16.08.2008

Créer le monde dans lequel nous voulons vivre

La planète va très mal, et donc nous aussi. Il appartient à chacun de nous de faire les gestes quotidiens qui soignent la terre, et nous, progressivement, avec.

J'ai passé le week-end de la Pentecôte dans un séminaire autour du philosophe et éco-agronome Pierre Rabhi. Nous étions près de 60 à  consacrer ce temps de réflexion à l'état de la planète et à l'importance des gestes de chacun à l'appel du mouvement créer par Pierre Rabhi et les personnes qui l'entourent: "Le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme". Je me suis reconnu dans chacune des valeurs qu'ils mettent en avant (résumées ci-dessous dans un tableau qu'ils nous ont laissé).

Mais ce qui me frappe le plus en relisant cette liste, c'est que si nous devions tous choisir UNE SEULE action qui ait le plus grand impact sur l'équilibre écologique de "notre vaisseau spatial terre" ce ne serait pas de moins prendre sa voiture (utile), de ne pas laisser couler l'eau (important), de manger bio (tres important), ou de mieux trier les ordures (important aussi bien sûr) mais ce serait tout simplement de beaucoup moins manger de viande !

30% des terres arables sont cultivées pour nourrir le bétail, et c''est une des principales causes de la déforestation. Les engrais et pesticides utilisés pour ces cultures de maïs et de soja sont une des principales sources de dénaturation des sols et de pollution des rivières. Les gaz à effet de serres émis par le bétail contribuent PLUS au réchauffement climatique que toute l'industrie du transport réunie. (De fait, le New York Times calculait en janvier 2008 que si les américains réduisaient leur consommation de viande de 20% cela serait équivalent à ce que toutes le voitures du continent soient devenues des Prius...)

Fascinant cette confirmation que la meilleure chose que nous puissons choisir de faire pour la terre soit aussi une de celles les plus largement démontrées de protéger aussi notre santé ! (Rappel : Le Fonds Mondial de la Recherche contre le Cancer recommande dans son rapport 2007 un objectif de pas plus de 300g de viande rouge par semaine)




Voici les quelques exemples donnés lors du stage "l'appel du Colibri". Chacun de ces gestes fait du bien à la terre, et à nous aussi...

VALEURS

VIVRE SIMPLEMENT ET DE L'ESSENTIEL

Construire écologique, aller à pied ou en vélo, réduire sa consommation d'eau et d'énergie, acheter moins et vivre mieux, prendre le temps de contempler...

Echelle locale

ACHETER DES PRODUITS LOCAUX

Favoriser les commerçants et artisans près de chez soi, les circuits courts: les AMAP, Jardins de Cocagne, les marchés, les producteurs...

Coopération et solidarité

ACHETER BIO ET DE SAISON

Alimentation, cosmétique, textiles, produits ménager...
Manger moins de viande...

L'humain et la nature

ÊTRE EN CONTACT AVEC LA NATURE

Cultiver son potager, marcher en forêt ou sur la plage, faire des sports de nature, aller à la ferme...

Autonomie

FAIRE CE QUI NOUS EPANOUIT

Faire le métier qui nous plait, pour lequel nous sommes doués, pratiquer un art, un sport, une activité auquel nous trouvons du sens, qui nous rend heureux, satisfait

Sobriété heureuse

CREER DU LIEN

Connaitre ses voisins, s'impliquer dans une association, dans son quartier, sa commune, organiser des rencontres, s'inscrire à un SEL, utiliser la monnaie SOL

Education

INCARNER

Recherche la cohérence dans chaque parole et chaque acte: éduquer, produire, transformer, acheter, se déplacer, voyager, échanger...

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16.07.2008

Après le rasoir jetable, le portable « prêt à l’emploi »

Orange et BIC se sont associés pour donner naissance au concept BIC phone. Le principe en est simple : vous vous rendez dans un tabac, dans une gare ou un aéroport, chez un marchand de journaux ou dans une grande surface, et vous achetez pour 49 € TTC un téléphone portable 100 % « prêt à l’emploi ». Muni d’une batterie chargée, celui-ci intègre en effet une carte SIM donnant accès à 60 minutes de communication, lesquelles sont comprises dans le prix d’achat. Pour en profiter librement, l’heureux acheteur devra auparavant s’identifier auprès d’un service clients affilié à Orange. Une fois activé, ce forfait restera valable pendant les deux mois succédant à la mise en service de l’appareil.

Outre sa simplicité d’utilisation du fait de ses fonctionnalités restreintes (appels et SMS), l’autre argument majeur de vente repose sur l’absence d’engagement contraignant ; vous pouvez investir l’esprit tranquille… ou presque. Cette innovation, qui n’a de verte que sa couleur, nous replonge dans l’ère du tout jetable si nocif à la planète. Et si les deux entreprises à l’initiative du projet justifient leur innovation en vantant des « usages spécifiques de téléphonie », elles omettent de dire ce qu’il advient de ces produits de « dépannage » une fois devenus accessoires, si tant est qu’ils ne l’aient pas été depuis le début.

Ces nouveaux venus rejoindront sans nul doute les nombreux téléphones portables inutilisés qui végètent déjà au fond de nos tiroirs. Ainsi, les quelque trois milliards de personnes possédant des mobiles à travers le monde, parmi lesquels seuls 3 % pensent à recycler leurs anciens téléphones, pourront agrandir « en toute liberté » leur collection personnelle. Un désintérêt qui ne devrait certainement pas s’arranger avec la vente en libre service dès le 7 août prochain de ces portables à usage immédiat et limité.

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20.06.2008

Une petite barre sympa

Juste en passant, voici un lien où vous pourrez télécharger une barre d'informations écologique pour votre navigateur internet (firefox ou internet explorer)

Pour plus d'informations et pour l'avoir, visitez le site Ecolo Info 

01.06.2008

Le barbecue écologique

Barbecue vertical écologique à double foyer pour grillades verticales. Ce barbecue vertical écologique permet de griller simultanément des deux côtés. Ce barbecue vertical est rapide, pratique, économique et écologique. En moins de 20 minutes, vos grillades sont cuites, allumage du barbecue vertical compris.

Les graisses ne tombent pas dans le foyer et ne produisent donc pas de fumées toxiques. Les grillades ne s'enflamment plus.

Le barbecue vertical écologique fonctionne avec tout type de combustible solide (bois, déchets de végétaux, carton, etc.). Il n'est pas nécessaire d'utiliser du charbon de bois. Pour produire 1 kg de charbon, il faut brûler 5 kg de bois. 

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30.05.2008

La fin du monde tel que nous le connaissons

Le compte à rebours a commencé : drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer de sorte que c'est bien le monde que nous connaissons qui tire à sa fin. C'est dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres que nous entrons bel et bien.


Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c’est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n’est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre de pétrole (économie) ; 3) l’intensification des guerres et du terrorisme pour l’accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d’abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l’énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu’en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l’ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd’hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l’histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l’ensemble de l’économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L’image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d’automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu’aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d’évitement ou d’adaptation n’auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l’offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu’à présent. Aujourd’hui, la demande dépasse l’offre. Cette nouvelle situation d’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L’inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l’agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens - croyants en une corne d’abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l’offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l’ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d’énergie ne peut que croître. L’avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l’énergie doit tendre vers le coût marginal. J’estime, au contraire, que le prix d’une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n’est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d’intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d’achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c’est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n’en possèdent pas, ou n’en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l’Allemagne n’en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd’hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l’Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu’à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l’opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l’Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l’Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l’Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l’accès à l’abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C’est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l’intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l’accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s’annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution). C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d’énergie, une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l’immensément complexe cycle du carbone, l’aval du cycle, désormais connu sous l’appellation de « changement climatique », est aujourd’hui l’objet d’une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement) destinées à réduire ou à s’adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l’amont du cycle du carbone, c’est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.
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23.05.2008

La performance énergétique s’affiche sur les petites annonces immobilières

Pour encourager le déploiement du DPE et sa prise en compte par les acquéreurs, les professionnels de l’immobilier s’engagent à afficher les performances énergétiques des biens sur les petites annonces de ventes et de location.


Etiquette énergie/CO2 pour les batiments
Suite à la signature d’une convention hier matin avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire, les professionnels de l’immobilier s’engagent à encourager leurs agences à afficher sur les annonces la classe énergétique des biens qu’ils vendent ou louent. Cette étiquette énergie découle du diagnostic de performance énergétique mis en place en 2006 et désormais obligatoire pour toute transaction immobilière. Ce document établi par un professionnel à chaque vente ou location de biens immobiliers doit informer sur la consommation annuelle d’énergie du bien et sur les coûts et les émissions de gaz à effet de serre associés. Cette consommation permet de classer les biens de la classe A pour les bâtiments peu consommateurs (inférieure à 50 kwh par m² par an) à la classe G pour les bâtiments très consommateurs d’énergie (plus de 450 kwh/m2/an). Mais réglementairement le vendeur ou le loueur n’est tenu de fournir ce document
Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter
qu’au moment de la signature, autrement dit lorsque le choix du bien est déjà fait. Désormais, la classe énergétique du bien devrait être visible sur les annonces immobilières en vitrine, dans les catalogues et sur les sites Internet. Cet affichage devrait être progressif avec 10% des agences sensibilisées en 2008, 25% en 2009 et jusqu’à 90% en 2012.
Sachant que la majorité des transactions immobilières se font à travers des professionnels (agences, notaires), le ministère espère ainsi que la performance énergétique deviendra un critère de choix majeur pour les acheteurs ou loueurs et que cela encouragera à termes les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation.

Reste à savoir si les propriétaires ou bailleurs voudront bien afficher cette information car selon une enquête du groupe PAP sur la performance énergétique réalisée en septembre 2007 sur un échantillon de 450 logements en Ile-de-France, deux biens sur trois sont classés entre F et G en termes de performance énergétique et aucun n'appartient à la catégorie A !
Les professionnels du secteur se sont d’ailleurs engagés à informer et sensibiliser leurs clients sur les enjeux de l’amélioration de la performance énergétique des biens immobiliers et de la lutte contre l’effet de serre. Une opération de sensibilisation baptisée « Stop Carbone » a d’ailleurs été lancée par l’association Human Village et plusieurs partenaires : les agences immobilières ERA Immobilier, le réseau de diagnostiqueurs certifiés AGENDA et l’association de professionnels spécialistes du confort thermique PROMODUL. Le but de l’opération consiste à inciter le grand public à la réalisation de travaux. Nous comptons proposer des solutions de financement avantageuses qui mettent en lumière le gain financier à terme pour le foyer. En effet, nous devons faire apparaître qu'un euro dépensé doit être un euro qui rapporte, explique les partenaires. À partir de janvier 2009, le message sera également destiné aux entreprises, collectivités et administrations.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du Grenelle, plusieurs textes législatifs concernant le DPE ont été publiés ou vont l’être prochainement. L’arrêté du 21 septembre 2007 a par exemple élargi l’obligation du DPE aux bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007. L’arrêté du 7 décembre 2007 stipule quant à lui que les gestionnaires des bâtiments publics importants doivent afficher le DPE dans le hall d’accueil du bâtiment, de manière visible du public. L’arrêté du 18 décembre 2007 par ailleurs prescrit la réalisation systématique, pour les bâtiments neufs de plus de 1.000 m², d’une étude de faisabilité de diverses solutions d’approvisionnement en énergie de leur projet de bâtiment, avant le dépôt de la demande de permis de construire.
En outre, deux nouveaux textes ont été publiés en mai 2008. L’arrêté du 6 mai confirme l'approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique tandis que le décret du 15 mai 2008 relatif au diagnostic de performance énergétique modifie le code de la construction et de l'habitation au regard de ce nouvel outil.
Un prochain arrêté, qui sera prochainement publié au Journal officiel, devrait fixer des objectifs de performance énergétique à atteindre lors des travaux importants de rénovation thermique. Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter, a déclaré Jean-Louis Borloo.

Mais pour l’association de protection de la nature Les Amis de la Terre, l’information à travers l’étiquette énergie/co2 reste insuffisante. Nous avons attendu trop longtemps pour inciter de façon efficace les particuliers à isoler leur logement et ainsi réduire leur consommation d’énergie, explique Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements climatiques aux Amis de la Terre. Nous n’avons plus d’autre choix que de rendre obligatoire la rénovation thermique des logements à chaque transaction immobilière, en vente ou location, à hauteur de 80 kWh/m²/an, estime-t-elle. L’association souligne surtout l’impérieuse nécessité de mettre en place des outils financiers efficaces pour que puisse être mené à bien un tel programme de rénovation. Les propriétaires les plus pauvres doivent bénéficier d’aides directes conséquentes, et les locations doivent faire l’objet de rénovation de qualité au même titre que les logements occupés par leur propriétaire, précise Cyrielle den Hartigh,

Rappelons qu’en France le secteur du bâtiment consomme 43% de l’énergie disponible et est à l’origine d’au moins 21% des émissions de CO2 nationales soit 120 millions de tonnes. Dans ce secteur, l’objectif « facteur 4 » que s’est fixé la France signifie qu’à partir d’une consommation moyenne de 400 kWh/m2/an actuellement, il faut parvenir à une consommation moyenne de 100 kWh/m2/an d’ici 2050 pour l’ensemble du parc dont environ 50 kWh/m2/an uniquement pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire (ECS).
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22.05.2008

Bientôt des champignons génétiquement modifiés pour produire des agrocarburants ?

Pour dégrader toute sorte de matière végétale en sucres facilement transformables en alcool, les champignons semblent prometteurs. Le Trichoderma reesei dont le génome vient d’être décodé pourrait ainsi permettre la production d’agrocarburants.

Dans un contexte de défiance envers les carburants produits à partir de denrées alimentaires comme le maïs ou la betterave, les recherches sur les agrocarburants de seconde génération fabriqués à partir de n’importe quelle matière végétale se poursuivent.
Certaines recherches cherchent à diversifier la ressource. Le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) travaille par exemple sur une production à partir de microalgues autotrophes. Ces microorganismes peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare supérieurs d'un facteur 30 aux espèces oléagineuses terrestres.
D’autres équipes se concentrent sur la technique et misent par exemple sur la thermochimie pour produire un carburant de synthèse liquide à partir de la biomasse. C’est le cas du CEA en France qui en coordination avec l’Institut français du pétrole mène le projet Biocarb.
Certains travaux sont quant à eux axés sur les moyens de dégrader la cellulose afin d’élargir les sources possibles de biomasse et dans cette voie les microorganismes semblent prometteurs. Un champignon en particulier a attiré l’attention des scientifiques du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Universités de la Méditerranée et de Provence). Le champignon filamenteux Trichoderma reesei est en effet très efficace pour dégrader les végétaux grâce à une batterie d’enzymes : des cellulases.

La lignocellulose est en effet la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes formées de maillons élémentaires : des sucres. Mais pour transformer la cellulose en éthanol, il faut tout d'abord la séparer de la lignine. Certains champignons comme le Pycnoporus cinnabarinus sont à ce titre particulièrement étudiés pour cette étape. La cellulose peut ensuite être hydrolysée en sucres. Grâce à sa batterie d’enzymes très efficace, Trichoderma reesei est considéré comme le champignon de référence pour transformer la cellulose de la paroi végétale en sucres simples (saccharification) dont il se nourrit. Après fermentation, les sucres simples peuvent être facilement transformés en biocarburants, comme l’éthanol.

Pour aller plus loin dans la connaissance de ce champignon, l’équipe de glycogénomique dirigée par Bernard Henrissat du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ont analysé son génome. Les résultats de ces recherches publiés dans le magazine Nature biotechnology*, révèlent contre toute attente que ce champignon ne possède qu’un nombre très faible de gènes codant pour des cellulases (hemicellulases et pectinases), bien moindre que ce qui est trouvé habituellement chez les champignons capables de dégrader la paroi des plantes.
D’abord interprétées comme une mauvaise nouvelle, les limitations de cet organisme modèle sont finalement une aubaine. Les scientifiques vont pouvoir chercher quels gènes pourraient être ajoutées au patrimoine du champignon en vue d’améliorer le cocktail enzymatique et obtenir une saccharification plus efficace pour produire du bioéthanol.

Pour la petite histoire, rappelons le champignon filamenteux Trichoderma reesei a été découvert pendant la 2ème guerre mondiale dans le Pacifique Sud, où il était responsable de la dégradation des équipements de l’armée américaine. Aucune toile de coton ne lui résistait.

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25.04.2008

La glace de l'Arctique fond ''plus vite'' que prévu, selon le WWF

Selon un rapport publié le 24 avril par l'organisation environnementale WWF, la fonte des glaces dans l’Arctique est beaucoup plus rapide que ce qui était prévu par l’Évaluation des impacts sur le changement climatique dans l’Arctique (Acia), publiée en 2005, et le rapport Groupe d’experts internationaux sur le climat (GIEC) de 2007.

La calotte glaciaire du Groenland, dont le volume atteint 2,9 millions de mètres cubes, et les glaces de l’Océan Arctique, évaluées à 4,4 millions de mètres cubes en septembre 2007, rétrécissent à un rythme rapide, selon le WWF. Le volume des glaces de l’océan a connu une baisse de 39% par rapport au volume moyen observé de 1979 à 2000.

Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique, a déclaré Martin Sommerkorn dans un communiqué, l'un des auteurs du rapport et conseiller auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.

C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement, a-t-il souligné.

Le WWF publie son étude à l’occasion d’une réunion du Conseil de l’Arctique, une organisation regroupant les pays nordiques (les Etats-Unis, la Russie, le Danemark, la Finlande, l’Islance, la Norvège et la Suède), jeudi dans les îles Lofoten, en Norvège. Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait, a déclaré M. Sommerkorn.

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15.04.2008

Les biocarburants accusés d'exacerber la crise alimentaire

C'est une dénonciation sans appel : "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité." Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, accuse les pays développés d'être responsables de l'importante inflation qui touche les denrées alimentaires. Une flambée des prix qui a entraîné des "émeutes de la faim" à Haïti et dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie.

Le rapporteur spécial vise plus particulièrement la politique de subventions aux cultures destinées aux biocarburants mise en place par les pays développés. "Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant", explique-t-il dans une interview au quotidien Libération. Plus rentables parce que subventionnées, les cultures destinées à la fabrication de biocarburants tendent à remplacer les cultures alimentaires, provoquant une raréfaction de produits de base comme le maïs, et donc une augmentation des prix.

Les biocarburants sont élaborés à partir de graisses et de sucres tirés de végétaux comme le blé, le colza, le maïs ou la betterave, qui sont également cultivés pour l'alimentation. Les futures générations de biocarburants devraient utiliser des résidus – fanes ou pailles – de ces aliments, mais ils sont encore loin d'être prêts techniquement.

L'UE DIVISÉE SUR LES SUBVENTIONS AGRICOLES

Plusieurs dirigeants européens, dont le chef du gouvernement italien Romano Prodi, ont dénoncé le fait que les cultures destinées à la fabrication de biocarburants bénéficient d'aides importantes. Une position soutenue par la Grande-Bretagne, qui demande la suppression de ces subventions.

L'Union européenne prévoit de porter à 10 % la part de biocarburants utilisés dans les transports dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Agence européenne de l'environnement avait recommandé une suspension de cet objectif vendredi 11 avril ; une éventualité démentie par le Commissariat à l'environnement lundi 14.

La France, qui doit prendre la présidence de l'Union au second semestre, a d'ores et déjà annoncé qu'elle lancerait une discussion sur la place des biocarburants dans la politique agricole commune. Le ministre de l'agriculture Michel Barnier souhaite également renégocier le fonctionnement des aides au développement, dans le cadre d'une "initiative européenne pour la sécurité alimentaire". Les négociations devraient s'avérer complexes, l'Union étant notamment divisée sur le maintien de barrières douanières, contestées par l'Organisation mondiale du commerce mais défendues par plusieurs pays dont la France.

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11.04.2008

La vente du nucléaire vaut bien un massacre au Tibet

Notre Président Sarkozy, véritable VRP du nucléaire dans le monde, est bien embêté avec ce qui se passe au Tibet. Bon, un massacre de quelques pauvres tibétains, on s'en fout mais un contrat pour deux centrales nucléaires...là, le sujet devient sérieux.

Aussi, le communiqué, très "light" et extrêmement tardif d'aujourd'hui du Président de la République, semble bien confirmer l'hypothèse développée par Vincent Jaubert. On ne condamme pas la Chine, de peur de perdre le contrat de vente des EPR.

D'ailleurs, il ne faut reculer devant rien pour les refourguer au monde entier, ces EPR et en particulier, taire le fait qu'ils ne pourraient pas résister à un crash suicide d'un avion. Stéphane Lhomme, porte parole du Réseau Sortir du Nucléaire, est de nouveau convoqué, demain, à la DST, pour avoir detenu et divulgué cette information classée Secret Défense. Il risque 5 ans de prison et 75.000 € d'amende pour avoir révélé au grand public une information essentielle, je trouve.

Aussi, quand je relis ce passage du discours de Nicolas Sarkozy, lors du congrès de l'UMP du 14 janvier, je reste songeur.

" Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde"
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