18.10.2007

Les Français renonceraient au chauffage écologique et économe, perçu comme trop cher

D'après une enquête de Batim-Etudes commanditée par l'association des professionnels pour un chauffage durable ''Energies et Avenir'' qui s'intéresse au choix du système de chauffage dans les logements neufs, une majorité de particuliers faisant construire une maison souhaiterait installer un chauffage à énergie renouvelable mais y renoncerait face aux coûts d'installation. Cette étude a été menée auprès de 400 particuliers ayant obtenu l'autorisation de construire une maison neuve isolée au premier semestre 2007 et de 160 professionnels.
Selon l'étude, 58% des Français déclarent ne pas avoir choisi le système de chauffage de leur domicile qu'ils auraient souhaité. En revanche, 68% d'entre eux auraient opté pour un système de chauffage fonctionnant par géothermie ou pompe à chaleur alors que deux foyers sur dix en sont équipés. Seul 1% des habitations sont alimentées en énergie solaire.

On assiste à un développement massif du chauffage électrique direct du fait de son faible coût d'installation, explique Hervé Thelinge, Président d'Energies et Avenir. En effet, selon l'étude, 51% des foyers sont équipés d'un chauffage électrique direct alors que seulement 15% jugent ce système idéal. Des critères financiers immédiats effacent les motivations environnementales et de long terme, souligne l'enquête. 80% des Français renoncent aux installations écologiques, les jugeant trop coûteuses. Le faible coût de l'installation (35%) suivi du confort et du faible tarif de l'utilisation (23 % ex-aequo) motivent les particuliers sur leur choix final de système de chauffage. La protection de l'environnement n'incite que 9% des Français tandis que les aides financières et crédits d'impôt ne persuadent que 3% des personnes interrogées. Paradoxalement d'après l'enquête, le chauffage ''idéal'' pour les consommateurs serait celui qui respecte l'environnement (60%), légèrement devant le coût global qui prend en compte la rentabilité sur le long terme (55%).

Le recours systématique au chauffage électrique direct va limiter notre capacité à faire baisser les émissions de CO2 dans le bâtiment et pourrait multiplier par quatre la production d'électricité en 2050, prévient Hervé Thelinge. Car l'électricité utilisée pour le chauffage vient principalement des centrales thermiques. Le chauffage central à eau chaude permet au contraire le développement des énergies renouvelables et accompagne les efforts consentis en matière d'isolation des logements, poursuit le Président d'Energies et Avenir. À l'instar des particuliers, les constructeurs immobiliers suivent la tendance du moindre coût. Le chauffage électrique direct est retenu trois fois sur quatre en particulier pour son faible coût d'installation (92%). Les promoteurs privés installent majoritairement du chauffage électrique direct (dans 70 % des cas) alors que les promoteurs publics préfèrent du chauffage au gaz ou au fioul (presque 7 fois sur 10 également), précise l'enquête.

Selon les promoteurs, l'installation de chauffage ''idéale'' utiliserait la géothermie/pompe à chaleur air-eau, le chauffage solaire ou le chauffage individuel au gaz ou au fioul. Dans ce palmarès, les systèmes électriques directs sont cités en dernier. De la même manière, les différents promoteurs se rejoignent sur les qualités d'un chauffage performant qui doit être confortable (61%), permettre une facture minimum (49%) et utiliser les énergies renouvelables (30%), ajoute l'étude.

À l'occasion du Grenelle de l'environnement, Energies et Avenir présente différentes mesures et demande d'étendre le crédit d'impôt de 50% à l'installation de chaudières à condensation dans les bâtiments neufs. L'association propose de réduire de 25 à 30% les émissions de CO2 dans le parc existant en incitant à la modernisation des équipements de chauffage et en généralisant leur maintenance. Chaque renouvellement d'un système de chauffage vétuste (une chaudière sur trois a plus de 15 ans) permet d'économiser jusqu'à de 30 % de CO2 émis (soit 2 tonnes/an pour une chaudière individuelle et 30 tonnes pour une chaudière collective), précise Energies et Avenir.

L'association demande également le développement de l'utilisation des énergies renouvelables à travers l'implantation de chauffages à eau chaude. Le système de chauffage à eau chaude est davantage porteur d'utilisation d'énergies renouvelables que le chauffage électrique direct : bois, biogaz, géothermie, solaire thermique, agrocombustibles, explique Energies et Avenir. L'association d'une chaudière et d'un capteur solaire permet 30 % d'économie de CO2, l'utilisation d'une pompe à chaleur réduit de moitié les émissions de CO2, ajoute l'association. Enfin, Energies et Avenir soutient la création d'un observatoire officiel des émissions de CO2 des différents systèmes de chauffage et propose la centralisation des données issues du Diagnostic de Performance Energétique ainsi que le développement de la formation des professionnels du chauffage aux nouvelles technologies.

R. BOUGHRIE


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28.08.2007

Tarte au chou-fleur

J'ai fait un essai de tarte ce soir et je fus agréablement surprise du résultat !

J'avais vu le chou-fleur entartré de Cléa et je me suis dit que ça serait une bonne idée pour utiliser mon paquet qui trainait dans le congélo que je dois vider.
Seulement voilà, point envie de tarte style brisée, mais d'une bonne pâte à pain gonflée !  Je pars donc à la recherche d'une nouvelle recette (pour me changer de mon éternelle pâte à pizza complète) et j'en trouve une qui me fait de l'oeil direct : une pâte avec de la farine de maïs !
Ni une ni deux, je lance la machine à pain, j'étale et je laisse gonfler...

Au niveau du chou-fleur, la recette de Cléa a l'air bien bonne mais mon frigo ne contenait presque rien de ce qu'elle met ! Du coup, j'adapte à ma façon et ça donne quelque chose de bien bon, même si j'ai eu la main lourde sur le curry.

Allez, j'arrête de blablater et je vous donne les recettes !

Pâte à la farine de maïs

210 ml d'eau
20 ml d'huile d'olive
Une pincée de thym séché
280g de farine T55
80g de farine de maïs
1 c.c. de sel
1 c.c de levure sèche

Programme pâte à pizza si vous avez une map, sinon vous faites tout à la main, ça marche aussi.
Attention, ne pas rajouter d'eau trop vite, cela semble sec au départ mais ça change après.

Etaler et laisser lever avant d'utiliser.  

Le chou-fleur entarté 

500g de chou-fleur
1 à 2 c. à soupe de purée de sésame
un peu d'eau
100ml de crème liquide de soja
curry

Cuire le chou-fleur à la vapeur.
Préchauffer le four à 200°C.
Délayer la purée de sésame avec de l'eau et la crème liquide, ajouter le curry selon votre goût, saler.
Ecraser le chou-fleur à la fourchette dans la sauce et tout mettre sur la pâte.
Enfourner pour une trentaine de minutes.

Bon appétit ! 

Pétition

Une petite note en vitesse pour inviter les Belges passant par ici à aller signer une pétition pour l'unité de la Belgique. Ce n'est pas parce que je vis à Paris que je ne me sens plus concernée par mon pays de naissance...

Nous, Belges de naissance, de coeur ou d'adoption, demandons que les hommes politiques respectent notre pays!
Et son Unité.
Notre pays est trop petit, à l'heure de l'Europe, pour être divisé.
Nous, Belges de toutes les Régions et de toutes les Communautés, demandons aux hommes politiques de s'occuper des vrais problèmes tels que emploi, sécurité, santé, bien-être, l’environnement,... sans gaspiller leur temps et NOTRE argent à des querelles qui ne concernent qu'une petite minorité.
L'Union fera notre force!

(N'oubliez pas de confirmer votre signature via le mail qui est envoyé dans les minutes qui suivent.)

 

Pour l'Unité de la Belgique/ Voor de eenheid van België/

 

23.08.2007

Toxic : Obésité, malbouffe, maladie : enquête sur les vrais coupables

A lire au plus vite !

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Présentation de l'éditeur

En trente ans, à notre insu, l'alimentation a changé dans des proportions dramatiques. Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l'ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de... quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques qui aboutissent à la même conclusion : suivant l'exemple américain, l'espérance de vie de nos enfants sera plus courte que la nôtre. Des conséquences de l'épidémie mondiale d'obésité à la dure réalité de l'élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l'ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l'affaire Dominici, l'assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon...

Biographie de l'auteur

Journaliste français vivant aux États-Unis, William Reymond a déjà publié de nombreux ouvrages chez Flammarion, dont les best-sellers Dominici non coupable, JFK le dernier témoin et Coca-Cola l'enquête interdite.

16.08.2007

WWF : le thon rouge, une espèce en voie de disparition

Une nouvelle étude danoise du professeur Brian MacKenzie de l'Université technique du Danemark et de son collègue Ransom Myers a démontré que les thons rouges étaient présents en Océan Atlantique en grand nombre, mais qu'une pêche abondante a précédé leur disparition dans la région et semble y avoir joué un rôle clé. Cette étude doit paraître dans une édition spéciale de la revue Fisheries Species. Pour Bernard Cressens, Directeur des programmes du WWF, cette étude confirme l'étude du WWF sur le thon rouge et le cri d'alarme des scientifiques du monde entier en 2006, qui avaient conclu à une surexploitation évidente et à l'extinction prochaine du thon rouge en l'absence de mesures drastiques. Ils est urgent de mettre en œuvre une gouvernance durable de la pêche au thon rouge et de suivre les conclusions du Conseil scientifique de la CICTA (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés en Atlantique et mers adjacentes). Le WWF a toujours soutenu cette position sans obtenir le résultat escompté auprès des autorités publiques. Face à diminution du nombre de thons rouges, l'avis du comité scientifique CICTA en accord avec WWF préconisait : une fermeture saisonnière de la pêche industrielle de trois mois incluant obligatoirement le mois de juin, crucial pour la reproduction des thons rouges, une taille de capture minimale à 30 Kg sans dérogation, qui correspond à la taille de maturité sexuelle des thons et un quota de captures fixé à 15000 tonnes, soit la moitié du quota existant et un tiers des captures réelles.
Or, seule la taille de la capture de 30 Kg a été retenue par la CICTA, mais avec de trop nombreuses dérogations, indique le WWF dans un communiqué. En outre le WWF souligne que l'allocation des quotas (295OO tonnes ont été allouées pour les quatre ans à venir) est le double du chiffre demandé pour une gestion durable de cette espèce en voie d'extinction. De ce fait le WWF demande la réouverture du dossier thon rouge à la prochaine réunion de la CICTA qui se déroulera en Turquie en novembre 2007 et relance son appel à l'Union Européenne et au gouvernement français pour la mise en place d'un plan de pêche approprié. L'organisation préconise notamment que le quota de pêche soit ramené à 15 000 tonnes/an et que les moyens mis en place pour les contrôles soient sérieusement renforcés.

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14.08.2007

Menace de disparition pour le Lynx ibérique

Le lynx ibérique qui ne se trouve qu'au Portugal et en Espagne, risque d'être le premier grand félin à disparaître depuis la préhistoire, selon un le Fonds mondial pour la nature (WWF). C'est l'une des espèces animales les plus menacées au monde.

Il ne reste plus que 100 à 120 spécimens de ces grands félins tachetés en liberté, dont une douzaine de femelles en âge de procréer, alors qu'il étaient encore 100.000 au début du 20e siècle, selon un rapport publié mercredi par l'organisation SOS Lynx. La chasse, les animaux écrasés sur les routes et la propagation de la myxomatose des lapins sauvages, principale proie des lynx, expliquent la quasi-disparition du «tigre d'Europe».

«Ce n'est ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie que l'extinction des grands chats sauvages risque de se produire pour la première fois, mais sur les franges de la riche Union européenne, que l'on suppose pourtant développée et protectrice de l'environnement», écrit l'auteur du rapport, Dan Ward, consultant britannique en protection de la nature. «L'UE ne peut se contenter de belles paroles sur ses objectifs en matière d'environnement tout en menant des actions qui vont à l'encontre de ces objectifs», s'est élevée Susan Lieberman, directrice du programme mondial de protection des espèces du WWF.

Selon les dernières estimations en date, les deux dernières populations de lynx ibériques ne comptent plus qu'une centaine d'individus, dont 25 femelles reproductrices, contre plus d'un millier il y a dix ans.
L'organisation de protection de la nature a recensé en Espagne 53 projets de chantier qui mettent en péril ce félin, dont bon nombre sont partiellement financés par des fonds structurels de l'UE. Le WWF demande par conséquent à Bruxelles de revoir sa politique de développement dans le sud de l'Espagne afin d'assurer la conservation de cette espèce menacée.

Le Fonds réclame en particulier la fermeture pour deux ans de la route qui traverse le parc national de Donana, près de Séville. Ce couloir artificiel divise l'habitat des derniers lynx sauvages et les expose en outre au risque d'être écrasés par des voitures, aujourd'hui la première cause de mortalité de ces animaux. Plusieurs lynx ont déjà trouvé la mort sur ce nouvel axe qui relie les localités de Villamanrique et d'El Rocio, ajoute le WWF.

«Pour une population aussi réduite, la perte accidentelle d'un seul individu rapproche l'espèce de l'extinction», souligne Luis Suarez, expert de l'antenne espagnole du WWF. «Le soutien qu'apporte l'UE à des projets destinés à protéger le lynx ibérique est annulé par le financement qu'elle offre à des projets néfastes d'infrastructure.»

Les spécialistes de la protection de la faune dénoncent également les projets de barrage qui ont entraîné l'inondation de vallées servant d'habitat à ces lynx. Le braconnage et la raréfaction du lièvre, sa proie de prédilection, contribuent aussi à la disparition progressive de cet animal extrêmement farouche.
Le lynx ibérique, qui peut atteindre un mètre de long, soit la taille d'un gros chien, vit dans les bois broussailleux du sud du Portugal et de l'Espagne, à proximité des régions touristiques les plus fréquentées.

Le rapport propose de protéger l'habitat du lynx en réglementant l'agriculture intensive et l'urbanisation et suggère d'instaurer des limitations de vitesse autour des deux zones de reproduction des lynx, tout en encourageant la réintroduction du lapin sauvage. Il préconise aussi de développer les programmes d'élevage de jeunes lynx en captivité.

Actuellement 12 lynx dont quatre femelles sont en captivité dans différents centres en Espagne, et l'objectif est d'en porter le nombre à 70 à 2010 afin de les rendre ensuite à la vie sauvage. Les protecteurs de l'espèce sont confiants que le premier lynx naîtra en captivité au printemps prochain.

Seules deux communautés de lynx en liberté capables de se reproduire subsistent en Espagne. Dans le parc national de Donana, la quarantaine de lynx recensés pourrait disparaître en quelques années, selon Dan Ward. «Il n'y a eu que quatre à huit naissances de chatons cette année et la population n'est pas bien traitée: elle continue de décliner, elle est souvent trop petite, fragmentée et isolée pour pouvoir s'accroître sans une intervention énergique», écrit-il.

L'autre population de lynx au parc d'Andujar est plus stable, avec quelque 80 animaux, mais ce groupe est menacé par la construction de deux routes dans cette zone, ainsi que par la pression de l'urbanisation, selon le rapport.

Le «tigre d'Europe» figure sur la liste rouge de l'Union internationale pour la protection de la nature.  Le dernier félin à avoir totalement disparu était le tigre à dents de sabre. L'espèce s'est éteinte il y a environ 10.000 ans, selon WWF

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09.08.2007

Extinction du dauphin blanc de Chine

Il s'agit de la plus que probable extinction définitive, et toujours dans l'indifférence générale, du dauphin blanc de Chine, le baiji (Lipotes vexillifer).  Ce cétacé d'eau douce vivait dans le fleuve Yangtsé depuis 20 millions d'années et était l'unique représentant encore vivant des Lipotes. Ils étaient 5000 il y a un siècle, environ 400 dans les années 80, entre 15 et 50 en 1997. On n'en a pas retrouvé un seul lors de la dernière expédition partie à sa recherche à la fin de l'année dernière  et dont les conclusions viennent d'être publiées dans Biology letters.

«  Nous avons parcouru deux fois le périmètre des dauphins baiji. Il est difficile de croire que nous avons pu en rater un. Même s’il reste des spécimens nous sommes incapables de les trouver et nous ne pouvons donc rien faire pour stopper leur extinction » a déclaré Samuel Turvey de la Société Zoologique de Londres.

Les causes de sa disparition sont entièrement dues à l'homme : la construction du barrage des trois gorges, la pollution, le nombre toujours croissants de bateau parcourant le fleuve, les filets et le sursaut plus que tardif des autorités chinoises pour préserver cette espèce emblématique surnommée "la divinité du Yangtsé".

C'est la première extinction d'un grand mammifère depuis plus de 50 ans... et quasi personne n'en parle (ou n'en a parlé depuis le début de l'année).

Le marsouin du Yangtsé  (Neophocaena phocaenoides) est en passe de le suivre, il n'en reste que 400 individus environ.

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05.08.2007

Les bienfaits du végétarisme

04.08.2007

Gorilles dans la brume...

Ils sont 900 sur terre, enfin plus exactement en Afrique (RDC, Rwanda, Ouganda). Il y en a 380 dans une superbe région de RDC : le parc national de Virunga (le plus ancien d'Afrique). "Ils" ce sont nos cousins qui nous ressemblent tant, la connerie en moins. Ils vivent en famille, s'aiment, jouent, se protègent, se battent un peu parfois, se soignent avec des plantes (ce qui intéresse grandement la recherche pharmaceutique).

Ils sont tellement aimés dans le monde qu'ils rapportent à la région 2 millions de dollars par an grâce aux touristes. Les habitants du coin en sont fiers.

Au moins 7 d'entres-eux ont été massacrés cette année... pour rien. Même pas pour la viande de brousse, même pas pour assurer la subsistance d'une famille de braconnier non... juste pour faire peur. Car, voyez-vous,  la région attire de nombreux exploitants (la plupart étrangers) : le bois, les minerais (dont de très rares dont nous avons "absolument" besoin pour ces P.... de téléphones portables de M...), tout cela à portée de main. Mais ce parc est protégé ... à cause d'eux.

La semaine dernière 4 membres d'une famille de 12 gorilles des montagnes ont été exécutés : 2 femelles,  Neeza et Safari, une femelle pleine, Mburanumwe, et Senkwekwe, le dos argenté, à savoir le chef, le protecteur. Les habitants sont attérés.

La famille, du moins ce qu'il en reste,  est désormais composé de 3 jeunes mâles (Mukunda, Kongomani et Baseka) et 2 juvéniles (Noel et Bavukahe). Kongomani s'occupait du petit de Safari, mais ce dernier a été récupéré par le vétérinaire car il est beaucoup trop jeune. 2 autres membres sont toujours portés disparus : Macibiri et son petit Ntaribi. Autrement dit ce groupe n'a plus de chef, et plus de femelles. Sans femelles il leur sera difficile de se faire adopter par un autre groupe.

L'Unesco fait savoir que "la disparition de ces gorilles représente non seulement un drame pour la préservation de l'espèce mais aussi la perte d'une importante source de revenus pour les communautés locales". "La recrudescence du nombre de gorilles abattus dans le secteur sud du Parc national des Virunga exige la prise de mesures pour mettre fin à cet engrenage". Une première initiative sera l'envoi d'une mission conjointe sur place mi-août entre le Centre du patrimoine mondial de l'Unesco et l'Union mondiale pour la nature (UICN) pour "faire la lumière sur les raisons de la prise pour cible des populations de gorille de montagne", précise le texte de l'Unesco. Une deuxième initiative interviendra à l'automne pour faire le point avec les autorités de la RDC sur "la détérioration de l'état de conservation des biens du patrimoine mondial" dans leur pays.

 

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02.08.2007

Spot contre la corrida interdit

Renaud crie à la censure

Sur demande de la Société Protectrice des Animaux (SPA) en coopération avec le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) et la Fédération des Luttes Anti Corrida (FLAC), Renaud avait accepté de prêter sa voix à un spot de trente secondes dénonçant la barbarie de la corrida. Sauf que le spot en question vient d'être interdit de diffusion par le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP). Une interdiction qui n'est pas du goût du chanteur, qui n'hésite pas à parler de censure.
"Avec tout ce que l'on voit à la télévision, le BVP nous prend carrément pour des imbéciles. Protéger la jeunesse ce serait commencer par interdire les arènes aux moins de 15 ans et les soustraire à la violence d'un spectacle de torture et de sadisme. De qui se moque le BVP ? Est-ce réellement un organisme indépendant ?", s'interroge le chanteur au bandana.

19.07.2007

Les Européens consomment de plus en plus d'électricité

Malgré les efforts en matière d'efficacité énergétique pour contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone, la croissance économique de l'Union Européenne s'accompagne d'une hausse de la consommation énergétique, notamment électrique.

Selon un rapport* du Centre commun de recherche (CCR), le service scientifique interne de la Commission européenne, la consommation totale d'électricité augmente dans l'UE. Et ce dans tous les secteurs : résidentiel, services et industrie !

La consommation d'énergie électrique dans le secteur tertiaire (services) a augmenté de 15,8 %, tandis que la consommation industrielle s'est accrue de 9,5 %. Enfin, la consommation d'électricité dans le secteur résidentiel de l'UE-25 a progressé à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %), neutralisant par là même les progrès accomplis d'une manière générale entre 1999 et 2004.

Selon le rapport, cette demande croissante d'électricité de la part des ménages s'explique par une multiplicité de facteurs différents parmi lesquels l'usage généralisé d'appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur et l'ordinateur personnel, de même que l'essor de l'électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, comme les décodeurs, les lecteurs de DVD, les équipements à haut débit et les téléphones sans fil. D'autres facteurs sont dus à l'augmentation du nombre d'appareils détenus en double ou en triple exemplaire dans les ménages, essentiellement les téléviseurs et les réfrigérateurs/congélateurs, ainsi que l'augmentation générale du nombre de maisons unifamiliales et de la taille des logements. La généralisation du mode de veille dans l'électronique domestique est aussi en cause même si de nouvelles technologies permettent désormais aux fabricants de produire des équipements à très faible consommation de veille.

C'est dans le domaine le plus touché par l'augmentation de la consommation que les solutions semblent les plus faciles à mettre en œuvre, note le rapport qui précise également que de légères modifications dans nos habitudes d'utilisation des appareils domestiques peuvent donner lieu à d'importantes économies d'énergie.
Par exemple, lorsque de nouveaux appareils sont installés dans un ménage,les anciens sont simplement déplacés à un autre endroit de la maison, et non remplacés, ce qui contribue à accroître la consommation d'électricité , précise le rapport du CCR.
Un autre domaine est montré du doigt : les ampoules à incandescence qui entraîne le gaspillage effarant de 95 % de l'électricité consommée pour produire de la lumière visible. Le rapport du CCR constate que ce secteur est porteur d'économies potentielles, d'autant plus que de nouvelles technologies à très haut rendement, comme les lampes fluorescentes compactes (LFC) et les diodes électroluminescentes (DEL) blanches, mises au point récemment, pénètrent le marché.
Le rapport du CCR qui fournit des conseils pour réduire la consommation d'électricité, comme l'installation de chauffe-eau fonctionnant à l'énergie solaire, mentionne également que la consommation moyenne par ménage dans l'UE-25 était de 4.098 kWh en 2004. Ce chiffre pourrait être réduit de 800 kWh par foyer et par an, soit quelque 20 % de la consommation d'électricité de chaque ménage, en encourageant activement le remplacement des appareils et équipements existants et l'abandon total des ampoules à incandescence, indique le rapport.

Cette tendance d'accroissement généralisé de la demande électrique s'inscrit à l'opposé des mesures adoptées par l'UE, sous la forme d'exigences d'étiquetage, de normes de rendement minimum, d'accords volontaires, de mesures d'incitation et d'obligations en matière d'économies d'énergie, afin de réduire la consommation d'énergie et les émissions de CO2 qui en résultent. Rappelons en effet que dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l'Union européenne a adopté en avril 2006 une directive relative à l'efficacité énergétique dans les utilisations finales et aux services énergétiques. Cette directive a pour objet de rendre l'utilisation finale de l'énergie plus économique et plus efficace en établissant les objectifs indicatifs, les mesures d'encouragement et les cadres institutionnels, financiers et juridiques nécessaires pour éliminer les obstacles et les imperfections du marché qui empêchent une utilisation finale efficace de l'énergie. La directive concerne plus précisément la vente au détail, la fourniture et la distribution des grands vecteurs énergétiques dépendant d'un réseau comme l'électricité et le gaz naturel, ainsi que d'autres types d'énergie comme le chauffage urbain, le fuel de chauffage, le charbon et le lignite, les produits énergétiques de la sylviculture et de l'agriculture et les carburants. Selon cette réglementation, les États membres doivent adopter et atteindre un objectif indicatif en matière d'économies d'énergie de 9% d'ici 2016 et se fixer un objectif indicatif national intermédiaire à atteindre en 2009. Afin de présenter comment ils comptaient atteindre ces objectifs, les 27 Etats membres de l'UE étaient tenus de présenter des plans d'action nationaux sur l'efficacité énergétique pour le 30 juin 2007 au plus tard. Or à ce jour, seul sept d'entre eux à savoir le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, Chypre, la Hongrie, les Pays Bas et la Roumanie ont présenté leur plan d'action.
En outre, en novembre 2006, la Commission a présenté un plan d'action pour l'efficacité énergétique visant une réduction de 20 % la consommation d'électricité en 2020 par rapport à aujourd'hui. Les 60 mesures prévues par ce plan d'action concernent en grande partie des problèmes relevés dans le rapport d'aujourd'hui, précise la commission.

Le Parlement européen a également adopté le 12 juillet dernier une nouvelle version du règlement sur le programme «Energy Star», programme de la Communauté européenne relatif à l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la directive 2005/32/EC dite «Ecodesign», adoptée en juillet 2005. Les États membres devront appliquer des critères plus stricts en matière d'efficacité énergétique dans les marchés publics pour les équipements de bureau.

C.SEGHIER
* Pour consulter le rapport complet


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16.07.2007

Mousse de fruit

Lorsque les températures sont chaudes, le besoin de fraîcheur se fait sentir !

Et rien de plus simple, rapide, et bon que cette recette échangeable à souhait. Car vous pouvez utiliser n'importe quel fruit en boite !

Mousse de fruit

  • 1 petite boite de fruit au sirop (pêche, abricot, litchi, ananas, ...)
  • 1 petite cuillère d’agar-agar

Dans une casserole, mettre le jus des fruits, l’agar-agar et porter à ébullition. Arrêter après quelques bouillons. Laisser refroidir un peu.
Déposer les fruits dans un blender et réduire en purée. Ajouter le jus de fruits et actionner le blender pour obtenir un effet mousseux.

Verser dans les ramequins et mettre au frais pendant 2 heures.

05.07.2007

Le tigre

Fiche descriptive sur le tigre (panthera tigris)

- Taille/poids : le plus grand est le tigre de Sibérie, 3 m de long pour 300 kg environ, le plus petit est le tigre de Sumatra dont le poids maximum atteint 210 kg et don la longueur varie entre 1,40 et 2,50 m
- Reproduction : la tigresse met bas (3 à 4 petits mais il est rare que toute la portée survive) après une gestation variant de 93 à 111 jours. Les petits sont sevrés à l’âge de 6 mois et demeurent avec leur mère jusqu’à l’âge de 2 ans.
- Maturité sexuelle : entre 3 et 4 ans selon les sous-espèces
- Habitat : principalement la forêt tropicale (forêt de conifères pour le tigre de Sibérie), les mangroves.
- Aire de répartition : Le tigre du Bengale vit en Inde, au Bangladesh et au Népal. Le tigre d’Indochine est répandu en Malaisie, en Thaïlande, au Laos, au Viêt-nam et au Cambodge. Le tigre de Sibérie vit en Russie, en Chine et en Corée du Nord. Le tigre de Sumatra vit sur l’île du même nom, et le tigre de Mandchourie (ou tigre de Chine) vit dans les forêts des montagnes du sud de la Chine.
- Espérance de vie : 15 ans en moyenne mais ils atteignent rarement cet âge...
- Estimation du nombre d’individus : moins de 6000. Le plus menacé est le tigre de Chine (moins de 50 individus !) suivi par le tigre de Sibérie (moins de 400 animaux à l’état sauvage).

Le tigre compte 8 sous-espèces : le Tigre de Sibérie (Panthera tigris altaica), le Tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), le Tigre de Chine méridionale (Panthera tigris amoyensis), le Tigre de Sumatra (Panthera tigris sumatrae), le Tigre d’Indochine (Panthera tigris corbetti)
Les 3 dernières se sont éteintes à cause de l’homme : le Tigre de Caspienne (Panthera tigris virgata) dans les années 60, le Tigre de Java (Panthera tigris sondaicae) dans les années 70 et le Tigre de Bali (Panthera tigris balica) dans les années 40.


Reconnaissable à sa grande taille, et à sa robe orange aux rayures noires, le tigre est le plus grand et certainement le plus beau des félins, c’est également l’un des plus menacés.

 

Les pattes sont munies de griffes rétractiles de 7 à 8 cm en moyenne, et les rayures de chaque animal sont uniques, de sorte que l’on peut identifier chaque individu par son pelage. La couleur de son pelage se confond avec son environnement, servant ainsi d’excellent camouflage. Le tigre blanc n’est pas une sous-espèce distincte mais une variation du Tigre de Sibérie, lequel peut supporter des températures atteignant - 40°.

 

Le territoire d’un tigre couvre plusieurs dizaines de km2, le territoire d’un mâle pouvant chevaucher celui de plusieurs femelles.

 

Ce solitaire, qui est néanmoins plus sociable qu’on ne le pense, passe de longues heures à l’affût dans l’attente d’une proie, et préfère chasser à la tombée de la nuit car il possède une excellente vision nocturne. Son régime alimentaire est très varié, avec une préférence pour les proies de grande taille (cerfs, buffles, cochons sauvages...).

 

C’est également un excellent nageur.

 

Les vocalisations du tigre sont très variées et peuvent s’entendre à trois kilomètres de distance.
A la saison des amours, le mâle et la femelle passe des heures à jouer ensemble et à se séduire. La tigresse s’occupe seule de sa progéniture durant les premiers mois, le mâle n’est autorisé à les rejoindre que plus tard.


Une légende tenace veut que le tigre soit un redoutable mangeur d’hommes. Si le tigre s’en prend parfois à l’homme, le nombre de ces attaques reste néanmoins très faible, et il est plus dangereux pour un Indien par exemple de rencontrer un serpent venimeux qu’un tigre !


Principales menaces :
La déforestation conduit à la réduction de son habitat, et le braconnage demeure très préoccupant. Les 3 sous-espèces disparues ont été victimes d’une chasse abusive et de la déforestation.
Bien que ce fauve soit protégé dans tous les pays où il vit, les hommes continuent à le pourchasser pour sa fourrure ou certaines parties de son corps utilisées en médecine chinoise (bien que ces produits à base de tigre soient totalement inefficaces).
La seule chance du tigre réside dans la création de parcs nationaux et réserves où l’homme n’empiètera pas sur son territoire.
Ces réserves sont l’unique chance de salut pour le tigre de Chine notamment car l’animal est en concurrence directe avec l’homme pour son habitat. (Lire « des tigres et des hommes » de Richard Ives)

Américains et Russes ont mis en place un programme de conservation pour le tigre de Sibérie (voir l’excellent ouvrage de Peter Matthiessen « tigres dans la neige ») mais sa survie est précaire, le braconnage étant difficilement contrôlé.
Les autres sous-espèces sont essentiellement menacées par la disparition progressive de leur habitat.

Protection :
Classé en Annexe I de la CITES
Liste rouge des espèces menacées : En Danger critique d’extinction

 

Source

04.07.2007

L'élevage industriel des porcs

Les crises de la viande de porc dissimulent souvent les nuisances environnementales et le sort des cochons : ce n'est pas «vendeur» ! One Voice se doit donc de rétablir un équilibre de communication au sujet de cette production industrielle à 95%.

Une exploitation à taille inhumaine

Dans l'hexagone, environ 15 000, exploitations produisent en moyenne 2600 porcs charcutiers par an, avec un nombre moyen de 144 truies. L'Union européenne a produit un peu plus de 210 millions de porcs en 1999 (28 millions en France), 'mais surtout avec des petites unités… ; faisant du « hors-sol» quand même ! Le caractère intensif d'une exploitation n'est pas forcément lié à sa taille.

Une vie de cochon

Le porc est le type même de l'animal souffrant énormément du « modernisme ».

La truie

Après l'insémination, la truie attend environ trois mois et demi enfermée ou sanglée dans une stalle individuelle en pleine obscurité. Elle ne peut que se lever ou se coucher, ce qui permet des économies de nourriture.

Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est bloquée dans une cage de mise bas, l'empêchant tout autant de bouger. Ses petits peuvent téter « sans qu'elle les écrase en se couchant » (ce qui n'arrive jamais dans la nature). Ses instincts maternels sont totalement niés : elle ne peut pas faire un « nid » pour la mise bas, ni approcher ses petits. Quand elle se débat, elle se blesse. Mordre les barreaux est sa seule occupation possible. Les anxiolytiques et les antibiotiques aident à survivre à ce stress intense.

Malgré la surproduction et les problèmes de pollution, les élevages intensifs de porcs continuent de se multiplier.

Les porcelets

Ils reçoivent une injection d'antibiotiques et ont la queue et les dents coupées avec des pinces, sans anesthésie. Il s'agit de minimiser les bagarres dues aux conditions de la captivité. De plus, les mâles sont castrés à vif.

Les jeunes sont sevrés précocement afin que la truie recommence un nouveau cycle au plus vite. Puis ils sont placés dans l'obscurité sur un sol en claire-voie qui blesse leurs pattes (boiteries, déformations, nécroses... ).

Engraisser

Les porcs sont nourris d'aliments composés de céréales, de farines animales et d'accélérateurs de croissance (les fameux antibiotiques !). Les femelles sont traitées aux hormones et stéroïdes pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité. Tous doivent vivre malgré l'ennui, l'immobilisation forcée, l'entassement, l'obscurité et l'air irrespirable qui provoquent des maladies graves…
Enfin, le transport vers l'abattoir a lieu généralement de nuit, les porcs ne verront jamais la lumière du jour. Certaines truies, incapables de marcher, seront treuillées dans le camion. Leur chair meurtrie finira en rillettes ou en saucisson.

Des textes insuffisants

Pour ne pas déplaire aux éleveurs, le ministère de l'Agriculture adopte les normes de protection animale les moins contraignantes. Quant aux normes environnementales, il les applique avec un grand laxisme - et seulement quand l'Europe l'y pousse.

Un autre choix

Il existe pourtant des porcs (5% environ, bio ou non) qui vivent dans des conditions de semi-liberté (ce qui ne change rien à la mort en abattoir). Cette forme d'élevage est plus respectueuse de la nature, plus saine et plus rentable avec moins d'investissements lourds en matière de bâtiments. Mais les éleveurs prisonniers du système intensif doivent rembourser leurs prêts sur de longues années, sans pouvoir facilement changer leurs méthodes de production. Une fois construit, un élevage industriel est difficile à faire fermer.

Porcs génétiquement modifiés

En dépit de la surproduction, certains envisagent l'hyperproductivisme avec le porc transgénique. Des projets existent : porcs encore plus gros, mais à la viande plus maigre, « naturellement » sans yeux (donc grossissant plus vite du fait de leur immobilité) ou à quatre jambons - sur le modèle du poulet à quatre cuisses récemment « fabriqué » aux États-Unis…

Nuisances environnementales, le contre-exemple breton

Avec plus de 15 millions de porcs, la Bretagne concentre 57% de la production française. La pollution des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates issus du lisier empoisonne toute la péninsule, à tel point que les agriculteurs parlent de pollution irrémédiable de 60% des sources d'eau d'ici 2005, et de sols où les légumes seront impropres à la consommation. Les déjections, porcines représentent 33 millions de litres de lisier déversés en Bretagne et 57,5 millions en France - chaque jour !

La France entière est touchée

Le « modèle breton » a vécu et s'exporte ailleurs en France malgré l'opposition des riverains et des populations locales. Outre la dégradation de la qualité de vie, les nuisances et problèmes divers (odeurs, camions de transport et d'épandage,...) feront, à terme, chuter le prix des terrains et propriétés environnantes.

« Le lobby porcin, c'est comme le lobby corse : il ne tient que par la faiblesse de l'État» déclarait en 1999 André Chandernagor, ancien ministre et responsable du Collectif contre les porcheries industrielles, dont One Voice est membre.

Les cruelles conditions d'élevage - notamment sur caillebotis, truies sanglées ou bloquées, etc. - ne doivent plus être tolérées. Pour l'environnement et notre santé, les agrandissements et créations d'élevages industriels ne doivent plus être autorisés.

Ce que vous pouvez faire

Réduisez ou supprimez vos achats de chair de cochon et refusez celle de porcs élevés en batterie. Agissez contre tout projet, qui viendrait dénaturer votre région - n'hésitez pas à contacter One Voice, qui vous conseillera. En tant que consommateurs et citoyens, vous pouvez faire évoluer les choses. La mobilisation a empêché bien des élevages de voir le jour.

Source

Vous avez toujours envie de manger du jambon ? Je n'ai mis aucune image pour ne pas choquer certains lecteurs, mais vous pourrez en trouver facilementsur le net.

03.07.2007

Guépards : la course à la survie

On parle trop peu hélas de ce superbe félin, menacé d’extinction, et dont la population actuelle (moins de 13 000 individus) se répartit sur 25 pays - dont la plus grosse population en Namibie est de 2 500 félins, et la plus petite comprend une centaine de bêtes en Iran. Par ailleurs, on estime à 1 000 environ le nombre d’individus détenus en captivité, dont 300 en Amérique du Nord.

Voici les 5 sous-espèces :
Acinonyx jubatus jubatus : Afrique du Sud, Namibie, Bostwana, Zimbabwe, Malawi
Acinonyx jubatus raineyi : Kenya, Ouganda, Somalie
Acinonyx jubatus soemmeringii : Ethiopie, Tchad, Soudan, Cameroun, sud Niger
Acinonyx jubatus hecki : Sénégal, Ghana, Burkina-Faso, Mali du sud, nord Bénin
Acinonyx jubatus venaticus : Afrique du nord (Maroc, Egypte, Algérie, nord Niger, nord Mali, nord Mauritanie), Asie et Inde.

Le guépard est classé en annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction), qui interdit totalement son commerce et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Le guépard Indien a disparu en 1948, décimé principalement à cause de la chasse. A ce propos, des scientifiques indiens ont le projet de cloner l’animal afin de lui redonner sa place sur le continent, et les fonds ont déjà été alloués. Cependant, le guépard le plus génétiquement proche est celui d’Iran dont il ne reste plus qu’une centaine d’individus à l’état sauvage. Il est donc hors de question de capturer un sujet iranien. De plus, ce mécanisme de reproduction, encore mal maîtrisé, reste très aléatoire. Enfin, le plus grand obstacle réside certainement dans le fait que le guépard indien risque fort de ne pas retrouver son habitat originel, ni les proies qui constituent son régime alimentaire, compromettant ainsi ses chances de survie. Il est donc fort probable que ce projet ne voie jamais le jour. Du reste, il est navrant de constater que ce type de projet peut être financé, alors que les organismes oeuvrant à la protection et à la conservation des populations existantes ont des difficultés à rassembler des fonds.

Le guépard du Sahara, quant à lui, est la sous-espèce la plus menacée et fait actuellement l’objet d’un programme d’étude. Il était temps car cette sous-espèce n’a jamais vraiment intéressé les scientifiques de sorte que l’on ne dispose d’aucune donnée récente sur l’animal. La disparition de son biotope, la réduction de ses territoires de chasse et la pratique incontrôlée de la chasse au guépard sont en revanche des causes bien identifiées de sa raréfaction.

Quelles sont les menaces qui pèsent actuellement sur le guépard ?

En Afrique, le guépard se heurte à la diminution de son habitat, provoquée par l’augmentation de la population humaine et l’extension des cultures. Or ce félin a besoin d’immenses territoires. De plus, il est victime d’un appauvrissement génétique qui le rend fragile et plus sensible aux maladies, ce qui entraîne une diminution des naissances.

Il subit également une forte concurrence de la part des lions et des hyènes, surtout dans les parcs africains où ces deux dernières espèces sont en surnombre. Le guépard n’est pas un félin particulièrement féroce. Il compense son manque de force par sa rapidité et ne peut donc pas disputer ses proies à un lion ou une hyène qui s’en prennent également à sa progéniture. Comme pour n’importe quel autre félin, le braconnage constitue un problème sérieux qui n’est pas à négliger. Le guépard est aussi victime des ranchers africains, des blancs pour la plupart, propriétaires d’immenses domaines où ils élèvent du bétail. Des clôtures et des barbelés sont installés, empêchant la migration des herbivores, principales proies du guépard. Celui-ci est en outre considéré comme un concurrent par les ranchers, qui lui imputent, à tort, les attaques sur le bétail. Il est donc tiré, empoisonné, trappé.

Peu à peu les mentalités évoluent. Des organismes de protection de la faune sauvage tentent de sensibiliser les populations africaines et surtout, essaient de persuader les ranchers qu’un guépard vivant peut rapporter plus qu’un guépard mort. Cependant, ces ONG n’excluent pas des tirs sélectifs, très réglementés et donc soumis à autorisation, et dont le coût (l’idée est de faire payer assez cher ce permis de chasse temporaire) permettrait de financer un programme de conservation. Donner une valeur commerciale à une espèce animale est une idée dangereuse et néfaste mais il semble malheureusement que de nombreuses ONG se résignent à adopter de plus en plus fréquemment cette solution à défaut de trouver d’autres idées, ou de miser sur le tourisme vert.

Quoi qu’il en soit, les jours du guépard sont comptés. Les gouvernements africains et les instances mondiales de protection de la faune sauvage auront-ils suffisamment de volonté pour se donner les moyens de préserver le félin le plus rapide de la création ?



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