki Kumquat Mangue Melon Mirabelle Mûre Myrtille Nectarine Nèfle Papaye Pastèque Pêche Poire Pomme crue Prune Raisin Rhubarbe FRUITS SECS Pignon Pistache Raison sec Noix (cajou, pécan, brésil) CEREALES Boulgour Céréales type All-Bran Couscous Farines Flocons d’épautre Orge Pain au levain Pain au son | Pain aux céréales |
ALIMENTS ZONE ROUGE : à toujours associer avec des aliments de la zone verte
| LEGUMES Carotte en purée Citrouille cuite Courge cuite Potiron cuit Purée de légumes Soupe avec PDT FRUITS FRAIS Abricot Banane mûre Châteigne Figue Pomme cuite FRUITS SECS Abricot sec Cacahuète Datte Figue sèche Pâte d’amande Pruneau CEREALES Biscotte complète Biscuit apéritif Blé précuit Couscous précuit Crackers complets Feuille de brick cuite au four Feuille de brick frite Feuille de riz Flocons d’avoine Galette de riz soufflé Gressin Muesli Pain azyme Pain blanc Pain brioché Pain de campagne à la levure Pain de mie Pain polaire Polenta Riz blanc Viennoiserie artisanale LEGUMINEUSES & FECULENTS Millet Patate douce Pois cassé PDT à l’eau PDT en purée PDT frite LAITAGES & ŒUFS (P) Fromages fermentés Fromage fondu Lait de vache entier Œuf brouillé Œuf frit au plat | CONSERVES Fruit au sirop Haricot blanc nature / à la tomate Lentille MATIERES GRASSES Beurre frais Crème fraîche Huile d’arachide Huile de maïs Huile de pépin de raisin Mayonnaise CONDIMENTS & AROMATES Chapelure Ketchup sans additif Moutarde sucrée Olive noire Vins cuits Vinaigre DESSERTS Barre chocolatée Beignet maison Brownie Cake aux fruits Chocolat au lait Chocolat noir Confiture Crème brûlée Crème chantilly Crème de marron Crème dessert (P) Crêpe sucre / confiture Flan (P) Gâteau de riz sucré Gaufre chantilly / sucre / confiture Glace au lait Loukoum Madeleine Miel Milk-shake Muffin Pain d’épices Pâtisserie Sirop d’érable Sucre roux-complet Tiramisù BOISSONS Café sucré Champagne Eau sucrée Jus de fruit Sodas Thés et tisanes sucrés Vins |
ALIMENTS ZONE VIOLETTE : à éviter (pas plus de deux fois par mois)
| FRUITS SECS Cacahuète Amande fumée et salée CEREALES Baguette blanche Biscotte blanche Biscuit salé et fumé Céréales industrielles Corn-flakes sucrés Crackers blancs Pâtes à cuisson rapide Petit pain suédois Riz blanc précuit Riz soufflé Viennoiserie industrielles LEGUMINEUSES & FECULENTS Chips | MATIERES GRASSES |
17:10 Publié dans Tout sur les aliments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation
La glace de l'Arctique fond ''plus vite'' que prévu, selon le WWF
Selon un rapport publié le 24 avril par l'organisation environnementale WWF, la fonte des glaces dans l’Arctique est beaucoup plus rapide que ce qui était prévu par l’Évaluation des impacts sur le changement climatique dans l’Arctique (Acia), publiée en 2005, et le rapport Groupe d’experts internationaux sur le climat (GIEC) de 2007.
La calotte glaciaire du Groenland, dont le volume atteint 2,9 millions de mètres cubes, et les glaces de l’Océan Arctique, évaluées à 4,4 millions de mètres cubes en septembre 2007, rétrécissent à un rythme rapide, selon le WWF. Le volume des glaces de l’océan a connu une baisse de 39% par rapport au volume moyen observé de 1979 à 2000.
Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique, a déclaré Martin Sommerkorn dans un communiqué, l'un des auteurs du rapport et conseiller auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.
C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement, a-t-il souligné.
Le WWF publie son étude à l’occasion d’une réunion du Conseil de l’Arctique, une organisation regroupant les pays nordiques (les Etats-Unis, la Russie, le Danemark, la Finlande, l’Islance, la Norvège et la Suède), jeudi dans les îles Lofoten, en Norvège. Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait, a déclaré M. Sommerkorn.
13:20 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
Additifs alimentaires inoffensifs et végan
Voici la liste des additifs alimentaires classés "vert" et étant vegan :
E100
E101
E140
E160c
E160e
E160f
E161
E162
E163
E170
E172
E263
E297
E301
E302
E303
E306
E307
E308
E309
E330
E331
E334
E335
E336
E337
E350
E351
E352
E353
E354
E356
E357
E400
E401
E402
E403
E404
E417
E440a
E440b
E481
E482
E483
E500
E501
E503
E504
E528
E551
E558
E575
E576
E577
E578
E579
E902
E903
E920
E927b
E938
E939
E941
E942
E948
E949
E959
E1103
A avoir toujours dans sa poche !
Source : Danger additifs alimentaires, éditions Chariot d'Or
18:15 Publié dans Tout sur les aliments | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.04.2008
Vaches hublots
Dans un reportage sur Arte sur l'élevage intensif de bovins, ils parlaient du fait que des hormones sont injectées aux vaches pour augmenter leur production de lait. Mais ce traitement contre nature provoque notamment des infections des pis, ce qui implique des traitements à base d'antibiotiques, que l'on retrouve malheureusement dans le lait que nous consommons, ce qui n'est pas sans conséquence... sans parler du pu que l'on retrouve aussi dans le lait, puisqu'avant que l'infection soit détectée et traitée, un peu de pu a le temps de s'écouler avec le lait (ça, je le savais déjà)
Pour remédier à ces soucis techniques, l'homme dans toute sa splendeur a ainsi inventé les vaches avec un hublot sur le côté... lui permettant de contrôler constament la qualité de la digestion, et les médicaments à donner pour que tout soit "parfait"...
Bon appétit !
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15.04.2008
Les biocarburants accusés d'exacerber la crise alimentaire
C'est une dénonciation sans appel : "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité." Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, accuse les pays développés d'être responsables de l'importante inflation qui touche les denrées alimentaires. Une flambée des prix qui a entraîné des "émeutes de la faim" à Haïti et dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie.
Le rapporteur spécial vise plus particulièrement la politique de subventions aux cultures destinées aux biocarburants mise en place par les pays développés. "Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant", explique-t-il dans une interview au quotidien Libération. Plus rentables parce que subventionnées, les cultures destinées à la fabrication de biocarburants tendent à remplacer les cultures alimentaires, provoquant une raréfaction de produits de base comme le maïs, et donc une augmentation des prix.
Les biocarburants sont élaborés à partir de graisses et de sucres tirés de végétaux comme le blé, le colza, le maïs ou la betterave, qui sont également cultivés pour l'alimentation. Les futures générations de biocarburants devraient utiliser des résidus – fanes ou pailles – de ces aliments, mais ils sont encore loin d'être prêts techniquement.
L'UE DIVISÉE SUR LES SUBVENTIONS AGRICOLES
Plusieurs dirigeants européens, dont le chef du gouvernement italien Romano Prodi, ont dénoncé le fait que les cultures destinées à la fabrication de biocarburants bénéficient d'aides importantes. Une position soutenue par la Grande-Bretagne, qui demande la suppression de ces subventions.
L'Union européenne prévoit de porter à 10 % la part de biocarburants utilisés dans les transports dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Agence européenne de l'environnement avait recommandé une suspension de cet objectif vendredi 11 avril ; une éventualité démentie par le Commissariat à l'environnement lundi 14.
La France, qui doit prendre la présidence de l'Union au second semestre, a d'ores et déjà annoncé qu'elle lancerait une discussion sur la place des biocarburants dans la politique agricole commune. Le ministre de l'agriculture Michel Barnier souhaite également renégocier le fonctionnement des aides au développement, dans le cadre d'une "initiative européenne pour la sécurité alimentaire". Les négociations devraient s'avérer complexes, l'Union étant notamment divisée sur le maintien de barrières douanières, contestées par l'Organisation mondiale du commerce mais défendues par plusieurs pays dont la France.
10:29 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
11.04.2008
Une petite fille meurt, ses parents sont végétaliens, en avant pour la diabolisation...
Des parents végétaliens mis en examen
Un couple, adepte du régime végétalien qui proscrit tout aliment d'origine animale, a été mis en examen aujourd'hui à Amiens et écroué pour "privation de soins ou d'aliments" après la mort de sa fillette de 11 mois, a-t-on appris de source judiciaire.
Le père, âgé de 42 ans, qui tenait un magasin de produits biologiques au Tréport (Seine-Maritime), "reconnaît un manque de soins" à sa fille, a précisé à l'AFP le procureur de la République d'Amiens, Patrick Beau.
Inquiets de l'affaiblissement de leur enfant, née en avril 2007, les parents avaient appelé les pompiers le 25 mars à leur domicile de Saint-Maulvis, près d'Oisemont (Somme). Ces derniers n'avaient pu alors que constater le décès de l'enfant.
La fille aînée du couple, âgée de 9 ans, a été confiée à ses grands-parents.
Source: AFP
Alimentation végétalienne : des associations dénoncent l’amalgame
Communiqué de presse - 07/04/08
Marabout, bout de ficelle... ou comment jeter le trouble sur le mode d’alimentation végétalien et végétarien !
Associations signataires : PETA Europe, Veggie Pride, Association Végétarienne de France (AVF), L214, Vegnord, Auvergne Végétarienne Attitude (AVA), Association Végétarienne & Végétalienne d’InformationS (AVIS).
1. 220 millions d’Indiens ne mangent pas de viande, de poisson ni d’œufs (1). 2. Comme l’indique la conclusion d’une grande étude menée par des chercheurs du National Cancer Institute (Etats-Unis) « plus on mange de viande, plus on a de risque de cancer » (2). 3. Les modes de consommation courants et les mauvaises habitudes alimentaires obligent les services publics français à mettre en place de lourds programmes nationaux pour prévenir l’apparition de certaines maladies comme l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète (3).
Comment se fait-il alors qu’une alimentation végétalienne, basée sur les bienfaits des fruits,des légumes, des céréales, des légumineuses... soit discréditée par un triste fait divers (4) ?
Vraisemblablement par une association d’idées qui ne se fonde sur aucun fait avéré.
Les associations signataires de ce communiqué dénoncent l’amalgame qui a été fait dans les médias entre le décès d’un nourrisson et l’alimentation végétalienne, compromettant ainsi les efforts déployés pour promouvoir une alimentation éthique envers les animaux et bonne pour la santé humaine. Cet amalgame porte préjudice à l’ensemble des végétaliens qu’il pousse à marginaliser. Il est inadmissible d’exploiter un événement dramatique pour jeter la suspicion de maltraitance à enfants sur toutes les familles végétaliennes.
Au-delà des prises de positions isolées d’experts entendues ces jours-ci, dans un sens ou dans l’autre, rappelons la position officielle de l’association américaine et canadienne de diététique (ADA) (5) qui rassemble 70 000 membres :
« Les régimes végétariens (y compris végétalien) menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats au plan nutritionnel et sont bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. [...] Les alimentions végétarienne et végétalienne bien planifiées sont appropriées à tous les stades de la vie, y compris la grossesse et l’allaitement. Planifiées de façon adéquate, elles satisfont les besoins nutritionnels des bébés, des enfants et des adolescents,et contribuent à une croissance normale. »
« Père de deux enfants végétaliens, je suis choqué que le décès d’un bébé de 11 mois soit prétexte à jeter la suspicion sur l’ensemble des familles et des individus qui ont décidé, avec raison et responsabilité, de se nourrir végétalien. Je suis également choqué que la parole de certains médecins en contradiction avec des associations représentatives de professionnels comme l’Association américaine et canadienne de diététique soit utilisée pour valider des thèses clairement fausses. » déclare Sébastien Arsac, porte-parole des associations signataires.
sources :
« After Centuries, The Vegetarian Feast of India Finally Arrives », dans The New York Times. « Cancer : il ne fait pas bon être carnivore», dans lanutrition.fr. PNNS (Programme NationalNutrition Santé). Le récent décès d’une fillette de 11 mois par « privation de soins ou d’aliments » dont il se trouve que les parents sont végétaliens (AFP 03/04/2008). Vous pouvez retrouver une traduction intégrale de cette position détailléesur le site de l’Association végétarienne de France. Le texte original de cette position en anglais sur le site de l’ADA.
Il s'avère que cette petite fille est morte à cause d'une otite et de diarrhées NON SOIGNEES, ce qui n'a rien à voir avec son mode alimentaire, ni avec celui de ses parents.
S'ils avaient été musulmans, est-ce qu'on l'aurait mis dans les gros titres ? Ou juifs, ou omnivores ? NON, bien sûr que non !
Pourquoi la France reste-elle aussi intolérante face aux végéta*iens ?
Je suis végé sans faire partie de la moindre association, alors expliquez-moi où se trouve la secte ?
Pourquoi dois-je me justifier sans cesse des chox alimentaires que j'ai fait ? Vous emmerdez les musulmans parce qu'ils ne mangent pas de cochon, les juifs car ils ne mélangent pas ceci avec celà ? Non non et non, eux vous leur fouttez la paix, mais alors un végé vite faut se défouler dessus, faut lui crier 10 fois par jour qu'il a plein de carences, qu'il va mourir très vite et dans d'horribles souffrances, puis surtout, faut pas oublier le cri de la carotte !!!
Et puis surtout, surtout, si ce pauvre végé il a le culot de vous parler de "tranche de cadavre / animal mort dans votre assiette" il fait preuve d'intolérance ! Il vous fait chier !
J'en ai marre de la végéphobie, j'en ai marre de devoir rester calme et polie quand on "s'inquiète pour mon bien" en me disant qu'il faut manger de la viande et du poisson, j'en ai marre qu'on me traîte de sectaire si j'ai le malheur d'expliquer à quel point le bout de viande dans l'assiette est mauvais pour la santé...
J'en ai marre de fermer ma gueule et d'acouter déblatérer des idiots qui ne se donnent même pas la peine de se renseigner avant de juger.
Pardon d'être vulgaire, mais y'a des moments où faut que ça sorte...
11:40 Publié dans Tout pour les végés | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
La vente du nucléaire vaut bien un massacre au Tibet
Notre Président Sarkozy, véritable VRP du nucléaire dans le monde, est bien embêté avec ce qui se passe au Tibet. Bon, un massacre de quelques pauvres tibétains, on s'en fout mais un contrat pour deux centrales nucléaires...là, le sujet devient sérieux.
Aussi, le communiqué, très "light" et extrêmement tardif d'aujourd'hui du Président de la République, semble bien confirmer l'hypothèse développée par Vincent Jaubert. On ne condamme pas la Chine, de peur de perdre le contrat de vente des EPR.
D'ailleurs, il ne faut reculer devant rien pour les refourguer au monde entier, ces EPR et en particulier, taire le fait qu'ils ne pourraient pas résister à un crash suicide d'un avion. Stéphane Lhomme, porte parole du Réseau Sortir du Nucléaire, est de nouveau convoqué, demain, à la DST, pour avoir detenu et divulgué cette information classée Secret Défense. Il risque 5 ans de prison et 75.000 € d'amende pour avoir révélé au grand public une information essentielle, je trouve.
Aussi, quand je relis ce passage du discours de Nicolas Sarkozy, lors du congrès de l'UMP du 14 janvier, je reste songeur.
" Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde"
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Ma maison passive...dès demain !
Le parlement européen vient de recommander à ce que les normes des maisons passives deviennent les normes standards pour toutes les nouvelles habitations d'ici 2011. Cette recommandation fait des heureux, en particulier en Allemagne et en Autriche, pays dans lesquels ce concept de maisons passives est très avancé et où des filières professionnelles sont déjà en place pour répondre à la demande
Une maison passive : qu'est ce que c'est?

Tout d'abord, comme son nom l'indique, une maison passive est une maison à très faible consommation énergétique, offrant une température ambiante agréable toute l'année, sans avoir recours au chauffage. Ce résultat est possible grâce :
- au soleil (d'où l'importance de bien concevoir en amont la maison)
- à une excellente isolation (murs épais, triple vitrage....)
- aux appareils électroménagers et aux habitants qui dégagent de la chaleur
Dans une maison passive, l'air intérieur est très sain et est renouvelé en permanence. D'un coté, l'air extérieur pénètre dans la maison et est chauffé grace à un échangeur de chaleur. Cet échangeur accumule la chaleur de l'air sortant pour la restituer à l'air entrant. Seule la chaleur est "réutilisée" et c'est ce système qui garanti une constance de température dans la maison. Au final, la maison n'a besoin que de 15kwh/m²/an alors qu'actuellement, les normes tournent plutôt autour de 120kwh/m²/an.
En terme de coûts de construction, ces maisons ne sont pas spécialement beaucoup plus chères que les maisons traditionnelles dans la mesure où l'économie faite sur le système de chauffage permet de compenser les dépenses supplémentaires nécessaires dans des isolants. On parle d'un amortissement compris entre 5 et 10 ans. Et puis, quand on calcule la réduction des émissions de CO2, ce système devient absolument incontournable. Et là, le parlement européen semble bien avoir pris conscience des avantages de telles constructions !
L'exemple de l'Autriche : comment faire naître de nouvelles filières propres
Même si la première maison passive est née en Allemagne, à Darmstadt, l'Autriche a vite compris l'intérêt qu'elle avait à se lancer également dans cette filière. Les approches écologiques et économiques ont très vite été mises sur le même plan, montrant que l'on pouvait réduire les émissions de CO2 tout en augmentant les emplois. Ainsi, après un premier programme intitulé "1000 maisons passives en Autriche", les autorités tablent d'ici 2010 sur 11.800 maisons passives, permettant d'éviter l'émission de 134.400 tonnes de CO2! De même, les créations d'emplois sont estimées à plus de 17.000, ce qui, pour un pays comme l'Autriche (avec 8 millions d'habitants) est remarquable. Enfin, en se lançant de manière très volontaire dans cette direction, l'Etat autrichien a suscité la naissance d'entreprises spécialisées...lesquelles devraient venir prochainement se développer dans les autres pays européens.
Dernier point...la province du Vorarlberg a imposé, depuis le 1er janvier 2007, à toutes les nouvelles constructions de maisons individuelles, de suivre les préceptes des maisons passives.

Une fois de plus, nos voisins européens nous démontrent que l'on peut concilier économie et environnement et que la volonté politique doit être présente pour développer des filières nouvelles.
A nous de nous en inspirer d'autant plus que lorsque l'on regarde certaines réalisations, ça donne envie, non?
Pour aller plus loin, voici un témoignage de personnes vivant dans une maison passive
11:10 Publié dans Tout pour la maison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La fonte des plus grands glaciers mondiaux se poursuit inexorablement
Selon les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers publiées hier par le PNUE, la fonte des glaciers continue et touche l'ensemble des massifs montagneux. La tendance est même globalement à l'accélération
Alors que le G20 vient de se terminer sans avoir pu dégager de consensus quant aux efforts à fournir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, le PNUE publie les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers (SMSG) dont le siège se trouve à Zurich en Suisse. Selon les données de l'institut basées sur l'observation de près de 30 glaciers de référence situés dans neufs massifs montagneux distincts, le taux moyen de fonte et d'amincissement a plus que doublé entre les années 2005 et 2006. Les bilans estimatifs pour l'année 2006 indiquent que la fonte des glaciers a été plus importante et atteint en moyenne 1,5 mètre contre un 0,5 mètre en 2005. La fonte la plus élevée a été subie par le glacier norvégien du Breidalblikkbrea qui a perdu près de 3,1 mètres d'épaisseur durant la seule année 2006 contre 0,3 mètre l'année précédente.
D'autres fontes ont été enregistrées en Autriche avec le glacier Grosser Goldbergkees (1,2 mètre en 2006 contre 0,3 en 2005), en France sur le glacier d'Ossoue (3 m contre 2,7 m en 2005), en Italie où le glacier de Malavalle a reculé de 1,4 mètre en 2006 contre 0,9 mètre en 2005 mais également en Espagne, en Suède ou encore en Suisse.
Sur la même période, le SMSG note toutefois que certains glaciers ne se sont pas autant rétrécis qu'en 2005. C'est le cas par exemple du Chacaltaya en Bolivie, du Place glacier au Canada, de l'Hamtah en Inde ou encore des glaciers Daniels et Yawning aux Etats-Unis. Au final sur les 30 glaciers de référence étudiés par le SMSG, seul un continu à s'épaissir : le glacier Echaurren Norte au Chili.
Les derniers résultats font partie de ce qui semble être une tendance à l'accélération sans fin apparente, explique le professeur Wilfried Haeberli, directeur du SMSG. Pour le professeur Haeberli, il est clair que ces chiffres confirment la tendance à l'accélération de la fonte des glaciers au cours des 25 dernières années. Au cours de la période 1980-1999, la perte moyenne s'élevait à 0,3 mètre par an avec une année record à 0,7 mètre de fonte en 1998. Depuis 2000, ce taux a grimpé à 0,5 mètre par an en moyenne et le record de 1998 a été battu trois fois au cours des six dernières années : 2003, 2004 et 2006. Au final depuis les années 1980, les glaciers ont perdu en moyenne 11,5 mètres d'épaisseur.
Pour Achim Steiner, secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) la situation est critique : des millions voire des milliards de personnes dépendent directement ou indirectement de ces stockages naturels d'eau pour la production d'eau potable, l'agriculture, l'industrie et la production d'électricité durant une bonne part de l'année, explique-t-il. Les glaciers de l'Himalaya alimentent par exemple les plus grands fleuves indiens comme le Gange, l'Indus ou le Brahmapoutre qui permettent à des millions de personnes de vivre. Un ralentissement du débit des fleuves pourrait avoir des conséquences sanitaires et économiques très graves pour ces populations.
Des risques pèsent également sur les populations des pays industrialisés où l'eau est également un élément majeur pour la santé (fabrication d'eau potable), l'industrie (refroidissement, production d'électricité) et l'agriculture.
Pour Achim Steiner, la fonte des glaciers est la preuve et le signal d'alerte le plus marquant du réchauffement climatique. Le secrétaire général de l'ONU mise donc sur la prochaine réunion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC) prévue fin 2009 à Copenhage pour enfin mettre tout le monde d'accord sur l'action à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les gouvernements devront convenir d'un nouveau régime de réduction d'émissions et d'adaptation. Autrement, comme les glaciers, l'opportunité d'agir pourrait tout simplement fondre.
F.ROUSSEL
09:45 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
06.02.2008
Les déserts océaniques progressent aussi...
Dix années d'observations spatiales du satellite SeaWifs ont montré l'extension des zones à très faible production planctonique. Selon les auteurs de l'étude, la cause est le réchauffement des eaux de surface, qui ralentit les échanges verticaux.
Depuis 1997, le satellite SeaWifs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor, que l'on pourrait traduire par capteur océanique à large champ de vision) scrute la production de chlorophylle de l'océan mondial. En orbite polaire à faible altitude, il tourne 14 fois par jour autour du globe et survole à un moment ou à un autre tout point de la surface. Son instrument analyse la lumière réfléchie par l'océan dans huit bandes du spectre (dont deux en infrarouge, pour permettre la correction des effets atmosphériques). On peut grâce à lui établir précisément (avec une résolution de un kilomètre) la production de chlorophylle des océans.
Jeffrey Polovina et son équipe (U.S. National Marine Fisheries Service, Honolulu, Hawaii) publient dans la revue Geophysical Research Letters le bilan de dix années d'observation, entre 1997 et 2006. Son constat est net : à part dans le sud de l'océan Indien, tous les « déserts océaniques » ont vu leur surface augmenter. L'extension est de 6,6 millions de kilomètres carrés, soit 15 % de plus.
Au fait, qu'appelle-t-on un désert océanique ? L'expression peut sembler étrange mais c'est bien ainsi que l'on désigne de grandes zones de l'océan où la densité d'organismes vivants est très faible. On les rencontre au milieu des océans. Autour des grands bassins (Atlantique, Pacifique, océan Indien) se forment de vastes courants circulaires, appelés tourbillons, ou gyres en anglais, venant lécher les continents. Au niveau de la côte, la diminution de profondeur et les variations de températures plus importantes entre l'été et l'hiver génèrent des mouvements verticaux, vers le haut (upwellings) ou vers le bas (downwellings). Les premiers ont un effet bénéfique pour la vie car ils remontent depuis les profondeurs des sels nutritifs accumulés dans les profondeurs de l'océan. Le phytoplancton (végétal) se développe davantage, le plancton animal, qui s'en nourrit, prospère à son tour et toute la chaîne alimentaire suit le mouvement. Les pêcheurs le savent depuis toujours, eux qui réalisent le plus gros de leurs prises près des côtes. Loin au large, au centre du grand tourbillon, l'apport de nutriments est faible et la vie bien plus rare.
Une extension au moins dix fois plus rapide que prévu
En dix ans d'orbites, SeaWifs a généré d'innombrables cartes colorées (en fausses couleurs) montrant de grands anneaux (en général représentés en vert) entourant des zones (le plus souvent bleues). Dans les premiers, la production de chlorophylle est élevée tandis qu'elle est faible dans les secondes.
Ce sont ces zones que les océanographes ont vu croître au fil des ans. Le réchauffement des eaux explique bien le phénomène puisqu'il augmente la stabilité de la stratification verticale : plus chaudes, les eaux de surface ont moins tendance à descendre tandis que les eaux froides du fond remontent plus difficilement. Les mouvements verticaux s'amenuisent et la production végétale s'en ressent. Tous les modèles climatiques prévoyaient cet effet, à un facteur quantitatif prêt, et de taille : d'après les données de SeaWifs, l'extension de ces déserts océaniques durant les neuf dernières années est 10 à 25 fois plus rapide que ce que prédisaient les différents modèles !
Quelle est la cause du réchauffement des eaux de surface ? Bien sûr, on pense au réchauffement de l'atmosphère et au rôle des activités humaines. Mais les chercheurs n'en ont pas la preuve. Une décennie d'observations est une période courte pour la mécanique de l'océan mondial et des variations naturelles pourraient entrer en jeu. Malheureusement, SeaWifs ne restera pas en orbite suffisamment longtemps pour répondre à cette question. Il faudra attendre ses successeurs et continuer à prendre le pouls de la vie marine...
11:22 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement
21.01.2008
Galette tropicale
La galette des rois étant de saison, mais ayant vu la date passé sans m'en rendre compte, j'ai eu envie de la faire... à ma mode !
Donc du chocolat et de la noix de coco !
Pour ma part la dose chocolat ne me convient pas parfaitement, je la trouve trop prononcée, mais mon conjoint adorant, je vous transmets la recette quand même, à vous de mettre la quantité que vous aimez !
Galette tropicale

- 2 pâtes feuilletées
- 100g de noix de coco rapée
- 50g de cacao en poudre (sans sucre)
- 75 g de sucre complet
- 1 cuillière à soupe de maïzena dans un peu de lait
- 50g d'huile
- 50g de lait
- 1 cuillière à soupe d'extrait de vanille
Mélanger tous les ingrédients dans un saladier.
Déposer une pâte feuilletée sur une plaque de cuisson et percer la de petits trous.
Mettre l'appareil au milieu du cercle et étaler jusqu'à 1cm du bord, replier le tour de pâte au-dessus de la garniture.
Déposer la deuxième pâte sur la première, et replier le bord en-dessous de la galette.
Essayer de former un cercle en soudant le tout.
Badigonnez de lait (pour dorer) et percer des plusieurs trous (sinon ça gonfle et c'est pas beau)
Mettre au four préchauffez à 210°C pendant une demi-heure en surveillant la cuisson pour ne pas que ça brûle.
15:30 Publié dans [Petit coin cuisine] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter