16.07.2008
Après le rasoir jetable, le portable « prêt à l’emploi »
Orange et BIC se sont associés pour donner naissance au concept BIC phone. Le principe en est simple : vous vous rendez dans un tabac, dans une gare ou un aéroport, chez un marchand de journaux ou dans une grande surface, et vous achetez pour 49 € TTC un téléphone portable 100 % « prêt à l’emploi ». Muni d’une batterie chargée, celui-ci intègre en effet une carte SIM donnant accès à 60 minutes de communication, lesquelles sont comprises dans le prix d’achat. Pour en profiter librement, l’heureux acheteur devra auparavant s’identifier auprès d’un service clients affilié à Orange. Une fois activé, ce forfait restera valable pendant les deux mois succédant à la mise en service de l’appareil.
Outre sa simplicité d’utilisation du fait de ses fonctionnalités restreintes (appels et SMS), l’autre argument majeur de vente repose sur l’absence d’engagement contraignant ; vous pouvez investir l’esprit tranquille… ou presque. Cette innovation, qui n’a de verte que sa couleur, nous replonge dans l’ère du tout jetable si nocif à la planète. Et si les deux entreprises à l’initiative du projet justifient leur innovation en vantant des « usages spécifiques de téléphonie », elles omettent de dire ce qu’il advient de ces produits de « dépannage » une fois devenus accessoires, si tant est qu’ils ne l’aient pas été depuis le début.
Ces nouveaux venus rejoindront sans nul doute les nombreux téléphones portables inutilisés qui végètent déjà au fond de nos tiroirs. Ainsi, les quelque trois milliards de personnes possédant des mobiles à travers le monde, parmi lesquels seuls 3 % pensent à recycler leurs anciens téléphones, pourront agrandir « en toute liberté » leur collection personnelle. Un désintérêt qui ne devrait certainement pas s’arranger avec la vente en libre service dès le 7 août prochain de ces portables à usage immédiat et limité.
17:56 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
15.04.2008
Les biocarburants accusés d'exacerber la crise alimentaire
C'est une dénonciation sans appel : "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité." Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, accuse les pays développés d'être responsables de l'importante inflation qui touche les denrées alimentaires. Une flambée des prix qui a entraîné des "émeutes de la faim" à Haïti et dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie.
Le rapporteur spécial vise plus particulièrement la politique de subventions aux cultures destinées aux biocarburants mise en place par les pays développés. "Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d'un crime contre l'humanité pour sa propre soif de carburant", explique-t-il dans une interview au quotidien Libération. Plus rentables parce que subventionnées, les cultures destinées à la fabrication de biocarburants tendent à remplacer les cultures alimentaires, provoquant une raréfaction de produits de base comme le maïs, et donc une augmentation des prix.
Les biocarburants sont élaborés à partir de graisses et de sucres tirés de végétaux comme le blé, le colza, le maïs ou la betterave, qui sont également cultivés pour l'alimentation. Les futures générations de biocarburants devraient utiliser des résidus – fanes ou pailles – de ces aliments, mais ils sont encore loin d'être prêts techniquement.
L'UE DIVISÉE SUR LES SUBVENTIONS AGRICOLES
Plusieurs dirigeants européens, dont le chef du gouvernement italien Romano Prodi, ont dénoncé le fait que les cultures destinées à la fabrication de biocarburants bénéficient d'aides importantes. Une position soutenue par la Grande-Bretagne, qui demande la suppression de ces subventions.
L'Union européenne prévoit de porter à 10 % la part de biocarburants utilisés dans les transports dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Agence européenne de l'environnement avait recommandé une suspension de cet objectif vendredi 11 avril ; une éventualité démentie par le Commissariat à l'environnement lundi 14.
La France, qui doit prendre la présidence de l'Union au second semestre, a d'ores et déjà annoncé qu'elle lancerait une discussion sur la place des biocarburants dans la politique agricole commune. Le ministre de l'agriculture Michel Barnier souhaite également renégocier le fonctionnement des aides au développement, dans le cadre d'une "initiative européenne pour la sécurité alimentaire". Les négociations devraient s'avérer complexes, l'Union étant notamment divisée sur le maintien de barrières douanières, contestées par l'Organisation mondiale du commerce mais défendues par plusieurs pays dont la France.
10:29 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
11.04.2008
La fonte des plus grands glaciers mondiaux se poursuit inexorablement
Selon les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers publiées hier par le PNUE, la fonte des glaciers continue et touche l'ensemble des massifs montagneux. La tendance est même globalement à l'accélération
Alors que le G20 vient de se terminer sans avoir pu dégager de consensus quant aux efforts à fournir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, le PNUE publie les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers (SMSG) dont le siège se trouve à Zurich en Suisse. Selon les données de l'institut basées sur l'observation de près de 30 glaciers de référence situés dans neufs massifs montagneux distincts, le taux moyen de fonte et d'amincissement a plus que doublé entre les années 2005 et 2006. Les bilans estimatifs pour l'année 2006 indiquent que la fonte des glaciers a été plus importante et atteint en moyenne 1,5 mètre contre un 0,5 mètre en 2005. La fonte la plus élevée a été subie par le glacier norvégien du Breidalblikkbrea qui a perdu près de 3,1 mètres d'épaisseur durant la seule année 2006 contre 0,3 mètre l'année précédente.
D'autres fontes ont été enregistrées en Autriche avec le glacier Grosser Goldbergkees (1,2 mètre en 2006 contre 0,3 en 2005), en France sur le glacier d'Ossoue (3 m contre 2,7 m en 2005), en Italie où le glacier de Malavalle a reculé de 1,4 mètre en 2006 contre 0,9 mètre en 2005 mais également en Espagne, en Suède ou encore en Suisse.
Sur la même période, le SMSG note toutefois que certains glaciers ne se sont pas autant rétrécis qu'en 2005. C'est le cas par exemple du Chacaltaya en Bolivie, du Place glacier au Canada, de l'Hamtah en Inde ou encore des glaciers Daniels et Yawning aux Etats-Unis. Au final sur les 30 glaciers de référence étudiés par le SMSG, seul un continu à s'épaissir : le glacier Echaurren Norte au Chili.
Les derniers résultats font partie de ce qui semble être une tendance à l'accélération sans fin apparente, explique le professeur Wilfried Haeberli, directeur du SMSG. Pour le professeur Haeberli, il est clair que ces chiffres confirment la tendance à l'accélération de la fonte des glaciers au cours des 25 dernières années. Au cours de la période 1980-1999, la perte moyenne s'élevait à 0,3 mètre par an avec une année record à 0,7 mètre de fonte en 1998. Depuis 2000, ce taux a grimpé à 0,5 mètre par an en moyenne et le record de 1998 a été battu trois fois au cours des six dernières années : 2003, 2004 et 2006. Au final depuis les années 1980, les glaciers ont perdu en moyenne 11,5 mètres d'épaisseur.
Pour Achim Steiner, secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) la situation est critique : des millions voire des milliards de personnes dépendent directement ou indirectement de ces stockages naturels d'eau pour la production d'eau potable, l'agriculture, l'industrie et la production d'électricité durant une bonne part de l'année, explique-t-il. Les glaciers de l'Himalaya alimentent par exemple les plus grands fleuves indiens comme le Gange, l'Indus ou le Brahmapoutre qui permettent à des millions de personnes de vivre. Un ralentissement du débit des fleuves pourrait avoir des conséquences sanitaires et économiques très graves pour ces populations.
Des risques pèsent également sur les populations des pays industrialisés où l'eau est également un élément majeur pour la santé (fabrication d'eau potable), l'industrie (refroidissement, production d'électricité) et l'agriculture.
Pour Achim Steiner, la fonte des glaciers est la preuve et le signal d'alerte le plus marquant du réchauffement climatique. Le secrétaire général de l'ONU mise donc sur la prochaine réunion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC) prévue fin 2009 à Copenhage pour enfin mettre tout le monde d'accord sur l'action à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les gouvernements devront convenir d'un nouveau régime de réduction d'émissions et d'adaptation. Autrement, comme les glaciers, l'opportunité d'agir pourrait tout simplement fondre.
F.ROUSSEL
09:45 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
06.02.2008
Les déserts océaniques progressent aussi...
Dix années d'observations spatiales du satellite SeaWifs ont montré l'extension des zones à très faible production planctonique. Selon les auteurs de l'étude, la cause est le réchauffement des eaux de surface, qui ralentit les échanges verticaux.
Depuis 1997, le satellite SeaWifs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor, que l'on pourrait traduire par capteur océanique à large champ de vision) scrute la production de chlorophylle de l'océan mondial. En orbite polaire à faible altitude, il tourne 14 fois par jour autour du globe et survole à un moment ou à un autre tout point de la surface. Son instrument analyse la lumière réfléchie par l'océan dans huit bandes du spectre (dont deux en infrarouge, pour permettre la correction des effets atmosphériques). On peut grâce à lui établir précisément (avec une résolution de un kilomètre) la production de chlorophylle des océans.
Jeffrey Polovina et son équipe (U.S. National Marine Fisheries Service, Honolulu, Hawaii) publient dans la revue Geophysical Research Letters le bilan de dix années d'observation, entre 1997 et 2006. Son constat est net : à part dans le sud de l'océan Indien, tous les « déserts océaniques » ont vu leur surface augmenter. L'extension est de 6,6 millions de kilomètres carrés, soit 15 % de plus.
Au fait, qu'appelle-t-on un désert océanique ? L'expression peut sembler étrange mais c'est bien ainsi que l'on désigne de grandes zones de l'océan où la densité d'organismes vivants est très faible. On les rencontre au milieu des océans. Autour des grands bassins (Atlantique, Pacifique, océan Indien) se forment de vastes courants circulaires, appelés tourbillons, ou gyres en anglais, venant lécher les continents. Au niveau de la côte, la diminution de profondeur et les variations de températures plus importantes entre l'été et l'hiver génèrent des mouvements verticaux, vers le haut (upwellings) ou vers le bas (downwellings). Les premiers ont un effet bénéfique pour la vie car ils remontent depuis les profondeurs des sels nutritifs accumulés dans les profondeurs de l'océan. Le phytoplancton (végétal) se développe davantage, le plancton animal, qui s'en nourrit, prospère à son tour et toute la chaîne alimentaire suit le mouvement. Les pêcheurs le savent depuis toujours, eux qui réalisent le plus gros de leurs prises près des côtes. Loin au large, au centre du grand tourbillon, l'apport de nutriments est faible et la vie bien plus rare.
Une extension au moins dix fois plus rapide que prévu
En dix ans d'orbites, SeaWifs a généré d'innombrables cartes colorées (en fausses couleurs) montrant de grands anneaux (en général représentés en vert) entourant des zones (le plus souvent bleues). Dans les premiers, la production de chlorophylle est élevée tandis qu'elle est faible dans les secondes.
Ce sont ces zones que les océanographes ont vu croître au fil des ans. Le réchauffement des eaux explique bien le phénomène puisqu'il augmente la stabilité de la stratification verticale : plus chaudes, les eaux de surface ont moins tendance à descendre tandis que les eaux froides du fond remontent plus difficilement. Les mouvements verticaux s'amenuisent et la production végétale s'en ressent. Tous les modèles climatiques prévoyaient cet effet, à un facteur quantitatif prêt, et de taille : d'après les données de SeaWifs, l'extension de ces déserts océaniques durant les neuf dernières années est 10 à 25 fois plus rapide que ce que prédisaient les différents modèles !
Quelle est la cause du réchauffement des eaux de surface ? Bien sûr, on pense au réchauffement de l'atmosphère et au rôle des activités humaines. Mais les chercheurs n'en ont pas la preuve. Une décennie d'observations est une période courte pour la mécanique de l'océan mondial et des variations naturelles pourraient entrer en jeu. Malheureusement, SeaWifs ne restera pas en orbite suffisamment longtemps pour répondre à cette question. Il faudra attendre ses successeurs et continuer à prendre le pouls de la vie marine...
11:22 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement
10.01.2008
Les initiatives locales pour lutter contre la pollution automobile se multiplient en Europe
Avec l’entrée en vigueur d’un péage urbain à Milan et d’une éco-pastille à Berlin, Cologne et Hanovre, l’année 2008 commence sous le signe de la lutte contre la pollution automobile urbaine. À chaque ville sa solution.
Confrontées à une pollution par les particules fines et les oxydes d’azote (NOx) ou encore par l’Ozone et les Composés organiques volatiles (COV), les agglomérations européennes cherchent de plus en plus à limiter la circulation dans leur centre-ville. Développement des transports en commun, réaménagement de l’espace urbain, péage ou encore limitation des vitesses de circulation, plusieurs options s’offrent à elles. Les villes de Berlin, Cologne et Hanovre ont opté depuis le 1er janvier 2008, pour un accès restreint de leur centre-ville aux véhicules les moins polluants. Un système de vignette a été mis en place permettant d’identifier les véhicules selon trois couleurs (rouge, jaune et vert) en fonction de leurs émissions. Les véhicules jugés vraiment trop polluants ne peuvent pas obtenir l'une de ces vignettes et sont donc automatiquement interdits d'accès. Cela concerne les voitures, camions ou bus équipés d’un moteur essence ne disposant pas de pot catalytique ou fonctionnant avec un moteur diesel répondant tout au plus aux exigences de la norme Euro 1. Les véhicules diesel avec filtre à particule qui répondent aux exigences des normes Euro 1 ou Euro 2 peuvent arborer une pastille rouge et ceux satisfaisant aux normes Euro 3, une jaune. Ces pastilles rouges et jaunes subissent quelques restrictions de circulation dans les « zones écologiques » mais autorisent globalement l’accès au centre-ville. Les conducteurs des véhicules diesel les moins nocifs (Euro 4), tout comme ceux des véhicules à essence respectant les normes Euro 1 à 4, doivent acheter une pastille verte qui leur permet de circuler partout librement.
Cette classification des véhicules par code couleur a été définie au niveau national par le gouvernement allemand en 2007 mais les villes ont la latitude de définir les « zones écologiques » et leurs conditions d’accès. Berlin par exemple a déjà prévu de renforcer ces conditions en 2010, date à laquelle seuls les véhicules à pastille verte seront autorisés à rouler dans les « zones écologiques ». Pour l’instant trois villes ont déjà mis en service ce dispositif mais d’autres prévoient de le faire en mars 2008 et en 2010.
À l’instar de Londres et de Stockholm, la ville de Milan a choisi de son côté de mettre en place un péage urbain baptisé Ecopass qui est entré en fonction le 2 janvier. Les véhicules répondant aux exigences des normes Euro 3 et 4 sont exonérés de péage tandis que les véhicules plus anciens, ainsi que les poids lourds, doivent désormais payer pour accéder au centre-ville. Les véhicules essence Euro 0 et les véhicules diesel Euro 1 sont totalement exclus du périmètre du péage. Les caméras de surveillance placées aux 43 points d'accès au centre-ville vérifient de 7h30 à 19h30, du lundi au vendredi, que les conducteurs ont bien payé un abonnement quotidien (2 à 10 €) ou annuel (50 à 250 €). Avec ce dispositif, la ville de Milan espère réduire le trafic de 10% et la pollution atmosphérique particulaire de 30%. En 2007, les valeurs réglementaires journalières de particules fines PM10 ont été dépassées 132 fois à Milan. Le maire de la ville Letizia Moratti mise donc sur Ecopass pour éviter de nouveaux dépassements en 2008 et garantir une meilleure qualité de l’air aux habitants. Les résultats des premières journées ont, semble-t-il, satisfait la mairie puisque quelque 6.300 véhicules soit 10% des voitures entrées dans la ville appartenaient aux catégories considérées comme polluantes et étaient munies du ticket « Ecopass ». Mais ce péage est pour le moment au stade de l’expérimentation et la mairie semble consciente que l’efficacité de la méthode ne pourra être évaluée qu’au bout d’un an de fonctionnement. En attendant, la ville entend investir l’argent provenant de ces péages dans les transports en commun.
En France, il n’est pas encore question d’instaurer des péages urbains ou des restrictions à l’échelle de celles mises en œuvre en Allemagne même si l’idée a été proposée par les groupes de travail du Grenelle de l’Environnement. La prise en compte de la pollution automobile est plus axée sur les émissions de CO2 à travers le dispositif de bonus-malus mis en place dernièrement et se traduit localement par des réaménagements urbains favorisant les circulations douces et les transports en communs ou la création d’éco-quartiers où la voiture est exclue. Des solutions de toute évidence moins drastiques…
F.ROUSSEL
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20.12.2007
Le texte sur les OGM déçoit
Cultiver des OGM en plein champ sera demain légalement possible en France, à conditions de respecter de nouvelles règles. C’est ce qui ressort du projet de loi adopté ce matin en Conseil des Ministres. Le texte devrait être voté avant le 9 février prochain, au grand désespoir des associations écologistes.
Les écologistes ne décolèrent pas. Eux qui souhaitaient un moratoire sur les cultures de maïs OGM en France, n’ont pas apprécié que le gouvernement décide un simple gel jusqu’au 9 février des semis de maïs OGM, le temps d’adopter une nouvelle loi. Le texte de cette loi a été présenté ce matin en Conseil des ministres et devrait arriver au Parlement "autour du 15 janvier", selon Jean-Louis Borloo. Pour le ministre de l’Ecologie, ce texte qui "a fait l’objet d’une concertation avec les ONG, reprend les conclusions du Grenelle" de l’environnement, complète le régime juridique actuellement en vigueur, en prévoyant la création d’une Haute autorité et en instaurant les principes de transparence, de responsabilité et d’indemnisation.
Si le projet satisfait les agriculteurs de la FNSEA, les ONG accusent le gouvernement de ne pas être allé aussi loin qu’il l’avait promis. De son côté, l’altermondialiste José Bové, exaspéré, menace de faire une grève de la faim et Corinne Lepage a demandé à l’Etat, au nom de son mouvement Cap 21, de "revoir sa copie". L’ancienne ministre demande notamment l’instauration d’un régime de responsabilité impliquant l’ensemble des opérateurs de la filière OGM, le lancement systématique "d’études sur la santé et l’environnement, préalablement à la mise sur le marché" et le renforcement de l’information au public.
11:28 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
18.10.2007
Les Français renonceraient au chauffage écologique et économe, perçu comme trop cher
D'après une enquête de Batim-Etudes commanditée par l'association des professionnels pour un chauffage durable ''Energies et Avenir'' qui s'intéresse au choix du système de chauffage dans les logements neufs, une majorité de particuliers faisant construire une maison souhaiterait installer un chauffage à énergie renouvelable mais y renoncerait face aux coûts d'installation. Cette étude a été menée auprès de 400 particuliers ayant obtenu l'autorisation de construire une maison neuve isolée au premier semestre 2007 et de 160 professionnels.
Selon l'étude, 58% des Français déclarent ne pas avoir choisi le système de chauffage de leur domicile qu'ils auraient souhaité. En revanche, 68% d'entre eux auraient opté pour un système de chauffage fonctionnant par géothermie ou pompe à chaleur alors que deux foyers sur dix en sont équipés. Seul 1% des habitations sont alimentées en énergie solaire.
On assiste à un développement massif du chauffage électrique direct du fait de son faible coût d'installation, explique Hervé Thelinge, Président d'Energies et Avenir. En effet, selon l'étude, 51% des foyers sont équipés d'un chauffage électrique direct alors que seulement 15% jugent ce système idéal. Des critères financiers immédiats effacent les motivations environnementales et de long terme, souligne l'enquête. 80% des Français renoncent aux installations écologiques, les jugeant trop coûteuses. Le faible coût de l'installation (35%) suivi du confort et du faible tarif de l'utilisation (23 % ex-aequo) motivent les particuliers sur leur choix final de système de chauffage. La protection de l'environnement n'incite que 9% des Français tandis que les aides financières et crédits d'impôt ne persuadent que 3% des personnes interrogées. Paradoxalement d'après l'enquête, le chauffage ''idéal'' pour les consommateurs serait celui qui respecte l'environnement (60%), légèrement devant le coût global qui prend en compte la rentabilité sur le long terme (55%).
Le recours systématique au chauffage électrique direct va limiter notre capacité à faire baisser les émissions de CO2 dans le bâtiment et pourrait multiplier par quatre la production d'électricité en 2050, prévient Hervé Thelinge. Car l'électricité utilisée pour le chauffage vient principalement des centrales thermiques. Le chauffage central à eau chaude permet au contraire le développement des énergies renouvelables et accompagne les efforts consentis en matière d'isolation des logements, poursuit le Président d'Energies et Avenir. À l'instar des particuliers, les constructeurs immobiliers suivent la tendance du moindre coût. Le chauffage électrique direct est retenu trois fois sur quatre en particulier pour son faible coût d'installation (92%). Les promoteurs privés installent majoritairement du chauffage électrique direct (dans 70 % des cas) alors que les promoteurs publics préfèrent du chauffage au gaz ou au fioul (presque 7 fois sur 10 également), précise l'enquête.
Selon les promoteurs, l'installation de chauffage ''idéale'' utiliserait la géothermie/pompe à chaleur air-eau, le chauffage solaire ou le chauffage individuel au gaz ou au fioul. Dans ce palmarès, les systèmes électriques directs sont cités en dernier. De la même manière, les différents promoteurs se rejoignent sur les qualités d'un chauffage performant qui doit être confortable (61%), permettre une facture minimum (49%) et utiliser les énergies renouvelables (30%), ajoute l'étude.
À l'occasion du Grenelle de l'environnement, Energies et Avenir présente différentes mesures et demande d'étendre le crédit d'impôt de 50% à l'installation de chaudières à condensation dans les bâtiments neufs. L'association propose de réduire de 25 à 30% les émissions de CO2 dans le parc existant en incitant à la modernisation des équipements de chauffage et en généralisant leur maintenance. Chaque renouvellement d'un système de chauffage vétuste (une chaudière sur trois a plus de 15 ans) permet d'économiser jusqu'à de 30 % de CO2 émis (soit 2 tonnes/an pour une chaudière individuelle et 30 tonnes pour une chaudière collective), précise Energies et Avenir.
L'association demande également le développement de l'utilisation des énergies renouvelables à travers l'implantation de chauffages à eau chaude. Le système de chauffage à eau chaude est davantage porteur d'utilisation d'énergies renouvelables que le chauffage électrique direct : bois, biogaz, géothermie, solaire thermique, agrocombustibles, explique Energies et Avenir. L'association d'une chaudière et d'un capteur solaire permet 30 % d'économie de CO2, l'utilisation d'une pompe à chaleur réduit de moitié les émissions de CO2, ajoute l'association. Enfin, Energies et Avenir soutient la création d'un observatoire officiel des émissions de CO2 des différents systèmes de chauffage et propose la centralisation des données issues du Diagnostic de Performance Energétique ainsi que le développement de la formation des professionnels du chauffage aux nouvelles technologies.
R. BOUGHRIE
08:59 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : environnement
19.07.2007
Les Européens consomment de plus en plus d'électricité
Malgré les efforts en matière d'efficacité énergétique pour contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone, la croissance économique de l'Union Européenne s'accompagne d'une hausse de la consommation énergétique, notamment électrique.
Selon un rapport* du Centre commun de recherche (CCR), le service scientifique interne de la Commission européenne, la consommation totale d'électricité augmente dans l'UE. Et ce dans tous les secteurs : résidentiel, services et industrie !
La consommation d'énergie électrique dans le secteur tertiaire (services) a augmenté de 15,8 %, tandis que la consommation industrielle s'est accrue de 9,5 %. Enfin, la consommation d'électricité dans le secteur résidentiel de l'UE-25 a progressé à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %), neutralisant par là même les progrès accomplis d'une manière générale entre 1999 et 2004.
Selon le rapport, cette demande croissante d'électricité de la part des ménages s'explique par une multiplicité de facteurs différents parmi lesquels l'usage généralisé d'appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur et l'ordinateur personnel, de même que l'essor de l'électronique grand public et des équipements informatiques et de communication, comme les décodeurs, les lecteurs de DVD, les équipements à haut débit et les téléphones sans fil. D'autres facteurs sont dus à l'augmentation du nombre d'appareils détenus en double ou en triple exemplaire dans les ménages, essentiellement les téléviseurs et les réfrigérateurs/congélateurs, ainsi que l'augmentation générale du nombre de maisons unifamiliales et de la taille des logements. La généralisation du mode de veille dans l'électronique domestique est aussi en cause même si de nouvelles technologies permettent désormais aux fabricants de produire des équipements à très faible consommation de veille.
C'est dans le domaine le plus touché par l'augmentation de la consommation que les solutions semblent les plus faciles à mettre en œuvre, note le rapport qui précise également que de légères modifications dans nos habitudes d'utilisation des appareils domestiques peuvent donner lieu à d'importantes économies d'énergie.
Par exemple, lorsque de nouveaux appareils sont installés dans un ménage,les anciens sont simplement déplacés à un autre endroit de la maison, et non remplacés, ce qui contribue à accroître la consommation d'électricité , précise le rapport du CCR.
Un autre domaine est montré du doigt : les ampoules à incandescence qui entraîne le gaspillage effarant de 95 % de l'électricité consommée pour produire de la lumière visible. Le rapport du CCR constate que ce secteur est porteur d'économies potentielles, d'autant plus que de nouvelles technologies à très haut rendement, comme les lampes fluorescentes compactes (LFC) et les diodes électroluminescentes (DEL) blanches, mises au point récemment, pénètrent le marché.
Le rapport du CCR qui fournit des conseils pour réduire la consommation d'électricité, comme l'installation de chauffe-eau fonctionnant à l'énergie solaire, mentionne également que la consommation moyenne par ménage dans l'UE-25 était de 4.098 kWh en 2004. Ce chiffre pourrait être réduit de 800 kWh par foyer et par an, soit quelque 20 % de la consommation d'électricité de chaque ménage, en encourageant activement le remplacement des appareils et équipements existants et l'abandon total des ampoules à incandescence, indique le rapport.
Cette tendance d'accroissement généralisé de la demande électrique s'inscrit à l'opposé des mesures adoptées par l'UE, sous la forme d'exigences d'étiquetage, de normes de rendement minimum, d'accords volontaires, de mesures d'incitation et d'obligations en matière d'économies d'énergie, afin de réduire la consommation d'énergie et les émissions de CO2 qui en résultent. Rappelons en effet que dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, l'Union européenne a adopté en avril 2006 une directive relative à l'efficacité énergétique dans les utilisations finales et aux services énergétiques. Cette directive a pour objet de rendre l'utilisation finale de l'énergie plus économique et plus efficace en établissant les objectifs indicatifs, les mesures d'encouragement et les cadres institutionnels, financiers et juridiques nécessaires pour éliminer les obstacles et les imperfections du marché qui empêchent une utilisation finale efficace de l'énergie. La directive concerne plus précisément la vente au détail, la fourniture et la distribution des grands vecteurs énergétiques dépendant d'un réseau comme l'électricité et le gaz naturel, ainsi que d'autres types d'énergie comme le chauffage urbain, le fuel de chauffage, le charbon et le lignite, les produits énergétiques de la sylviculture et de l'agriculture et les carburants. Selon cette réglementation, les États membres doivent adopter et atteindre un objectif indicatif en matière d'économies d'énergie de 9% d'ici 2016 et se fixer un objectif indicatif national intermédiaire à atteindre en 2009. Afin de présenter comment ils comptaient atteindre ces objectifs, les 27 Etats membres de l'UE étaient tenus de présenter des plans d'action nationaux sur l'efficacité énergétique pour le 30 juin 2007 au plus tard. Or à ce jour, seul sept d'entre eux à savoir le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, Chypre, la Hongrie, les Pays Bas et la Roumanie ont présenté leur plan d'action.
En outre, en novembre 2006, la Commission a présenté un plan d'action pour l'efficacité énergétique visant une réduction de 20 % la consommation d'électricité en 2020 par rapport à aujourd'hui. Les 60 mesures prévues par ce plan d'action concernent en grande partie des problèmes relevés dans le rapport d'aujourd'hui, précise la commission.
Le Parlement européen a également adopté le 12 juillet dernier une nouvelle version du règlement sur le programme «Energy Star», programme de la Communauté européenne relatif à l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la directive 2005/32/EC dite «Ecodesign», adoptée en juillet 2005. Les États membres devront appliquer des critères plus stricts en matière d'efficacité énergétique dans les marchés publics pour les équipements de bureau.
C.SEGHIER
* Pour consulter le rapport complet
08:14 Publié dans Tout sur les aliments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
12.04.2007
Une élection en vue, une nouvelle centrale nucléaire en cadeau !
L'EPR de Flamanville est autorisé par décret… à 12 jours seulement des élections.
À 12 jours du premier tour de l'élection présidentielle, et alors que plusieurs candidats se prononcent en faveur d'un nouveau débat public, le gouvernement autorise EDF par décret à créer l'installation d'un réacteur nucléaire EPR à Flamanville.
À 12 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR de troisième génération vient d'être publié au JO. Électricité de France est autorisée, dans les conditions fixées par le présent décret, à créer sur le territoire de la commune de Flamanville (département de la Manche) une installation nucléaire de base, comportant un réacteur nucléaire de type à eau pressurisée dimensionné pour une puissance thermique de 4 500 MW et destinée à la production d'électricité, peut-on lire dans l'article premier du décret. Thierry Breton et François Loos précisent que ce décret fixe l’ensemble des prescriptions techniques en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement qui devront être respectées dans le cadre de l’exploitation de ce réacteur.
L'IRSN, au titre de ses missions d'appui technique à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), rappelle aujourd'hui dans une note d'information* qu'il a contribué à définir les objectifs de sûreté assignés à ce type de réacteurs et a examiné de façon détaillée les dispositions retenues par EDF en matière de sûreté.
Inscrit dans la loi d'orientation sur l'énergie et adoptée le 13 juillet 2005 par les parlementaires, l'EPR, technologie de réacteur à eau pressurisée, est un projet franco-allemand développé depuis 1992 par Siemens et Areva, destiné à prendre le relais des 58 réacteurs qui équipent actuellement les 19 centrales nucléaires françaises. Sa mise en service est prévue en 2012. Selon EDF, le lancement de l'EPR contribuera à garantir l'indépendance énergétique de l'Europe dans les prochaines décennies. Le gouvernement actuel estime que la construction de cette centrale renforcera la filière industrielle nucléaire en France. Elle participera à la sécurité d’approvisionnement électrique de notre pays, à un prix compétitif, et vient compléter le soutien sans précédent apporté par le Gouvernement aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, qui ont notamment bénéficié en 2006 de plus 1,5 milliards d’euros de financements publics, indique les différents ministres concernés dans un communiqué commun.
Mais le sujet suscite bien des polémiques, obligeant les candidats à l'élection présidentielle à prendre parti. Si Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (UDF) souhaitaient depuis plusieurs semaines un nouveau débat sur le projet même s'ils reconnaissent que la France ne pourra pas se passer du nucléaire, Nicolas Sarkozy (UMP) a fait valoir que les autres alternatives ne pourront pas remplacer le nucléaire et se déclare donc favorable au projet.
Dans ce contexte, si le gouvernement se félicite de cette autorisation, pour les Verts, la publication de ce décret à quelques jours du premier tour des élections présidentielles constitue une véritable provocation. Face à ce déni de démocratie, le prochain gouvernement devra impérativement annuler ce décret et enterrer définitivement le projet de réacteur EPR en cas de victoire de la gauche aux élections, estime dans un communiqué Yann Wehrling, porte parole du parti. Même sentiment du côté de Cap21, le parti de Corinne Lepage qui soutient désormais la candidature de François Bayrou. Selon Eric Delhaye, son parte-parole, après les décrets relatifs aux OGM, ce décret sur l'EPR reflète une nouvelle fois la conception que le gouvernement se fait de la démocratie et de la participation citoyenne : une conception autoritaire qui devrait appartenir au passé mais encore bien présente, à la solde des clans et des lobbys.
Du côté associatif, le Réseau Sortir du nucléaire, qui fédère 765 associations, interpelle Ségolène Royal et François Bayrou pour qu'ils s'engagent avant le 1er tour de l'élection présidentielle, à annuler le décret en cas de victoire. C'est chose faite pour François Bayrou qui s'est déclaré, cet après-midi devant la presse à l'occasion d'un déplacement en Mayenne, favorable à une suspension de la décision dans l'attente d'un nouveau débat public. Du côté du PS, le sentiment est proche puisque l'on s’engage à ouvrir un débat transparent et approfondi sur l’avenir de l’EPR au lendemain de l’élection présidentielle.
Le Réseau rappelle par ailleurs que trois candidats à l'élection présidentielle, Olivier Besancenot, José Bové, et Dominique Voynet, se sont prononcés contre le nucléaire en général et donc contre la construction de l'EPR.
Greenpeace qui prépare un recours en annulation devant le Conseil d'Etat, dénonce cette décision irresponsable prise dans la précipitation pré-électorale et appelle l'ensemble des candidats à la présidentielle à réagir en s'engageant à annuler ce décret s'ils sont élus. Avec ce décret, le gouvernement en fin de course ignore l'opinion de la majorité des citoyens et tente de verrouiller un projet remis en cause par la plupart des candidats à la présidentielle, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France.
C.SEGHIER
10:51 Publié dans Tout pour l'environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement
08.04.2007
Lutter contre les indésirables au jardin
Le puceron
Il a beaucoup d’ennemis au jardin :
La coccinelle
La chrysope
Les larves de syrphes
Les oiseaux comme les mésanges
Certains acariens ou araignées
Le perce-oreille
Comment s’en débarrasser ?
- purin d’ortie, ou de fougère (bien que l’effet ne perdure pas)
- macération de tabac - 1 paquet de tabac dans 10 litres d’eau, ou vos mégots que vous aurez pris soin de ne pas jeter, si jamais vous fumez.
- le persil n’est pas apprécié des puceron. Donc vous pouvez en planter pas loin de vos plants à protéger
- les branches feuillues de sureau à déposer au pied des plantes.
- les plantes à odeur forte sont conseillées au milieu du potager, car, elles peuvent faire fuire nos amies les fourmis.
Les limaces
Faites des barrières naturelles composées de :
- coquilles d’oeuf
- cendre, mais attention s’il pleut, il faut renouveler souvent
- capsules de litchee
- sciure de bois
- paillette de lins
- cheveux
Les nématodes et les mouches de la carotte
Quand vous semez vos carottes, ne pas hésiter à y incorporer votre marc de café du petit déjeuner, qui aidera la carotte à pousser et à lutter contre ses prédateurs ...
Donc pensez à "réserver" vos filtres à café usités !
Les perce-oreilles
Ils permettent de lutter contre les pucerons, ils sont donc très utiles, mais si jamais vous devez vous en débarassez...
Ils se tiennent dans les endroits sombres et humides.
Ils sont faciles à piéger. Placez des bouts de tuyaux d’arrosage ou du papier journal enroulé aux abords de votre maison.
Remplissez-les, au choix,
- d’huile de poisson (facile)
- d’huile végétale (plus facile)
Les insectes s’y cacheront.
Une autre méthode consiste à placer dans un arbre un pot à fleur inversé et rempli de papier journal.
Une petite boîte de conserve remplie d'un aliment gras les attirera aussi.
Le matin suivant, secouez les pièges dans de l’eau chaude pour détruire les insectes. Si vous découvrez leur " nid ", arrosez directement les insectes avec de la terre diatomée ou de l’eau savonneuse.
Les fourmis
Les fourmis sont attirées par les pucerons qui infestent les plantes extérieures. On peut se débarasser des pucerons à l’aide d’un jet d’eau savonneuse. Pour empêcher les fourmis de monter dans les arbres, placez des collants (bandes de tissu recouvertes de gomme de résine naturelle) autour du tronc.
Pour faire disparaître les fourmillières indésirables, on peut les arroser avec de l’eau bouillante, de l’eau savonneuse, de l’eau salée ou de l’eau (350 ml) mêlée à 30 ml d’acide borique. Vous pouvez également saupoudrer soit du poivre rouge (pas le poivre de cayenne), des coquilles d’oeufs, de la poudre d’os, de la poudre de talc, des cendres de bois, du soufre, de la farine de sang, du café moulu déjà filtré ou de la terre diatomée directement sur les fourmillières. Des feuilles de noyer ou des feuilles de tomate placées sur la fourmillière sont aussi des moyens efficaces pour les éliminer.
Pour repousser les fourmis qui s’installent à l’intérieur de la maison, plantez des pensées ou des herbes (menthe, marjolaine, lavande, fenouil) autour de la maison. Identifiez les endroits où les fourmis pénètrent dans la maison, pressez un citron et laissez les pelures sur place. Un mélange d’acide borique et de miel placé aux endroits infestés les attire et les tue. Placez de la sauge verte ou du camphre dans les garde-robes. Les fourmis gâte-bois peuvent être attirées et tuées avec un mélange de beurre d’arachide et d’acide borique car elles se logent habituellement dans le bois mou ou en décomposition.
Purins et inscecticides maison
- Purin de lavande : Préparation : 8 à 10 jours, macérez 1kg de lavande fraiche dans 10 litres d’eau. Filtrez et utilisez à raison de 2litres pour 10 litres d’eau.
Utilisation : contre les fourmis, la mouche de la carotte et le puceron
- Purin de feuilles de noyer : Préparation : 3 à 4 jours, macérez 200g de feuilles sèches broyées (ou plus si elles sont simplement hachées) dans 10 litres d’eau. Filtrez et utilisez pur.
Utilisation : contre le puceron et la chenille
- Purin d’orties : Préparation : 4 à 5 jours, macérez 1kg d’orties fraiches non montées en graine dans 10 litres d’eau. Filtrez et utilisez à raison de 2 litres pour 10 litres d’eau. A conserver à l’abri de la lumière
Utilisation : Le purin d’ortie constitue un très bon traitement pour les tomates. Il protège à la fois contre des indésirables tels que le puceron, et constitue un engrais qui permet d’enrichir le plant (l’ortie est riche en azote)
- Purin de tabac : Préparation : en utilisant les restes de mégots débarassés de leur papier ET filtres ou achetez un paquet de tabac en vrac., 10 à 12 jours à macérer dans 10 litres d’eau. Filtrez et utilisez à raison de 2 litres pour 10 litres d’eau. On peut ajouter un petit verre d’alcool à bruler, ainsi que du savon de marseille rapé en copeaux.
Utilisation : contre les altises, les bruches du haricot et du pois, les chenilles, les cochenilles et les pucerons.
Extrait du livre "parasites, les traitements bio", Victor Renaud
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13:13 Publié dans Tout pour la maison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : environnement



Outre sa simplicité d’utilisation du fait de ses fonctionnalités restreintes (appels et SMS), l’autre argument majeur de vente repose sur l’absence d’engagement contraignant ; vous pouvez investir l’esprit tranquille… ou presque. Cette innovation, qui n’a de verte que sa couleur, nous replonge dans l’ère du tout jetable si nocif à la planète. Et si les deux entreprises à l’initiative du projet justifient leur innovation en vantant des « usages spécifiques de téléphonie », elles omettent de dire ce qu’il advient de ces produits de « dépannage » une fois devenus accessoires, si tant est qu’ils ne l’aient pas été depuis le début.